"Des fonctionnaires de la police criminelle fédérale (BKA), de la BaFin (superviseur financier) et du parquet de Francfort sont déployés" dans les locaux, a indiqué le parquet local. Cette mesure est "en lien avec des déclarations sur des soupçons de blanchiment d'argent", a indiqué de son côté la banque, ajoutant qu'elle "coopère pleinement avec les autorités".

Dans pareilles affaires, les autorités cherchent à savoir si les déclarations de soupçons ont été envoyées à temps, ce qui peut dans le cas contraire constituer un manquement passible de poursuites.

Contactée, la Bafin a refusé de commenter la présente perquisition. L'autorité avait rappelé en 2021 l'établissement francfortois à redoubler d'efforts dans la lutte contre le blanchiment d'argent. Selon le journal allemand Handelsblatt, seraient liées à des transactions effectuées "il y a quelques années" par un membre de la famille du dirigeant syrien Bachar al-Assad.Il s'agirait de l'ancien vice-président syrien Rifaat al Assad, un oncle de Bachar al-Assad, ont déclaré plusieurs personnes proches du dossier au journal économique. Celui-ci n'aurait certes pas été client de la Deutsche Bank mais l'établissement financier de Francfort aurait participé au traitement des paiements des proches de M. Assad dans le cadre de ses activités de "correspondent banking", soit banque correspondante.

Deutsche Bank avait déjà reçu la visite d'enquêteurs à son siège en 2019 sur la base de déclarations de soupçons de blanchiment d'argent supposées insuffisantes et concernant la banque danoise Danske Bank, au coeur d'une affaire de blanchiment d'environ 200 milliards d'euros entre 2007 et 2015, via sa filiale estonienne. La banque a par la suite accepté de payer une amende de 13,5 millions d'euros pour avoir tardé à faire ces déclarations, dans le cadre d'une procédure d'infraction administrative lancée par le parquet de Francfort.

A la Bourse de Francfort, le titre Deutsche Bank, qui naviguait dans le vert depuis l'ouverture, cédait 1,8% à 9,45 euros après l'annonce de cette perquisition.

"Des fonctionnaires de la police criminelle fédérale (BKA), de la BaFin (superviseur financier) et du parquet de Francfort sont déployés" dans les locaux, a indiqué le parquet local. Cette mesure est "en lien avec des déclarations sur des soupçons de blanchiment d'argent", a indiqué de son côté la banque, ajoutant qu'elle "coopère pleinement avec les autorités".Dans pareilles affaires, les autorités cherchent à savoir si les déclarations de soupçons ont été envoyées à temps, ce qui peut dans le cas contraire constituer un manquement passible de poursuites. Contactée, la Bafin a refusé de commenter la présente perquisition. L'autorité avait rappelé en 2021 l'établissement francfortois à redoubler d'efforts dans la lutte contre le blanchiment d'argent. Selon le journal allemand Handelsblatt, seraient liées à des transactions effectuées "il y a quelques années" par un membre de la famille du dirigeant syrien Bachar al-Assad.Il s'agirait de l'ancien vice-président syrien Rifaat al Assad, un oncle de Bachar al-Assad, ont déclaré plusieurs personnes proches du dossier au journal économique. Celui-ci n'aurait certes pas été client de la Deutsche Bank mais l'établissement financier de Francfort aurait participé au traitement des paiements des proches de M. Assad dans le cadre de ses activités de "correspondent banking", soit banque correspondante.Deutsche Bank avait déjà reçu la visite d'enquêteurs à son siège en 2019 sur la base de déclarations de soupçons de blanchiment d'argent supposées insuffisantes et concernant la banque danoise Danske Bank, au coeur d'une affaire de blanchiment d'environ 200 milliards d'euros entre 2007 et 2015, via sa filiale estonienne. La banque a par la suite accepté de payer une amende de 13,5 millions d'euros pour avoir tardé à faire ces déclarations, dans le cadre d'une procédure d'infraction administrative lancée par le parquet de Francfort.A la Bourse de Francfort, le titre Deutsche Bank, qui naviguait dans le vert depuis l'ouverture, cédait 1,8% à 9,45 euros après l'annonce de cette perquisition.