Dans le sillage des marchés asiatiques, les Bourses européennes ont toutes terminé d'humeur optimiste vendredi, affichant, de Londres à Francfort en passant par Paris, des gains allant de 2,82% à plus de 3%. Milan est monté pour sa part de 1,71% et Madrid de 1,66%.

Même enthousiasme à Wall Street, où le Dow Jones s'est apprécié de 2,99%, le S&P 500 de 2,68% et le Nasdaq de 1,38%.

"Les marchés européens ont connu (ce vendredi) un mouvement très haussier dans le sillage d'informations selon lesquelles des progrès avaient été réalisés dans le traitement du Covid-19", relève David Madden, un analyste de CMC Markets.

La publication Stat News a en effet fait état de premiers résultats prometteurs d'une étude sur un médicament du laboratoire Gilead pour des patients atteints de cas sévères de Covid-19. Plusieurs analystes ont toutefois incité à la prudence face à des résultats encore très préliminaires.

"L'humeur positive" des marchés "est aussi alimentée par l'assouplissement des restrictions dans un certain nombre de pays", alors que "des entreprises en Italie, en Espagne et en Autriche rouvrent cette semaine, et que l'Allemagne suivra la semaine prochaine", poursuit M. Madden.

Pressé de relancer au plus vite la première économie mondiale, Donald Trump a aussi prévu une réouverture du pays "prudemment, pas à pas", "Etat par Etat", sur la base de données sanitaires, sans donner de calendrier précis.

Ces nouvelles positives ont en tous les cas suffi pour faire oublier le déclin vertigineux de la croissance chinoise au premier trimestre, qui a reculé de 6,8% sur un an, du jamais vu depuis l'établissement des statistiques trimestrielles au début des années 1990.

"C'est assez rare d'avoir un chiffre pareil en Asie. Cela a été un facteur plutôt négatif mais qui était globalement attendu", souligne auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

Pour autant, la reprise "ne va pas être aussi simple que cela", prévient-il, estimant que "tous les secteurs ne vont pas se relancer aussi rapidement".

"D'où un marché un petit peu hésitant et qui reste malgré tout prudent" sur l'ensemble de la semaine écoulée, rappelle le spécialiste.

Le redémarrage "devrait prendre du temps et coûter cher aux entreprises, qui vont devoir mettre en place des règles d'hygiène importantes et adapter la structure des lieux de travail pour éviter au maximum les contacts", commente également Vincent Boy, analyste marché chez IG France.

La microéconomie à la loupe

La pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 145.000 morts dans le monde, continue de mettre en lambeaux l'économie mondiale et de se répandre à tout-va, ayant contaminé plus de 2 millions de personnes et conduit au confinement inédit d'au moins 4,5 milliards d'individus.

Désormais mieux à même - au vu des dernières prévisions émanant du FMI ou encore des banques centrales - de juger de l'impact macroéconomique du coronavirus, les investisseurs vont se tourner ces prochains jours vers la microéconomie alors que la saison des publications trimestrielles, qui a débuté cette semaine aux Etats-Unis avec les banques, va gagner progressivement l'Europe.

"Le détail de la santé des entreprises, des plans qui vont être mis en place pour lutter dans cette période délicate sont des sujets qu'il va être intéressant de surveiller", juge M. Tuéni.

En revanche, "pas de sortie de crise immédiate pour le pétrole tant que les économies ne repartent pas et que du coup la demande ne retrouve pas un semblant de normalité", anticipe-t-il.

Le prix du baril de pétrole coté à New York est tombé vendredi à son plus bas depuis janvier 2002 alors qu'il devient de plus en plus difficile de stocker le brut aux Etats-Unis. Sur la semaine il a plongé de 19,7%.

Le baril de Brent à Londres s'est pour sa part apprécié de 0,90% vendredi, mais a perdu 10,8% sur la semaine.

L'euro, après avoir hésité entre progression et repli face au dollar, optait pour une timide hausse.

