Selon l'IRES, la pénurie d'emplois en Région wallonne est largement exagérée. En réponse au chiffre souvent cité de 40 demandeurs d'emploi par poste disponible, l'Institut rétorque le chiffre de cinq chômeurs par poste vacant, soit huit fois moins de candidats par poste vacant. Pour l'IRES, il y aurait même seulement trois candidats par poste vacant si on tient compte des offres qui ne transitent pas par le Forem (petites annonces, bouche à oreille, intérim, ...). Le taux d'utilisation du Forem comme canal de recrutement par les employeurs wallons serait de l'ordre de 50 pc. Mais si on ne cible que les contrats à durée indéterminée, alors la proportion de chômeurs disponibles par offre d'emploi augmente. Selon l'IRES, il y a donc bien "un manque relatif d'offres d'emploi par rapport au nombre de chômeurs en Wallonie, mais on est loin de l'ampleur habituellement rapportée". La différence entre les estimations s'explique par des méthodologies de calcul différentes, explique la presse. L'Union wallonne des entreprises (UWE) a loué cette étude, indiquant qu'il y a "énormément d'offres d'emploi qui s'ouvrent en permanence" et que c'est au chômeur de "s'insérer dans ce flux". La FGTB par contre juge les calculs de l'IRES erronés et épingle les nombreuses offres d'emploi insatisfaites, ce qui constitue le "vrai problème" selon le syndicat. (CYA)

Selon l'IRES, la pénurie d'emplois en Région wallonne est largement exagérée. En réponse au chiffre souvent cité de 40 demandeurs d'emploi par poste disponible, l'Institut rétorque le chiffre de cinq chômeurs par poste vacant, soit huit fois moins de candidats par poste vacant. Pour l'IRES, il y aurait même seulement trois candidats par poste vacant si on tient compte des offres qui ne transitent pas par le Forem (petites annonces, bouche à oreille, intérim, ...). Le taux d'utilisation du Forem comme canal de recrutement par les employeurs wallons serait de l'ordre de 50 pc. Mais si on ne cible que les contrats à durée indéterminée, alors la proportion de chômeurs disponibles par offre d'emploi augmente. Selon l'IRES, il y a donc bien "un manque relatif d'offres d'emploi par rapport au nombre de chômeurs en Wallonie, mais on est loin de l'ampleur habituellement rapportée". La différence entre les estimations s'explique par des méthodologies de calcul différentes, explique la presse. L'Union wallonne des entreprises (UWE) a loué cette étude, indiquant qu'il y a "énormément d'offres d'emploi qui s'ouvrent en permanence" et que c'est au chômeur de "s'insérer dans ce flux". La FGTB par contre juge les calculs de l'IRES erronés et épingle les nombreuses offres d'emploi insatisfaites, ce qui constitue le "vrai problème" selon le syndicat. (CYA)