Dans ses premières prévisions pour 2021, elle anticipe un bond inédit de 5,7 millions de barils par jour (mbj) de la demande mondiale par rapport à 2020, année marquée par la pandémie du Covid-19.

"Nous pourrions bien assister l'année prochaine à la plus grosse progression dans l'histoire du pétrole", a souligné le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, lors d'une vidéoconférence. Il souligne toutefois que ces perspectives dépendent de la reprise économique mais aussi de l'absence de seconde vague de contamination.

A 97,4 mbj, la demande de 2021 resterait toutefois toujours 2,4 mbj au-dessous du niveau de 2019, "essentiellement en raison de la faiblesse actuelle de la demande pour le carburéacteur et le kérosène", estime l'AIE dans son rapport mensuel sur le pétrole.

Ses annonces interviennent au lendemain d'énormes dépréciations d'actifs du groupe pétrolier britannique BP, qui pense que la demande de long-terme sera affectée par la crise.

- "crise existentielle" -

"Le secteur de l'aviation est confronté à une crise existentielle" et sa demande en produits pétroliers "restera sous pression bien au-delà de cette année même si les autres carburants devraient se reprendre à des niveaux pré-Covid-19", estime de son côté l'AIE.

"Si l'on met le carburant aérien de côté, nous allons retrouver des niveaux d'avant crise au milieu de l'année prochaine. Mais la question clef est de savoir quand les gens vont recommencer à prendre l'avion", souligne Fatih Birol.

"Cela va dépendre de la situation du coronavirus", a-t-il ajouté.

La crise sanitaire a cloué au sol entre 80 et 90% de la flotte mondiale et le redémarrage est très progressif, alors que de nombreuses frontières demeurent fermées.

Selon l'Association internationale du transport aérien (Iata), le trafic ne devrait pas retrouver son niveau d'avant crise avant 2023 avec d'abord un redémarrage sur les liaisons intérieures cet été suivi par une reprise beaucoup plus lente du trafic international.

- "note plus optimiste" -

Pour 2020, l'AIE s'est montrée mardi encore un peu moins pessimiste dans son appréciation des effets de la pandémie: elle table sur une demande en chute historique de 8,1 mbj, mais c'est environ 500.000 barils par jour de mieux que lors de sa dernière estimation publiée en mai.

Elle note ainsi une reprise rapide de la demande chinoise en mars-avril et indienne en mai.

Du côté de l'offre, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés ont réduit leur production afin de soutenir les cours. Ils se sont récemment accordés pour prolonger en juillet la réduction historique de production à laquelle ils s'astreignent depuis le 1er mai.

"Même si le marché du pétrole reste fragile, la récente et modeste reprise des cours suggère que le premier semestre de 2020 finit sur une note plus optimiste", relève l'AIE.

"Si les tendances récentes se maintiennent pour la production et que la demande se reprend bel et bien, le marché sera plus stable d'ici la fin du deuxième semestre. Il ne faut toutefois pas sous-estimer les énormes incertitudes", conclut-elle.

Dans ses premières prévisions pour 2021, elle anticipe un bond inédit de 5,7 millions de barils par jour (mbj) de la demande mondiale par rapport à 2020, année marquée par la pandémie du Covid-19."Nous pourrions bien assister l'année prochaine à la plus grosse progression dans l'histoire du pétrole", a souligné le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, lors d'une vidéoconférence. Il souligne toutefois que ces perspectives dépendent de la reprise économique mais aussi de l'absence de seconde vague de contamination.A 97,4 mbj, la demande de 2021 resterait toutefois toujours 2,4 mbj au-dessous du niveau de 2019, "essentiellement en raison de la faiblesse actuelle de la demande pour le carburéacteur et le kérosène", estime l'AIE dans son rapport mensuel sur le pétrole.Ses annonces interviennent au lendemain d'énormes dépréciations d'actifs du groupe pétrolier britannique BP, qui pense que la demande de long-terme sera affectée par la crise.- "crise existentielle" - "Le secteur de l'aviation est confronté à une crise existentielle" et sa demande en produits pétroliers "restera sous pression bien au-delà de cette année même si les autres carburants devraient se reprendre à des niveaux pré-Covid-19", estime de son côté l'AIE."Si l'on met le carburant aérien de côté, nous allons retrouver des niveaux d'avant crise au milieu de l'année prochaine. Mais la question clef est de savoir quand les gens vont recommencer à prendre l'avion", souligne Fatih Birol."Cela va dépendre de la situation du coronavirus", a-t-il ajouté.La crise sanitaire a cloué au sol entre 80 et 90% de la flotte mondiale et le redémarrage est très progressif, alors que de nombreuses frontières demeurent fermées.Selon l'Association internationale du transport aérien (Iata), le trafic ne devrait pas retrouver son niveau d'avant crise avant 2023 avec d'abord un redémarrage sur les liaisons intérieures cet été suivi par une reprise beaucoup plus lente du trafic international.- "note plus optimiste" - Pour 2020, l'AIE s'est montrée mardi encore un peu moins pessimiste dans son appréciation des effets de la pandémie: elle table sur une demande en chute historique de 8,1 mbj, mais c'est environ 500.000 barils par jour de mieux que lors de sa dernière estimation publiée en mai.Elle note ainsi une reprise rapide de la demande chinoise en mars-avril et indienne en mai.Du côté de l'offre, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés ont réduit leur production afin de soutenir les cours. Ils se sont récemment accordés pour prolonger en juillet la réduction historique de production à laquelle ils s'astreignent depuis le 1er mai."Même si le marché du pétrole reste fragile, la récente et modeste reprise des cours suggère que le premier semestre de 2020 finit sur une note plus optimiste", relève l'AIE."Si les tendances récentes se maintiennent pour la production et que la demande se reprend bel et bien, le marché sera plus stable d'ici la fin du deuxième semestre. Il ne faut toutefois pas sous-estimer les énormes incertitudes", conclut-elle.