La loi belge impose aux entreprises qui effectuent des paiements de minimum 10.000 euros vers un paradis fiscal de le mentionner dans leur déclaration d'impôts. Cette obligation de transparence doit permettre au fisc belge de combattre plus efficacement les montages abusifs d'optimisation ou de fraude fiscales.

"L'obligation déclarative porte sur tous les types de paiements: achats de marchandises, loyers, intérêts, redevances, commissions, remboursements d'un prêt,... Il est donc délicat de dire avec certitude à quoi correspond ce montant de 206 milliards d'euros", commente Emmanuel Philippe, avocat chez Bloom Law et professeur à ULiège.

"Il faut savoir que 80% des flux proviennent du secteur financier au sens large. Or, la majorité de l'argent envoyé par les banques belges dans des paradis fiscaux revient plus tard. Mais comme il n'y a aucune obligation de déclarer les flux entrants, on ne connaît précisément que ce qui sort de Belgique", complète Yannic Hulot est conseiller général à l'Inspection spéciale des impôts.