L'optimisme était tel en Asie comme en Europe, que les investisseurs semblaient mettre sous le tapis le déclin vertigineux de l'économie chinoise en cette dernière séance de la semaine. La Bourse de Tokyo a fini en hausse de 3,15% et les bourses chinoises évoluaient dans le vert.

Vers 10H15 GMT, les places européennes progressaient nettement : Paris, où le secteur aéronautique s'envolait après l'annonce de Boeing sur une reprise graduelle de la production de ses avions civils aux Etats-Unis, gagnait 3,88%. Egalement orientées à la hausse : Francfort (+3,70%), Londres (+3,26%), Milan (+2,55%) Madrid (+2,80%).

A Wall Street, les contrats à terme annonçaient une hausse de plus de 2% sur les trois principaux indices américains en préouverture.

Alors qu'un certain nombre de pays présentent une réouverture progressive de leurs économies courant mai, "les marchés veulent renouer avec l'espoir d'une sortie de crise rapide", estime Tangi le Liboux, stratégiste du courtier Aurel BGC.

En outre "les marchés européens réagissent à la perspective prometteuse d'un traitement contre le coronavirus", du laboratoire Gilead, qui "permettrait aux économies de rouvrir plus vite", écrit Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.

L'antiviral Remdesivir du laboratoire américain a montré des résultats prometteurs après avoir été administré à quelques dizaines de malades sévèrement atteints dans le monde, selon un article paru dans le New England Journal of Medicine, sans toutefois qu'il s'agisse à ce stade d'un essai clinique de grande ampleur.

"Il faut encore s'assurer de l'efficacité réelle de l'antiviral et de la capacité de Gilead à en produire rapidement en quantité", prévient M. Le Liboux, observant que "c'est un vaccin et/ou l'immunité collective qui permettront à la planète d'en finir avec le coronavirus".

Car la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 140.000 morts dans le monde continue de mettre en lambeaux l'économie mondiale et de contaminer à tout-va, y compris aux Etats-Unis, où le nombre de nouveaux cas dépasse les 30.000.

Faisant feu de tout bois et pressé de relancer au plus vite la première économie mondiale, Donald Trump a prévu une réouverture du pays "prudemment, pas à pas", "Etat par Etat", sur la base de données sanitaires, sans donner de calendrier précis.

"Cette conférence de presse a également permis de faire oublier les statistiques chinoises", la seconde économie mondiale ayant "observé la première contraction de son PIB depuis 1992", note de son côté Vincent Boy, analyste marché chez IG France.

L'économie chinoise s'est effondrée de 6,8% au premier trimestre, à l'opposé du dernier trimestre 2019 où la croissance avait bondi de 6% sur un an.

Les ventes de détail, qui donnent une bonne mesure de la consommation, ont chuté de plus de 15,8% en mars sur un an et la production industrielle chinoise s'est ressaisie avec un recul de seulement 1,1%.

- Une sortie difficile à gérer -

La complexité d'une reprise de l'activité n'échappe à personne. Tout comme les risques liés aux stratégies de déconfinement de part et d'autre de l'Atlantique.

Les dirigeants des pays du G7 se sont ainsi engagés à travailler ensemble à la réouverture de leurs économies, selon la Maison Blanche.

Le redémarrage "devrait prendre du temps et coûter cher aux entreprises, qui vont devoir mettre en place des règles d'hygiènes importantes et adapter la structure des lieux de travail pour éviter au maximum les contacts", rappelle M. Boy.

"Cela a un coût financier mais également sur la productivité, qui devrait être mise à mal par les nouvelles normes", souligne l'expert.

Par ailleurs, la saison des résultats va s'accélérer la semaine prochaine avec "notamment Facebook et Alphabet (maison mère de Google), dont les revenus publicitaires pourraient être sous pression mais également Boeing, Mac Donald et Visa dont les résultats devraient être fort décevants", prévient-il.

Les prix du pétrole étaient en baisse vendredi, pénalisés entre autres par le repli de l'économie chinoise au premier trimestre. Vers 10H10 GMT (12H10 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 28,30 dollars à Londres, en hausse de 1,73% par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTI pour mai, dont le dernier jour de cotation est mardi prochain, lâchait 7,15%, à 18,45 dollars, peu après avoir touché 18,03 dollars, au plus bas depuis le début de l'année 2002.

L'euro hésitait vendredi entre hausse et baisse face au dollar tandis que les rendements obligataires restaient quasiment stables.

