Ce n'est pas une surprise. La seule inconnue, c'était la date de ce mouvement. Maintenant, nous voilà fixés. Et ne croyez pas que BNP Paribas Fortis sera la seule banque à fixer le rendement de ses livrets d'épargne au minimum légal de 0,11%. Les autres vont suivre très rapidement, si ce n'est pas déjà le cas, car comme souvent dans le secteur, il faut attendre qu'une des quatre grandes banques bouge pour voir les trois autres s'aligner aussitôt. Mais ça non plus, ce n'est pas une surprise.

Toutes les banques belges se plaignent depuis plusieurs semaines de la faiblesse des taux d'intérêt qui rendent leur métier plus difficile, disent-elles. Cela met une pression sur leur marge d'intermédiation. Depuis plusieurs semaines donc, par la voix de leur association, les banquiers belges demandent au gouvernement de faire sauter le seuil minimum de rendement de 0,11%. Même ce rendement maigrichon de 0,11% est encore jugé trop élevé par le secteur bancaire !

En réalité, le taux minimum n'est que de 0,01%. Pourquoi ? Parce que le taux minimum est composé d'un taux de base de 0,01% et d'une prime de fidélité de 0,10%. Or, c'est évident, pour bénéficier de votre prime de fidélité, vous ne devez pas toucher à votre épargne pendant 365 jours, ce qui est rarement le cas. Ce qui veut dire que l'épargnant moyen n'encaisse jamais sa prime de fidélité en totalité. Au final, il encaissera surtout le taux de base de 0.01%, plus un taux de 0,10% sur la partie de son épargne à laquelle il n'aura pas touché. Autant dire rien.

Les banques belges jouent sur du velours: plus elles baissent les taux des livrets d'épargne, plus les Belges y placent leur argent

En fait, en tenant compte des frais bancaires, il est facile de démontrer qu'un épargnant qui a moins de 20.000 euros sur son compte d'épargne est en réalité... en rendement négatif ! Les frais bancaires allant de 30 à presque 50 euros par an, il arrive même parfois que l'épargnant soit perdant s'il a placé plus de 30.000 euros sur son livret d'épargne.

Les épargnants sont donc bel et bien pris dans une sorte d'effet ciseau, avec d'une part des frais bancaires qui selon toute probabilité vont encore augmenter et des rendements qui descendent à vive allure. La démarche fait bien sûr râler les épargnants qui puisque les banques belges affichent de confortables profits et le clament sur tous les toits pour démontrer qu'elles sont à nouveau en bonne santé. Le discours est perturbant, voire contradictoire pour le grand public.

Mais les banques belges jouent sur du velours: plus elles baissent le rendement de leurs livrets d'épargne, plus les Belges augmentent leurs avoirs sur ces mêmes livrets. En effet, les autres formes de placement, notamment le marché des actions, leur font peur. Donc, ils râlent, pestent sur leurs banquiers et encaissent des taux minimums légaux qui masquent en réalité des taux négatifs, en attendant des jours meilleurs qui bien entendu... tardent à venir !

Ce n'est pas une surprise. La seule inconnue, c'était la date de ce mouvement. Maintenant, nous voilà fixés. Et ne croyez pas que BNP Paribas Fortis sera la seule banque à fixer le rendement de ses livrets d'épargne au minimum légal de 0,11%. Les autres vont suivre très rapidement, si ce n'est pas déjà le cas, car comme souvent dans le secteur, il faut attendre qu'une des quatre grandes banques bouge pour voir les trois autres s'aligner aussitôt. Mais ça non plus, ce n'est pas une surprise.Toutes les banques belges se plaignent depuis plusieurs semaines de la faiblesse des taux d'intérêt qui rendent leur métier plus difficile, disent-elles. Cela met une pression sur leur marge d'intermédiation. Depuis plusieurs semaines donc, par la voix de leur association, les banquiers belges demandent au gouvernement de faire sauter le seuil minimum de rendement de 0,11%. Même ce rendement maigrichon de 0,11% est encore jugé trop élevé par le secteur bancaire !En réalité, le taux minimum n'est que de 0,01%. Pourquoi ? Parce que le taux minimum est composé d'un taux de base de 0,01% et d'une prime de fidélité de 0,10%. Or, c'est évident, pour bénéficier de votre prime de fidélité, vous ne devez pas toucher à votre épargne pendant 365 jours, ce qui est rarement le cas. Ce qui veut dire que l'épargnant moyen n'encaisse jamais sa prime de fidélité en totalité. Au final, il encaissera surtout le taux de base de 0.01%, plus un taux de 0,10% sur la partie de son épargne à laquelle il n'aura pas touché. Autant dire rien.En fait, en tenant compte des frais bancaires, il est facile de démontrer qu'un épargnant qui a moins de 20.000 euros sur son compte d'épargne est en réalité... en rendement négatif ! Les frais bancaires allant de 30 à presque 50 euros par an, il arrive même parfois que l'épargnant soit perdant s'il a placé plus de 30.000 euros sur son livret d'épargne.Les épargnants sont donc bel et bien pris dans une sorte d'effet ciseau, avec d'une part des frais bancaires qui selon toute probabilité vont encore augmenter et des rendements qui descendent à vive allure. La démarche fait bien sûr râler les épargnants qui puisque les banques belges affichent de confortables profits et le clament sur tous les toits pour démontrer qu'elles sont à nouveau en bonne santé. Le discours est perturbant, voire contradictoire pour le grand public.Mais les banques belges jouent sur du velours: plus elles baissent le rendement de leurs livrets d'épargne, plus les Belges augmentent leurs avoirs sur ces mêmes livrets. En effet, les autres formes de placement, notamment le marché des actions, leur font peur. Donc, ils râlent, pestent sur leurs banquiers et encaissent des taux minimums légaux qui masquent en réalité des taux négatifs, en attendant des jours meilleurs qui bien entendu... tardent à venir !