Avec plus de 130.000 personnes contaminées, près de 5.000 décès et des infections s'étendant désormais de la Scandinavie à l'Inde, les gouvernements s'escriment à freiner la propagation du Covid-19.

Preuve que le virus se joue des frontières ou des barrières sociales, la femme du Premier ministre canadien, Sophie Grégoire Trudeau, a été testée positive au coronavirus et restera donc en quarantaine. Son époux Justin Trudeau "est en bonne santé" mais sera à l'isolement pendant 14 jours.

La veille, on apprenait le placement à l'isolement en Australie de l'acteur hollywoodien Tom Hanks et de son épouse.

L'interdiction temporaire d'entrée aux Etats-Unis des voyageurs en provenance d'Europe, décrétée mercredi soir par Donald Trump, a déclenché un choc dont les ondes se sont propagées sur tous les continents.

Cette mesure aura un "fort impact" sur l'économie, a concédé Donald Trump. Inquiets d'être bloqués en Europe, de nombreux Américains se sont précipités dans les aéroports, de Paris à Amsterdam.

- En ordre dispersé -

La France, par la voix de son président Emmanuel Macron, a rejoint jeudi la liste des pays dont les écoles, crèches et universités vont fermer. Le chef de l'Etat de l'un des pays les plus touchés d'Europe a demandé aux plus de 70 ans de rester chez eux, sans toutefois décider le report du premier tour des élections municipales, prévu dimanche.

De probables fermetures de frontières seront probablement nécessaires dans les jours ou les semaines à venir, "mais il faudra les prendre à l'échelle européenne", a annoncé M. Macron.

Sans attendre, deux pays européens ont pris jeudi de telles décisions: la Slovaquie a annoncé la fermeture de ses frontières à tous les étrangers à l'exception des Polonais et la République tchèque a interdit l'entrée aux voyageurs arrivant de 15 pays.

En Amérique latine, plusieurs pays ont renforcé leurs restrictions sur les vols en provenance d'Europe ou d'Asie.

L'Australie a appelé vendredi ses ressortissants à reconsidérer leurs projets de voyage à l'étranger, quelle que soit la destination.

Ces réactions en ordre dispersé, ajoutées aux mesures jugées décevantes des autorités monétaires comme la Banque centrale européenne pour contrer la panique, affolent les marchés qui connaissent une dégringolade historique.

Vendredi, les bourses asiatiques ont repris leur dégringolade, Tokyo perdant plus de 10% dans la matinée tandis que Hong Kong lâchait 5% à la mi-séance.

Jeudi, Milan, Paris et Madrid ont enregistré les pires plongeons de leur histoire, avec jusqu'à 17% de perte, tandis que Londres et New York alignaient leur pire séance depuis le krach de 1987.

Les secteurs du transport aérien et du tourisme sont frappés de plein fouet.

- Pékin soupçonne l'armée américaine -

En attendant, l'épidémie poursuit sa progression, bouleversant la vie quotidienne des populations.

A New York, des lieux emblématiques ont annoncé leur fermeture, comme le Metropolitan Museum et les théâtres de Broadway, et tous les rassemblements de plus de 500 personnes ont été interdits. Les parcs d'attraction Disneyland en Californie, en Floride et près de Paris sont aussi fermés.

A Rome, toutes les églises ont fermé leurs portes aux fidèles jusqu'au 3 avril.

L'Italie a enregistré jeudi son millième mort et compte désormais plus de 15.000 cas. Tous les commerces, sauf ceux jugés essentiels, sont désormais fermés.

En Chine en revanche, point de départ de l'épidémie, le nombre de nouvelles contaminations a chuté vendredi à huit, soit le chiffre le plus bas depuis le début de la publication des statistiques à la mi-janvier.

Furieux d'entendre parler de "virus chinois", un porte-parole de la diplomatie de Pékin a laissé entendre sur Twitter que la maladie aurait pu être importée dans le pays par l'armée américaine, citant à l'appui la thèse d'un site conspirationniste.

Signe du retour à la normale qui se dessine dans le pays asiatique, Apple a annoncé la réouverture de ses 42 magasins chinois.

- L'Everest ferme aussi -

A l'instar de la Chine, la Corée du Sud, qui a pendant un temps été le deuxième pays le plus touché, a annoncé vendredi sa plus faible progression du nombre de nouvelles contaminations depuis trois semaines, à 110 sur un total de près de 8.000.

Mais l'Inde, qui ne compte officiellement que 73 cas, a annoncé jeudi un premier décès.

La pandémie sème le chaos dans le calendrier sportif.

La flamme olympique des JO de Tokyo a été allumée jeudi sur le site antique grec d'Olympie, alors que l'opportunité de maintenir ces jeux fait débat.

Côté alpinisme, le Népal a emboîté le pas à la Chine et suspendu la délivrance des permis d'ascension de l'Everest, fermant ainsi l'accès du "Toit du monde", à quelques semaines du début de la haute saison.

