Plusieurs banques européennes discutent de la création d'un fonds de 20 milliards d'euros qui pourrait les aider en cas d'une nouvelle crise financière, écrit lundi Alessandro Profumo, CEO de l'italienne UniCredit, dans une tribune publiée par le Financial Times. Ce fonds permettrait aux banques de se passer des aides gouvernementales et d'éviter une taxe générale sur les banques réclamée par certains pays dont la France, souligne-t-il.

"Avec des contributions volontaires des grandes banques internationales européennes, disons les 20 plus grandes, un fonds de sauvetage européen pourrait accumuler un capital-risque d'un montant important en quelques années, écrit-il. L'option qu'auraient les autorités de recourir à ce fonds pour stabiliser une ou plusieurs banques en mauvais état serait en mesure de montrer au marché qu'une crise peut être endiguée à un stade précoce."

A ses yeux, ce fonds "n'aurait pas besoin d'une contribution des Etats membres ou des autorités européennes". Le patron d'UniCredit observe qu'a contrario, "l'instauration d'une taxe pour le remboursement de l'argent public dépensé à sauver les banques ne serait pas juste pour celles qui n'en ont pas reçu. De surcroît, une telle taxe signifierait un montant énorme de ressources, quelque 2 % à 4 % du produit intérieur brut, selon le FMI, ce qui affecterait inévitablement la reprise et la croissance."

Alessandro Profumo va essayer de rallier à sa proposition les grandes banques européennes dans les semaines à venir. Deutsche Bank et Santander auraient déjà montré leur intérêt pour cette idée.

Trends.be, avec Belga

Plusieurs banques européennes discutent de la création d'un fonds de 20 milliards d'euros qui pourrait les aider en cas d'une nouvelle crise financière, écrit lundi Alessandro Profumo, CEO de l'italienne UniCredit, dans une tribune publiée par le Financial Times. Ce fonds permettrait aux banques de se passer des aides gouvernementales et d'éviter une taxe générale sur les banques réclamée par certains pays dont la France, souligne-t-il."Avec des contributions volontaires des grandes banques internationales européennes, disons les 20 plus grandes, un fonds de sauvetage européen pourrait accumuler un capital-risque d'un montant important en quelques années, écrit-il. L'option qu'auraient les autorités de recourir à ce fonds pour stabiliser une ou plusieurs banques en mauvais état serait en mesure de montrer au marché qu'une crise peut être endiguée à un stade précoce."A ses yeux, ce fonds "n'aurait pas besoin d'une contribution des Etats membres ou des autorités européennes". Le patron d'UniCredit observe qu'a contrario, "l'instauration d'une taxe pour le remboursement de l'argent public dépensé à sauver les banques ne serait pas juste pour celles qui n'en ont pas reçu. De surcroît, une telle taxe signifierait un montant énorme de ressources, quelque 2 % à 4 % du produit intérieur brut, selon le FMI, ce qui affecterait inévitablement la reprise et la croissance."Alessandro Profumo va essayer de rallier à sa proposition les grandes banques européennes dans les semaines à venir. Deutsche Bank et Santander auraient déjà montré leur intérêt pour cette idée.Trends.be, avec Belga