Lors de cette saison déjà tendue d'ordinaire pour les loueurs, le comparateur en ligne Carigami a observé des paniers moyens plus chers qu'en 2019 entre juin et août, à 364 euros pour une semaine de location en France contre 277 euros il y a deux ans. La semaine monte à 407 euros en Italie, contre 250 euros en 2019, et en Espagne à 263 euros contre 185 auparavant.

Selon le comparateur Liligo, les prix à la journée ont presque doublé en Corse, et presque triplé à Palma de Majorque. Les requêtes sur la plateforme ont quasiment atteint les niveaux de l'été 2019.

Cette tension dans les agences s'explique d'abord par la prudence des loueurs face à une pandémie imprévisible, qui les paralyse depuis mars 2020. "Tout le monde a largement réduit ses flottes", explique à Europcar la directrice générale Caroline Parot. "Jusqu'à mi-avril, il y avait un positionnement très négatif sur l'été", souligne-t-elle, les yeux rivés sur les chiffres de la vaccination dans chaque pays d'Europe, augures de la reprise du tourisme. "On a pris des précautions pour ne pas accélérer outre mesure (...) Tout le monde a entre -30 et -35% de véhicules par rapport à 2019".

Le loueur américain Enterprise Rent a Car explique aussi que l'on risque de manquer de voitures à cause de la pénurie de semi-conducteurs, qui freine la production automobile à travers le monde. "Nous travaillons avec nos partenaires pour sécuriser notre approvisionnement en véhicules supplémentaires", a indiqué un porte-parole. "Nous nous appuyons aussi sur notre large réseau d'agences de proximité et dans les aéroports pour transférer les véhicules dans les régions qui enregistrent la plus forte demande", souligne Enterprise.

- Des camionnettes, faute de voitures -

"On a commencé à prévenir les gens: si vous voulez venir en Italie, qui s'ouvre finalement, réservez à l'avance, organisez-vous", lance le président des loueurs italiens Massimiliano Archiapatti. "Nous nous sommes organisés pour faire face à la demande locale. Mais nous avons deux grandes îles qui sont de grandes destinations pour les touristes internationaux", souligne le président de l'Association italienne des loueurs (Aniasa). "Y déplacer des flottes n'est pas simple, notamment pour la Sardaigne qui est à une demi-journée de navigation".

"Avec la loi de l'offre et de la demande, ça risque d'avoir une conséquence sur les prix", concède M. Archiapatti.

Cette hausse des réservations se répercute aussi sur la location entre particuliers. GetAround (ex-Drivy) a observé "une très forte augmentation des recherches et des locations" sur les marchés européens. Depuis mai, plus de 90% des voitures disponibles ont été louées durant les longs weekends, souligne un porte-parole, et beaucoup de voitures ont déjà été louées pour l'été.

Certains clients se font une raison. Bruno Riondet, 51 ans, technicien dans l'aéronautique, prendra les transports pour aller voir son équipe de foot britannique favorite, Brighton & Hove. "Avant, pour la location de voiture sur place, je payais entre 25 et 30 euros la journée. Maintenant, c'est plus de 90 euros, c'est trois fois plus cher!"

Aux Etats-Unis, où les prix des locations ont explosé dès le printemps, les touristes en visite à Hawaii se sont rués sur les camionnettes, faute de voitures abordables.

Il reste encore "pas mal de véhicules disponibles" dans les agences françaises, tempère Jean-Philippe Doyen, président des mobilités partagées au Conseil national des professions de l'automobile. "Les clients ont tendance à réserver à la dernière minute, qui plus est dans un contexte encore un peu incertain (...), ce qui fait qu'on n'a pas encore une visibilité complète", souligne M. Doyen. "La reprise se fait progressivement mais on n'est pas encore revenus au niveau pré-crise, avec encore de nombreuses frontières fermées".

Lors de cette saison déjà tendue d'ordinaire pour les loueurs, le comparateur en ligne Carigami a observé des paniers moyens plus chers qu'en 2019 entre juin et août, à 364 euros pour une semaine de location en France contre 277 euros il y a deux ans. La semaine monte à 407 euros en Italie, contre 250 euros en 2019, et en Espagne à 263 euros contre 185 auparavant.Selon le comparateur Liligo, les prix à la journée ont presque doublé en Corse, et presque triplé à Palma de Majorque. Les requêtes sur la plateforme ont quasiment atteint les niveaux de l'été 2019.Cette tension dans les agences s'explique d'abord par la prudence des loueurs face à une pandémie imprévisible, qui les paralyse depuis mars 2020. "Tout le monde a largement réduit ses flottes", explique à Europcar la directrice générale Caroline Parot. "Jusqu'à mi-avril, il y avait un positionnement très négatif sur l'été", souligne-t-elle, les yeux rivés sur les chiffres de la vaccination dans chaque pays d'Europe, augures de la reprise du tourisme. "On a pris des précautions pour ne pas accélérer outre mesure (...) Tout le monde a entre -30 et -35% de véhicules par rapport à 2019".Le loueur américain Enterprise Rent a Car explique aussi que l'on risque de manquer de voitures à cause de la pénurie de semi-conducteurs, qui freine la production automobile à travers le monde. "Nous travaillons avec nos partenaires pour sécuriser notre approvisionnement en véhicules supplémentaires", a indiqué un porte-parole. "Nous nous appuyons aussi sur notre large réseau d'agences de proximité et dans les aéroports pour transférer les véhicules dans les régions qui enregistrent la plus forte demande", souligne Enterprise.- Des camionnettes, faute de voitures -"On a commencé à prévenir les gens: si vous voulez venir en Italie, qui s'ouvre finalement, réservez à l'avance, organisez-vous", lance le président des loueurs italiens Massimiliano Archiapatti. "Nous nous sommes organisés pour faire face à la demande locale. Mais nous avons deux grandes îles qui sont de grandes destinations pour les touristes internationaux", souligne le président de l'Association italienne des loueurs (Aniasa). "Y déplacer des flottes n'est pas simple, notamment pour la Sardaigne qui est à une demi-journée de navigation". "Avec la loi de l'offre et de la demande, ça risque d'avoir une conséquence sur les prix", concède M. Archiapatti.Cette hausse des réservations se répercute aussi sur la location entre particuliers. GetAround (ex-Drivy) a observé "une très forte augmentation des recherches et des locations" sur les marchés européens. Depuis mai, plus de 90% des voitures disponibles ont été louées durant les longs weekends, souligne un porte-parole, et beaucoup de voitures ont déjà été louées pour l'été.Certains clients se font une raison. Bruno Riondet, 51 ans, technicien dans l'aéronautique, prendra les transports pour aller voir son équipe de foot britannique favorite, Brighton & Hove. "Avant, pour la location de voiture sur place, je payais entre 25 et 30 euros la journée. Maintenant, c'est plus de 90 euros, c'est trois fois plus cher!"Aux Etats-Unis, où les prix des locations ont explosé dès le printemps, les touristes en visite à Hawaii se sont rués sur les camionnettes, faute de voitures abordables.Il reste encore "pas mal de véhicules disponibles" dans les agences françaises, tempère Jean-Philippe Doyen, président des mobilités partagées au Conseil national des professions de l'automobile. "Les clients ont tendance à réserver à la dernière minute, qui plus est dans un contexte encore un peu incertain (...), ce qui fait qu'on n'a pas encore une visibilité complète", souligne M. Doyen. "La reprise se fait progressivement mais on n'est pas encore revenus au niveau pré-crise, avec encore de nombreuses frontières fermées".