Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, s'effondrait vers 14H00 GMT de 9,51%, à 20.981,67 points, après avoir perdu jusqu'à 12%. Il évolue à son plus bas niveau depuis mai 2017.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, plongeait de 9,37%, à 7.134,45 points, et l'indice élargi S&P 500 s'écroulait de 9,28%, à 2.459,33 points.

L'effondrement du S&P 500 de 7% avait automatiquement déclenché juste après le début de la séance un mécanisme d'interruption des échanges d'un quart d'heure, censé permettre aux acteurs du marché de reprendre leurs esprits.

Ce mécanisme a déjà été utilisé deux fois la semaine dernière.

Si l'indice qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street abandonnait 13%, un deuxième arrêt de la même durée aurait lieu. S'il perdait 20%, la séance serait suspendue.

Les marchés font face à une extrême volatilité depuis le début de la crise du coronavirus, qui s'est encore accentuée la semaine dernière entre la pire chute du Dow Jones depuis 1987 jeudi (-10%), et sa plus importante hausse depuis 2008 vendredi (+9,4%).

L'explosion du nombre de cas de contaminations dans le monde et les mesures drastiques de confinement imposées un peu partout affolent les investisseurs, qui redoutent une récession économique mondiale.

La Réserve fédérale américaine est bien montée au créneau pour tenter de rassurer en annonçant dimanche soir en urgence une nouvelle baisse de son taux directeur à près de zéro et un vaste programme de rachats d'actifs destiné à inonder les marchés de liquidités. Les autres grandes banques centrales ont aussi pris des mesures pour éviter que les échanges financiers ne se grippent.

"Les courtiers sont sous le choc, se disant +s'ils font tout ca, c'est que la situation doit être vraiment horrible+", commente Christopher Low, économiste chez FTN Financial. "Et la situation est vraiment mauvaise. Il suffit pour s'en convaincre de regarder les données économiques chinoises. Ou le nombre de morts en Italie".

"Le but des mesures de soutien de la Fed est de permettre au système financier de continuer à fonctionner malgré un choc sévère et mondial d'offre et de demande", ajoute le spécialiste. "Aucun banquier central ne pense que la politique monétaire puisse empêcher une récession".

- Banques et compagnies aériennes laminées -

"Dans l'état actuel des choses, les courtiers attendent désespérément un gros plan de relance budgétaire de la part du gouvernement américain", remarque de son côté Matthew Weller, de Gain Capital.

"La nature même du virus et les mesures de confinement qui en résultent ne peuvent être réglées par la politique monétaire. Cela exigera des versements directs et des subventions de la part du gouvernement fédéral pour aider les ménages et les entreprises à faire face en attendant que le pire de la situation soit passé", ajoute-t-il.

Tous les secteurs étaient touchés lundi mais malgré les mesures prises par la banque centrale américaine pour s'assurer qu'elles ne manquent pas de liquidités, les banques étaient particulièrement laminés: Bank of America s'effondrait de 14,57%, JPMorgan Chase de 14,09%, Goldman Sachs de 11,14% et Citigroup de 16,16%.

Les compagnies aériennes, durement touchées depuis le début de la crise, chutaient encore, à l'instar de Delta (-17,24%), United Airlines (-23,01%) ou American Airlines (-15,21%).

Apple, qui a annoncé la fermeture de tous ses magasins hors de Chine jusqu'au 27 mars pour tenter de contenir la propagation du nouveau coronavirus, plongeait de 9,84%.

Sur le marché obligataire, le taux d'emprunt de la dette à 10 ans des Etats-Unis chutait de nouveau et évoluait à 0,773%.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, s'effondrait vers 14H00 GMT de 9,51%, à 20.981,67 points, après avoir perdu jusqu'à 12%. Il évolue à son plus bas niveau depuis mai 2017.Le Nasdaq, à forte coloration technologique, plongeait de 9,37%, à 7.134,45 points, et l'indice élargi S&P 500 s'écroulait de 9,28%, à 2.459,33 points. L'effondrement du S&P 500 de 7% avait automatiquement déclenché juste après le début de la séance un mécanisme d'interruption des échanges d'un quart d'heure, censé permettre aux acteurs du marché de reprendre leurs esprits.Ce mécanisme a déjà été utilisé deux fois la semaine dernière. Si l'indice qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street abandonnait 13%, un deuxième arrêt de la même durée aurait lieu. S'il perdait 20%, la séance serait suspendue. Les marchés font face à une extrême volatilité depuis le début de la crise du coronavirus, qui s'est encore accentuée la semaine dernière entre la pire chute du Dow Jones depuis 1987 jeudi (-10%), et sa plus importante hausse depuis 2008 vendredi (+9,4%).L'explosion du nombre de cas de contaminations dans le monde et les mesures drastiques de confinement imposées un peu partout affolent les investisseurs, qui redoutent une récession économique mondiale.La Réserve fédérale américaine est bien montée au créneau pour tenter de rassurer en annonçant dimanche soir en urgence une nouvelle baisse de son taux directeur à près de zéro et un vaste programme de rachats d'actifs destiné à inonder les marchés de liquidités. Les autres grandes banques centrales ont aussi pris des mesures pour éviter que les échanges financiers ne se grippent."Les courtiers sont sous le choc, se disant +s'ils font tout ca, c'est que la situation doit être vraiment horrible+", commente Christopher Low, économiste chez FTN Financial. "Et la situation est vraiment mauvaise. Il suffit pour s'en convaincre de regarder les données économiques chinoises. Ou le nombre de morts en Italie"."Le but des mesures de soutien de la Fed est de permettre au système financier de continuer à fonctionner malgré un choc sévère et mondial d'offre et de demande", ajoute le spécialiste. "Aucun banquier central ne pense que la politique monétaire puisse empêcher une récession".- Banques et compagnies aériennes laminées -"Dans l'état actuel des choses, les courtiers attendent désespérément un gros plan de relance budgétaire de la part du gouvernement américain", remarque de son côté Matthew Weller, de Gain Capital. "La nature même du virus et les mesures de confinement qui en résultent ne peuvent être réglées par la politique monétaire. Cela exigera des versements directs et des subventions de la part du gouvernement fédéral pour aider les ménages et les entreprises à faire face en attendant que le pire de la situation soit passé", ajoute-t-il. Tous les secteurs étaient touchés lundi mais malgré les mesures prises par la banque centrale américaine pour s'assurer qu'elles ne manquent pas de liquidités, les banques étaient particulièrement laminés: Bank of America s'effondrait de 14,57%, JPMorgan Chase de 14,09%, Goldman Sachs de 11,14% et Citigroup de 16,16%.Les compagnies aériennes, durement touchées depuis le début de la crise, chutaient encore, à l'instar de Delta (-17,24%), United Airlines (-23,01%) ou American Airlines (-15,21%).Apple, qui a annoncé la fermeture de tous ses magasins hors de Chine jusqu'au 27 mars pour tenter de contenir la propagation du nouveau coronavirus, plongeait de 9,84%.Sur le marché obligataire, le taux d'emprunt de la dette à 10 ans des Etats-Unis chutait de nouveau et évoluait à 0,773%.