Tous les deux ont inondé les marchés financiers, ces dernières années, avec des milliards d'euros et de dollars. Leur but était de faire baisser les taux d'intérêt en faisant travailler la planche à billets. L'espoir étant qu'avec des taux faibles, l'économie mondiale repartirait, les ménages consommeraient plus et les entrepreneurs investiraient plus. Mais au final, rien de tout cela. L'économie patine encore et toujours. Et les seuls gagnants, ce sont les marchés d'actions qui ont beaucoup grimpé au cours de ces dernières années.

Les Bourses sont devenues des junkies accros aux drogues dures des Banques centrales

On peut donc dire aujourd'hui, sans se tromper, que les Bourses mondiales sont devenues comme des junkies. Elles dépendent des drogues dures que leur donnent ces banques centrales. Au fond, comme l'économie mondiale allait mal, les banquiers centraux l'ont soignée à la morphine, c'est-à-dire à la planche à billets. Mais 7 ans après la crise, la croissance ne revient toujours pas. Et pire encore, le malade s'est habitué à cette morphine.

Il suffit de regarder le comportement des Bourses. Elles se focalisent moins sur les fondamentaux des actions, et donc des entreprises qu'elles représentent, que sur la morphine distribuée par les banques centrales. C'est la raison pour laquelle nous sommes aujourd'hui dans une situation complètement folle.

Aux États-Unis, par exemple, Janet Yellen, la présidente de la Banque centrale américaine (Fed) veut augmenter ses taux d'intérêt, mais cela fait plus d'un an qu'elle reporte sa décision par peur de déplaire aux marchés financiers. Et en Europe, c'est la situation exactement inverse. Comme nos économies ne redémarrent pas, Mario Draghi va s'arranger en décembre prochain pour encore plus baisser les taux d'intérêt. Autrement dit, il va augmenter la dose pour que les junkies, les Bourses, soient contentes. Ne pas le faire reviendrait à faire paniquer la Bourse, or la Bourse est devenue une adepte des drogues dures. Et à chaque fois que la BCE essaie de réduire la dose, c'est la panique.

En bonne fille, comme l'écrit joliment Christine Kerdellant de L'Expansion, la Banque centrale européenne finit par craquer et remet une dose supplémentaire. Observez bien la folie de ce monde économique. Au mois de décembre prochain, les Américains vont essayer de diminuer la dose alors qu'en zone euro, c'est exactement l'inverse qui va se produire, nous allons augmenter la dose. Et donc notre dépendance à des substances illicites. Mais il paraît que c'est pour notre bien. On va faire comme les junkies, on va faire semblant d'y croire.

Tous les deux ont inondé les marchés financiers, ces dernières années, avec des milliards d'euros et de dollars. Leur but était de faire baisser les taux d'intérêt en faisant travailler la planche à billets. L'espoir étant qu'avec des taux faibles, l'économie mondiale repartirait, les ménages consommeraient plus et les entrepreneurs investiraient plus. Mais au final, rien de tout cela. L'économie patine encore et toujours. Et les seuls gagnants, ce sont les marchés d'actions qui ont beaucoup grimpé au cours de ces dernières années.On peut donc dire aujourd'hui, sans se tromper, que les Bourses mondiales sont devenues comme des junkies. Elles dépendent des drogues dures que leur donnent ces banques centrales. Au fond, comme l'économie mondiale allait mal, les banquiers centraux l'ont soignée à la morphine, c'est-à-dire à la planche à billets. Mais 7 ans après la crise, la croissance ne revient toujours pas. Et pire encore, le malade s'est habitué à cette morphine.Il suffit de regarder le comportement des Bourses. Elles se focalisent moins sur les fondamentaux des actions, et donc des entreprises qu'elles représentent, que sur la morphine distribuée par les banques centrales. C'est la raison pour laquelle nous sommes aujourd'hui dans une situation complètement folle.Aux États-Unis, par exemple, Janet Yellen, la présidente de la Banque centrale américaine (Fed) veut augmenter ses taux d'intérêt, mais cela fait plus d'un an qu'elle reporte sa décision par peur de déplaire aux marchés financiers. Et en Europe, c'est la situation exactement inverse. Comme nos économies ne redémarrent pas, Mario Draghi va s'arranger en décembre prochain pour encore plus baisser les taux d'intérêt. Autrement dit, il va augmenter la dose pour que les junkies, les Bourses, soient contentes. Ne pas le faire reviendrait à faire paniquer la Bourse, or la Bourse est devenue une adepte des drogues dures. Et à chaque fois que la BCE essaie de réduire la dose, c'est la panique.En bonne fille, comme l'écrit joliment Christine Kerdellant de L'Expansion, la Banque centrale européenne finit par craquer et remet une dose supplémentaire. Observez bien la folie de ce monde économique. Au mois de décembre prochain, les Américains vont essayer de diminuer la dose alors qu'en zone euro, c'est exactement l'inverse qui va se produire, nous allons augmenter la dose. Et donc notre dépendance à des substances illicites. Mais il paraît que c'est pour notre bien. On va faire comme les junkies, on va faire semblant d'y croire.