Après avoir revendu dernièrement la BIL au groupe chinois Legend, Precision Capital a annoncé avoir signé un accord avec la Société Générale de Banque au Liban pour la cession de ses activités de banque privée en France (Richelieu) et à Monaco. Et cela alors qu'une autre de ses filiales, Puilaetco Dewaay, fait l'objet de spéculations quant à une éventuelle vente. L'occasion de tirer cela au clair avec George Nasra, CEO du holding luxembourgeois Precision Capital, la maison mère du groupe de banque privée basé à Luxembourg KBL European Private Bankers (KBL epb).
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Après avoir revendu dernièrement la BIL au groupe chinois Legend, Precision Capital a annoncé avoir signé un accord avec la Société Générale de Banque au Liban pour la cession de ses activités de banque privée en France (Richelieu) et à Monaco. Et cela alors qu'une autre de ses filiales, Puilaetco Dewaay, fait l'objet de spéculations quant à une éventuelle vente. L'occasion de tirer cela au clair avec George Nasra, CEO du holding luxembourgeois Precision Capital, la maison mère du groupe de banque privée basé à Luxembourg KBL European Private Bankers (KBL epb). TRENDS-TENDANCES. Pourquoi quitter le marché français alors que Precision Capital y nourrissait de grandes ambitions ?GEORGE NASRA. Il y a, dans la banque privée, une nécessité de taille critique qui se situe aujourd'hui aux alentours des 10 milliards d'euros d'actifs sous gestion. Par ailleurs, le marché de la banque privée en France est extrêmement concentré. Les 10 plus grandes banques privées gèrent 90 % du marché. Compte tenu de la taille inférieure de nos activités françaises (2 milliards d'euros) par rapport à cette taille critique minimale, nous n'avons pas ménagé nos efforts et engagé quatre banques d'investissement pour identifier l'une ou l'autre opportunité d'acquisition viable en France, mais au final cela n'a rien donné. Il fallait grandir ou quitter. Plus globalement, qu'est-ce que ce retrait du marché français signifie pour l'ensemble du groupe ? Est-ce le début d'un démantèlement comme certains le supputent ? Non. Cette transaction ainsi que la cession de la BIL vont nous permettre de dégager des moyens financiers supplémentaires pour renforcer notre présence dans nos marchés prioritaires (Luxembourg, Grande-Bretagne, Allemagne, Pays-Bas et Belgique). Le groupe KBL epb n'est pas à vendre. Nous voulons faire de KBL epb l'une des trois principales banques privées dans chacun de ces marchés clés. Des rumeurs circulent pourtant au sujet d'une possible vente de Puilaetco Dewaay. Ces rumeurs sont-elles fondées ?Absolument pas. Puilaetco Deway constitue un élément clé de notre croissance à long terme et n'est pas à vendre. La Belgique fait partie de nos marchés prioritaires, où nous continuons d'ailleurs d'étudier activement les opportunités d'acquisitions. Thierry Smets, CEO de Puilaetco Dewaay, a récemment annoncé vouloir quitter ses fonctions. Avez-vous déjà trouvé la perle rare pour le remplacer ? Tout d'abord, je respecte la décision de Thierry et le remercie pour l'excellent travail qu'il a accompli chez Puilateco Dewaay. Ensuite, nous espérons pouvoir annoncer le nom de son successeur dans les semaines qui viennent. Nous avons une short list de très bons candidats. Pourquoi avoir recruté Peter Vandekerckhove (BNP Paribas Fortis) comme CEO du groupe KBL epb ?Son sens commercial et sa solide expérience de leader dans de grandes organisations seront d'une grande valeur pour le développement de nos activités en Belgique, comme dans nos autres marchés core. En tant que Belge, Peter connaît très bien le marché de la banque privée en Belgique.