Après Degroof Petercam, c'est au tour d'une autre banque spécialisée dans la gestion de fortune, Puilaetco Dewaay, de faire l'objet de rumeurs en sens divers. Des rumeurs récemment relayées par nos confrères de La Libre, évoquant une possible revente de la banque par son propriétaire qatari Precision Capital (maison mère du groupe KBL European Private Bankers dont fait partie Puilaetco Dewaay), mais aussi des zones d'ombre quant à la gouvernance ainsi qu'un contrôle anti-blanchiment opéré par la Banque nationale (la BNB).
...

Après Degroof Petercam, c'est au tour d'une autre banque spécialisée dans la gestion de fortune, Puilaetco Dewaay, de faire l'objet de rumeurs en sens divers. Des rumeurs récemment relayées par nos confrères de La Libre, évoquant une possible revente de la banque par son propriétaire qatari Precision Capital (maison mère du groupe KBL European Private Bankers dont fait partie Puilaetco Dewaay), mais aussi des zones d'ombre quant à la gouvernance ainsi qu'un contrôle anti-blanchiment opéré par la Banque nationale (la BNB). Alors que Degroof Petercam a été sommée par la BNB d'élaborer, pour la mi-mai, un plan d'action et un calendrier pour la mise en oeuvre de nouvelles procédures anti-blanchiment, Puilaetco Dewaay aurait également fait l'objet de recommandations du même genre par le gendarme du secteur. Info ou intox ? " Comme toutes les banques, Puilaetco Dewaay est régulièrement soumise à des inspections de régulateurs sur divers sujets, nous précise la porte- parole de la banque, Chloé Dungelhoeff. En l'occurrence, il s'agit de procédures habituelles de contrôle et pas d'un contrôle relatif aux procédures internes en matière de lutte contre le blanchiment. " Quant à une éventuelle mise à l'étalage de la maison de l'avenue Herrmann-Debroux, dont les fonds sous gestion tournent autour des 10 milliards d'euros, " Puilaetco Dewaay n'est pas à vendre ", assure la responsable de la communication. Faut-il dès lors en conclure que la banque et sa direction n'ont absolument rien à se reprocher ? Seule certitude : on se souviendra du départ à l'automne 2017 de l'ancien CEO Thierry Smet. Ce dernier avait été remplacé quelques mois plus tard par Amaury de Laet, un homme issu du sérail de la banque, alors que celle-ci s'apprêtait à fêter ses 150 ans d'existence. Mais voilà : un an et demi après l'annonce de ce remplacement, " la nomination n'est pas formellement approuvée par les autorités de contrôle, le processus est toujours en cours ", nous confirme Chloé Dungelhoeff. En clair, les autorités de contrôle n'ont toujours pas donné leur feu vert. Pour quelle raison ? La banque se borne à indiquer que " Amaury de Laet est le seul administrateur délégué de la banque dont la direction est assurée par son comité de direction agissant en collégialité, conformément au droit des sociétés ". Une telle durée d'investigation est pourtant étonnante. Même si, renseignements pris auprès de la BNB, cette dernière fait valoir le fait qu'elle est " tenue par le secret professionnel " et qu'elle ne peut de ce fait " pas communiquer sur des cas individuels ", ajoutant par ailleurs que " les dossiers fit and proper de banques traités comme institutions significatives sont des dossiers où la Banque centrale européenne (BCE) prend la décision finale sur base d'une proposition faite par la BNB. " Affaire à suivre, donc.