L'optimisme était tel en Asie comme en Europe, que les investisseurs semblaient mettre sous le tapis le déclin vertigineux de l'économie chinoise en cette dernière séance de la semaine. La Bourse de Tokyo a fini en hausse de 3,15% et les bourses chinoises évoluaient dans le vert.Vers 10H15 GMT, les places européennes progressaient nettement : Paris, où le secteur aéronautique s'envolait après l'annonce de Boeing sur une reprise graduelle de la production de ses avions civils aux Etats-Unis, gagnait 3,88%. Egalement orientées à la hausse : Francfort (+3,70%), Londres (+3,26%), Milan (+2,55%) Madrid (+2,80%).A Wall Street, les contrats à terme annonçaient une hausse de plus de 2% sur les trois principaux indices américains en préouverture.Alors qu'un certain nombre de pays présentent une réouverture progressive de leurs économies courant mai, "les marchés veulent renouer avec l'espoir d'une sortie de crise rapide", estime Tangi le Liboux, stratégiste du courtier Aurel BGC.En outre "les marchés européens réagissent à la perspective prometteuse d'un traitement contre le coronavirus", du laboratoire Gilead, qui "permettrait aux économies de rouvrir plus vite", écrit Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.L'antiviral Remdesivir du laboratoire américain a montré des résultats prometteurs après avoir été administré à quelques dizaines de malades sévèrement atteints dans le monde, selon un article paru dans le New England Journal of Medicine, sans toutefois qu'il s'agisse à ce stade d'un essai clinique de grande ampleur. "Il faut encore s'assurer de l'efficacité réelle de l'antiviral et de la capacité de Gilead à en produire rapidement en quantité", prévient M. Le Liboux, observant que "c'est un vaccin et/ou l'immunité collective qui permettront à la planète d'en finir avec le coronavirus".Car la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 140.000 morts dans le monde continue de mettre en lambeaux l'économie mondiale et de contaminer à tout-va, y compris aux Etats-Unis, où le nombre de nouveaux cas dépasse les 30.000.Faisant feu de tout bois et pressé de relancer au plus vite la première économie mondiale, Donald Trump a prévu une réouverture du pays "prudemment, pas à pas", "Etat par Etat", sur la base de données sanitaires, sans donner de calendrier précis."Cette conférence de presse a également permis de faire oublier les statistiques chinoises", la seconde économie mondiale ayant "observé la première contraction de son PIB depuis 1992", note de son côté Vincent Boy, analyste marché chez IG France.L'économie chinoise s'est effondrée de 6,8% au premier trimestre, à l'opposé du dernier trimestre 2019 où la croissance avait bondi de 6% sur un an.Les ventes de détail, qui donnent une bonne mesure de la consommation, ont chuté de plus de 15,8% en mars sur un an et la production industrielle chinoise s'est ressaisie avec un recul de seulement 1,1%.- Une sortie difficile à gérer -La complexité d'une reprise de l'activité n'échappe à personne. Tout comme les risques liés aux stratégies de déconfinement de part et d'autre de l'Atlantique.Les dirigeants des pays du G7 se sont ainsi engagés à travailler ensemble à la réouverture de leurs économies, selon la Maison Blanche.Le redémarrage "devrait prendre du temps et coûter cher aux entreprises, qui vont devoir mettre en place des règles d'hygiènes importantes et adapter la structure des lieux de travail pour éviter au maximum les contacts", rappelle M. Boy."Cela a un coût financier mais également sur la productivité, qui devrait être mise à mal par les nouvelles normes", souligne l'expert.Par ailleurs, la saison des résultats va s'accélérer la semaine prochaine avec "notamment Facebook et Alphabet (maison mère de Google), dont les revenus publicitaires pourraient être sous pression mais également Boeing, Mac Donald et Visa dont les résultats devraient être fort décevants", prévient-il.Les prix du pétrole étaient en baisse vendredi, pénalisés entre autres par le repli de l'économie chinoise au premier trimestre. Vers 10H10 GMT (12H10 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 28,30 dollars à Londres, en hausse de 1,73% par rapport à la clôture de jeudi.A New York, le baril américain de WTI pour mai, dont le dernier jour de cotation est mardi prochain, lâchait 7,15%, à 18,45 dollars, peu après avoir touché 18,03 dollars, au plus bas depuis le début de l'année 2002.L'euro hésitait vendredi entre hausse et baisse face au dollar tandis que les rendements obligataires restaient quasiment stables.