Vers 10H00 GMT, le dollar a franchi le seuil des 69 roubles pour la première fois depuis avril 2016, lorsque la Russie était en proie à une crise économique et financière provoquée entre autres par les sanctions occidentales suite à l'annexion de la Crimée.

Aussitôt, la banque centrale russe a réagi en annonçant la suspension jusqu'à fin septembre de ses achats de devises sur le marché intérieur. Ces achats, opérés quotidiennement pour atténuer les effets de la fluctuation du marché pétrolier, pèsent sur la valeur de la monnaie russe. "Cette décision a été prise pour accroître la prévisibilité des actions des autorités monétaires et réduire la volatilité des marchés financiers", a précisé la Banque de Russie sur son site.

Cette annonce a aussitôt entraîné un vif rebond de la monnaie russe, sous double pression ces dernières semaines, avec d'une part la baisse des devises émergentes sous l'effet de la crise financière turque, et d'autre part le renforcement des sanctions des Etats-Unis contre Moscou.

Sanctions américaines liées à l'empoisonnement au Novitchok

Rendues publiques début août et entrées en vigueur mercredi, les dernières sanctions américaines sont liées à l'empoisonnement d'un ex-espion russe à l'agent innervant Novitchok au Royaume-Uni. Ces restrictions dans l'exportation de certains produits technologiques pourraient être suivies d'une nouvelle vague de sanctions présentée comme beaucoup plus douloureuse. Les conditions imposées pour éviter un deuxième round sont "délibérément formulées afin qu'elles ne puissent pas être remplies, et tout le monde le comprend parfaitement", a réagi jeudi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, cité par les agences russes.

"Le moment est venu de passer des mots aux actes, de se débarrasser du dollar comme moyen de paiement et de chercher d'autres moyens", a-t-il ajouté, "nous allons accélérer ce travail".

Vers 10H00 GMT, le dollar a franchi le seuil des 69 roubles pour la première fois depuis avril 2016, lorsque la Russie était en proie à une crise économique et financière provoquée entre autres par les sanctions occidentales suite à l'annexion de la Crimée. Aussitôt, la banque centrale russe a réagi en annonçant la suspension jusqu'à fin septembre de ses achats de devises sur le marché intérieur. Ces achats, opérés quotidiennement pour atténuer les effets de la fluctuation du marché pétrolier, pèsent sur la valeur de la monnaie russe. "Cette décision a été prise pour accroître la prévisibilité des actions des autorités monétaires et réduire la volatilité des marchés financiers", a précisé la Banque de Russie sur son site. Cette annonce a aussitôt entraîné un vif rebond de la monnaie russe, sous double pression ces dernières semaines, avec d'une part la baisse des devises émergentes sous l'effet de la crise financière turque, et d'autre part le renforcement des sanctions des Etats-Unis contre Moscou. Rendues publiques début août et entrées en vigueur mercredi, les dernières sanctions américaines sont liées à l'empoisonnement d'un ex-espion russe à l'agent innervant Novitchok au Royaume-Uni. Ces restrictions dans l'exportation de certains produits technologiques pourraient être suivies d'une nouvelle vague de sanctions présentée comme beaucoup plus douloureuse. Les conditions imposées pour éviter un deuxième round sont "délibérément formulées afin qu'elles ne puissent pas être remplies, et tout le monde le comprend parfaitement", a réagi jeudi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, cité par les agences russes. "Le moment est venu de passer des mots aux actes, de se débarrasser du dollar comme moyen de paiement et de chercher d'autres moyens", a-t-il ajouté, "nous allons accélérer ce travail".