Dans le sillage des marchés asiatiques, les Bourses européennes ont toutes terminé d'humeur optimiste vendredi, affichant, de Londres à Francfort en passant par Paris, des gains allant de 2,82% à plus de 3%. Milan est monté pour sa part de 1,71% et Madrid de 1,66%.Même enthousiasme à Wall Street, où le Dow Jones s'est apprécié de 2,99%, le S&P 500 de 2,68% et le Nasdaq de 1,38%."Les marchés européens ont connu (ce vendredi) un mouvement très haussier dans le sillage d'informations selon lesquelles des progrès avaient été réalisés dans le traitement du Covid-19", relève David Madden, un analyste de CMC Markets.La publication Stat News a en effet fait état de premiers résultats prometteurs d'une étude sur un médicament du laboratoire Gilead pour des patients atteints de cas sévères de Covid-19. Plusieurs analystes ont toutefois incité à la prudence face à des résultats encore très préliminaires."L'humeur positive" des marchés "est aussi alimentée par l'assouplissement des restrictions dans un certain nombre de pays", alors que "des entreprises en Italie, en Espagne et en Autriche rouvrent cette semaine, et que l'Allemagne suivra la semaine prochaine", poursuit M. Madden.Pressé de relancer au plus vite la première économie mondiale, Donald Trump a aussi prévu une réouverture du pays "prudemment, pas à pas", "Etat par Etat", sur la base de données sanitaires, sans donner de calendrier précis.Ces nouvelles positives ont en tous les cas suffi pour faire oublier le déclin vertigineux de la croissance chinoise au premier trimestre, qui a reculé de 6,8% sur un an, du jamais vu depuis l'établissement des statistiques trimestrielles au début des années 1990."C'est assez rare d'avoir un chiffre pareil en Asie. Cela a été un facteur plutôt négatif mais qui était globalement attendu", souligne auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.Pour autant, la reprise "ne va pas être aussi simple que cela", prévient-il, estimant que "tous les secteurs ne vont pas se relancer aussi rapidement"."D'où un marché un petit peu hésitant et qui reste malgré tout prudent" sur l'ensemble de la semaine écoulée, rappelle le spécialiste.Le redémarrage "devrait prendre du temps et coûter cher aux entreprises, qui vont devoir mettre en place des règles d'hygiène importantes et adapter la structure des lieux de travail pour éviter au maximum les contacts", commente également Vincent Boy, analyste marché chez IG France.La microéconomie à la loupe La pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 145.000 morts dans le monde, continue de mettre en lambeaux l'économie mondiale et de se répandre à tout-va, ayant contaminé plus de 2 millions de personnes et conduit au confinement inédit d'au moins 4,5 milliards d'individus.Désormais mieux à même - au vu des dernières prévisions émanant du FMI ou encore des banques centrales - de juger de l'impact macroéconomique du coronavirus, les investisseurs vont se tourner ces prochains jours vers la microéconomie alors que la saison des publications trimestrielles, qui a débuté cette semaine aux Etats-Unis avec les banques, va gagner progressivement l'Europe."Le détail de la santé des entreprises, des plans qui vont être mis en place pour lutter dans cette période délicate sont des sujets qu'il va être intéressant de surveiller", juge M. Tuéni.En revanche, "pas de sortie de crise immédiate pour le pétrole tant que les économies ne repartent pas et que du coup la demande ne retrouve pas un semblant de normalité", anticipe-t-il.Le prix du baril de pétrole coté à New York est tombé vendredi à son plus bas depuis janvier 2002 alors qu'il devient de plus en plus difficile de stocker le brut aux Etats-Unis. Sur la semaine il a plongé de 19,7%. Le baril de Brent à Londres s'est pour sa part apprécié de 0,90% vendredi, mais a perdu 10,8% sur la semaine. L'euro, après avoir hésité entre progression et repli face au dollar, optait pour une timide hausse.