"La performance opérationnelle des plus grandes banques belges a continué à se renforcer en 2015 après une vague d'efforts de restructuration (dont certains sont forcés) qui avait commencé en 2009 et 2010, au pic de la crise financière", commente l'agence de notation.

"Si quelques banques ont toujours quelques problèmes hérités du passé auxquels elles doivent faire face en 2015, nous estimons que ces problèmes sont globalement gérables", poursuit-elle, évoquant notamment le cas de la banque Belfius (ex-Dexia Banque Belgique).

S&P constate que l'environnement de taux d'intérêt bas fait pression sur les revenus des banques belges, à l'instar de leurs consoeurs européennes, mais remarque que les principales banques belges trouvent des moyens d'améliorer leurs bénéfices nets "sans pour autant raviver leur appétit pour le risque".

L'agence de notation explique toutefois assortir une perspective négative à la notation de la majeure partie des banques en Belgique en perspective de la transposition en droit belge de la directive européenne sur le redressement et la résolution des défaillances bancaires. Cette législation prévoit notamment, en cas de défaillance d'une banque, que les actionnaires et les créanciers de cette banque assument leur part des coûts au moyen d'un mécanisme de "renflouement interne" (bail-in).