Quand on sait que les deux précédentes émissions de Bons d'Etat avaient à peine permis de lever 87 millions d'euros pour le mois de juin dernier et 77 millions d'euros pour septembre, Yves Leterme peut partir pantoufler à Paris avec le sentiment du devoir accompli.

Pour les épargnants qui ont raté le coche, je l'avais déjà dit hier et je le répète, il leur suffit de demander à leur banquier d'acheter d'anciens bons d'Etat sur le marché secondaire pour obtenir un rendement supérieur au bon d'Etat lancé par Yves Leterme.

La leçon de cette ruée sur les bons d'Etat démontre que notre pays n'est pas la Grèce, ni l'Irlande. Notre pays a beau avoir été dégradé par Standard & Poor's, nous avons un atout important et les marchés financiers le savent : nous avons un matelas constitué de l'épargne des belges. Récolter plus d'un milliard d'euros en 3 jours, les Grecs, les Portugais ne peuvent hélas pas le faire. La bonne nouvelle, en effet, c'est que la dette publique belge est détenue encore à 40% par des Belges. A titre de comparaison, seulement 22% de la dette grecque est détenue par des résidents grecs, pour la dette portugaise c'est 25%, et pour l'Irlande, pays avec lequel, on nous compare parfois, c'est seulement 15 %.

En réalité, ces chiffres disent beaucoup de choses : et notamment qu'il vaut mieux que la dette publique soit détenue par des résidents. Prenez l'exemple du Japon, ce pays supporte un endettement public de 220% du PIB, soit plus du double d'un pays comme la Belgique, et pourtant, il parvient encore à se financer avec des taux très bas et il n'est pas attaqué par les marchés financiers. Par quel miracle ? C'est simple. 95% de sa dette publique est détenue par ses citoyens. A croire que le patriotisme est un bon moyen de lutter contre la spéculation.

Quand on sait que les deux précédentes émissions de Bons d'Etat avaient à peine permis de lever 87 millions d'euros pour le mois de juin dernier et 77 millions d'euros pour septembre, Yves Leterme peut partir pantoufler à Paris avec le sentiment du devoir accompli. Pour les épargnants qui ont raté le coche, je l'avais déjà dit hier et je le répète, il leur suffit de demander à leur banquier d'acheter d'anciens bons d'Etat sur le marché secondaire pour obtenir un rendement supérieur au bon d'Etat lancé par Yves Leterme. La leçon de cette ruée sur les bons d'Etat démontre que notre pays n'est pas la Grèce, ni l'Irlande. Notre pays a beau avoir été dégradé par Standard & Poor's, nous avons un atout important et les marchés financiers le savent : nous avons un matelas constitué de l'épargne des belges. Récolter plus d'un milliard d'euros en 3 jours, les Grecs, les Portugais ne peuvent hélas pas le faire. La bonne nouvelle, en effet, c'est que la dette publique belge est détenue encore à 40% par des Belges. A titre de comparaison, seulement 22% de la dette grecque est détenue par des résidents grecs, pour la dette portugaise c'est 25%, et pour l'Irlande, pays avec lequel, on nous compare parfois, c'est seulement 15 %. En réalité, ces chiffres disent beaucoup de choses : et notamment qu'il vaut mieux que la dette publique soit détenue par des résidents. Prenez l'exemple du Japon, ce pays supporte un endettement public de 220% du PIB, soit plus du double d'un pays comme la Belgique, et pourtant, il parvient encore à se financer avec des taux très bas et il n'est pas attaqué par les marchés financiers. Par quel miracle ? C'est simple. 95% de sa dette publique est détenue par ses citoyens. A croire que le patriotisme est un bon moyen de lutter contre la spéculation.