Ces 2 milliards d'euros correspondent à la différence entre le taux d'intérêt reçu dans les grandes banques et le taux d'inflation au cours des 12 derniers mois.

Test-Achats s'oppose "fermement" à la suppression du taux minimum légal actuellement en vigueur, et qui s'élève à 11 points de base (0,11%), laquelle "serait alors la porte ouverte à des taux négatifs pratiqués à grande échelle", met en garde l'association dans un communiqué. "Cela ne manquerait par ailleurs pas de menacer la stabilité du marché de l'épargne, à laquelle on le sait, les banques sont très attachées", argumente Test-Achats.

"L'effort doit être partagé par tous et l'approche doit être globale. Les épargnants ont déjà payé un lourd tribut. Aux banques de revoir leurs prétentions bénéficiaires à la baisse. A l'Etat d'examiner si les taxes aujourd'hui prélevées sur les dépôts ne sont pas devenues disproportionnées au regard de ce que rapportent réellement les comptes d'épargne", conclut Test-Achats, tout en demandant au Premier ministre et au ministre des finances, "la plus grande attention par rapport à l'évolution de cette problématique sans céder aux sirènes du lobby bancaire et en faisant respecter le cadre légal actuel".