Avec plus de 130.000 personnes contaminées, près de 5.000 décès et des infections s'étendant désormais de la Scandinavie à l'Inde, les gouvernements s'escriment à freiner la propagation du Covid-19.Preuve que le virus se joue des frontières ou des barrières sociales, la femme du Premier ministre canadien, Sophie Grégoire Trudeau, a été testée positive au coronavirus et restera donc en quarantaine. Son époux Justin Trudeau "est en bonne santé" mais sera à l'isolement pendant 14 jours. La veille, on apprenait le placement à l'isolement en Australie de l'acteur hollywoodien Tom Hanks et de son épouse.L'interdiction temporaire d'entrée aux Etats-Unis des voyageurs en provenance d'Europe, décrétée mercredi soir par Donald Trump, a déclenché un choc dont les ondes se sont propagées sur tous les continents.Cette mesure aura un "fort impact" sur l'économie, a concédé Donald Trump. Inquiets d'être bloqués en Europe, de nombreux Américains se sont précipités dans les aéroports, de Paris à Amsterdam.- En ordre dispersé -La France, par la voix de son président Emmanuel Macron, a rejoint jeudi la liste des pays dont les écoles, crèches et universités vont fermer. Le chef de l'Etat de l'un des pays les plus touchés d'Europe a demandé aux plus de 70 ans de rester chez eux, sans toutefois décider le report du premier tour des élections municipales, prévu dimanche.De probables fermetures de frontières seront probablement nécessaires dans les jours ou les semaines à venir, "mais il faudra les prendre à l'échelle européenne", a annoncé M. Macron.Sans attendre, deux pays européens ont pris jeudi de telles décisions: la Slovaquie a annoncé la fermeture de ses frontières à tous les étrangers à l'exception des Polonais et la République tchèque a interdit l'entrée aux voyageurs arrivant de 15 pays. En Amérique latine, plusieurs pays ont renforcé leurs restrictions sur les vols en provenance d'Europe ou d'Asie.L'Australie a appelé vendredi ses ressortissants à reconsidérer leurs projets de voyage à l'étranger, quelle que soit la destination.Ces réactions en ordre dispersé, ajoutées aux mesures jugées décevantes des autorités monétaires comme la Banque centrale européenne pour contrer la panique, affolent les marchés qui connaissent une dégringolade historique.Vendredi, les bourses asiatiques ont repris leur dégringolade, Tokyo perdant plus de 10% dans la matinée tandis que Hong Kong lâchait 5% à la mi-séance.Jeudi, Milan, Paris et Madrid ont enregistré les pires plongeons de leur histoire, avec jusqu'à 17% de perte, tandis que Londres et New York alignaient leur pire séance depuis le krach de 1987.Les secteurs du transport aérien et du tourisme sont frappés de plein fouet.- Pékin soupçonne l'armée américaine -En attendant, l'épidémie poursuit sa progression, bouleversant la vie quotidienne des populations. A New York, des lieux emblématiques ont annoncé leur fermeture, comme le Metropolitan Museum et les théâtres de Broadway, et tous les rassemblements de plus de 500 personnes ont été interdits. Les parcs d'attraction Disneyland en Californie, en Floride et près de Paris sont aussi fermés.A Rome, toutes les églises ont fermé leurs portes aux fidèles jusqu'au 3 avril. L'Italie a enregistré jeudi son millième mort et compte désormais plus de 15.000 cas. Tous les commerces, sauf ceux jugés essentiels, sont désormais fermés.En Chine en revanche, point de départ de l'épidémie, le nombre de nouvelles contaminations a chuté vendredi à huit, soit le chiffre le plus bas depuis le début de la publication des statistiques à la mi-janvier.Furieux d'entendre parler de "virus chinois", un porte-parole de la diplomatie de Pékin a laissé entendre sur Twitter que la maladie aurait pu être importée dans le pays par l'armée américaine, citant à l'appui la thèse d'un site conspirationniste.Signe du retour à la normale qui se dessine dans le pays asiatique, Apple a annoncé la réouverture de ses 42 magasins chinois.- L'Everest ferme aussi -A l'instar de la Chine, la Corée du Sud, qui a pendant un temps été le deuxième pays le plus touché, a annoncé vendredi sa plus faible progression du nombre de nouvelles contaminations depuis trois semaines, à 110 sur un total de près de 8.000.Mais l'Inde, qui ne compte officiellement que 73 cas, a annoncé jeudi un premier décès.La pandémie sème le chaos dans le calendrier sportif.La flamme olympique des JO de Tokyo a été allumée jeudi sur le site antique grec d'Olympie, alors que l'opportunité de maintenir ces jeux fait débat.Côté alpinisme, le Népal a emboîté le pas à la Chine et suspendu la délivrance des permis d'ascension de l'Everest, fermant ainsi l'accès du "Toit du monde", à quelques semaines du début de la haute saison.