Après avoir rebondi à l'ouverture, temporairement ragaillardies par le "bazooka" monétaire déployé par la Banque centrale européenne face au coronavirus, les Bourses de Paris (-0,72%), Francfort (-0,66%) et Londres (-1,55%) évoluaient de nouveau dans le rouge à la mi-journée. Milan résistait mieux (+1,01%) tandis que Madrid abandonnait 0,12%.

Les principales Bourses asiatiques ont, quant à elles, terminé pour la plupart en repli tandis que Wall Street se préparait à plonger de 2% à 3% à l'ouverture, selon les contrats à terme sur les trois principaux indices américains.

"Les actions ont énormément souffert depuis le début de l'année et sont de nouveau dans le rouge" actuellement, témoignant d'une faible réaction aux annonces de la BCE, commente auprès de l'AFP Julien Rolland, gérant obligataire spécialiste des taux souverains chez Aviva Investors.

La BCE a sorti la grosse artillerie mercredi avec un plan d'"urgence" de 750 milliards d'euros de rachats de dettes, publique et privée, pour tenter de contenir les répercussions sur l'économie de la pandémie de coronavirus.

Il s'ajoute à une première enveloppe de 120 milliards d'euros déjà débloquée face à la maladie et au programme habituel de rachats d'actifs de 20 milliards d'euros mené par l'institution depuis novembre.

Ainsi "tous les achats d'actifs annoncés reviennent à des sommes considérables de plus de 1.000 milliards d'euros d'ici la fin de l'année", rappelle M. Rolland.

"Pour répondre en partie à la réaction des marchés" suite à ce qui a été interprété par beaucoup comme une erreur de communication de Christine Lagarde, sa présidente, jeudi dernier, "la BCE réaffirme son engagement par rapport aux niveaux de taux et précise qu'elle continuera à mettre en place d'autres mesures et qu'il n'y a pas de limite à ce qu'elle peut faire", précise-t-il.

- Détente des taux -

Ces annonces "très positives", selon lui, ont surtout eu un effet sur les taux d'emprunt européens, dont l'envolée des derniers jours a été en partie freinée.

On "constate un resserrement assez marqué" des écarts de taux entre l'Allemagne, dont le rendement se stabilise, et les autres pays de la zone euro, en particulier l'Italie, qui voyait son taux nettement baisser ce jeudi, tout comme celui de l'Espagne, et de la France dans une moindre mesure.

"Ce sont les pays de la périphérie (les pays les plus fragiles de la zone euro, NDLR) qui profiteront le plus de ces achats de la BCE dans les prochaines semaines, ce qui explique la réaction" sur les taux, estime M. Rolland.

Mais "à part sur la dette souveraine italienne, où l'aspect BCE a joué, force est de constater que nous avons des marchés européens qui répercutent simplement les inquiétudes américaines", en particulier celles autour du marché de la dette privée, qui est sous tension aux Etats-Unis, relève de son côté auprès de l'AFP Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Côté pétrole, l'effet BCE a aussi été salvateur avec un rebond de près de 5% pour le Brent et de plus de 9% pour le WTI vers 13H00 (12H00 GMT) alors que les cours du brut avaient touché la veille un plus bas en 18 ans.

L'euro continuait en revanche à s'enfoncer inexorablement face au pétrole et perdait 1,47% face au billet vert, une demi-heure après être tombé à 1,0733 dollar, un plus bas en trois ans.

Après avoir rebondi à l'ouverture, temporairement ragaillardies par le "bazooka" monétaire déployé par la Banque centrale européenne face au coronavirus, les Bourses de Paris (-0,72%), Francfort (-0,66%) et Londres (-1,55%) évoluaient de nouveau dans le rouge à la mi-journée. Milan résistait mieux (+1,01%) tandis que Madrid abandonnait 0,12%.Les principales Bourses asiatiques ont, quant à elles, terminé pour la plupart en repli tandis que Wall Street se préparait à plonger de 2% à 3% à l'ouverture, selon les contrats à terme sur les trois principaux indices américains."Les actions ont énormément souffert depuis le début de l'année et sont de nouveau dans le rouge" actuellement, témoignant d'une faible réaction aux annonces de la BCE, commente auprès de l'AFP Julien Rolland, gérant obligataire spécialiste des taux souverains chez Aviva Investors.La BCE a sorti la grosse artillerie mercredi avec un plan d'"urgence" de 750 milliards d'euros de rachats de dettes, publique et privée, pour tenter de contenir les répercussions sur l'économie de la pandémie de coronavirus.Il s'ajoute à une première enveloppe de 120 milliards d'euros déjà débloquée face à la maladie et au programme habituel de rachats d'actifs de 20 milliards d'euros mené par l'institution depuis novembre.Ainsi "tous les achats d'actifs annoncés reviennent à des sommes considérables de plus de 1.000 milliards d'euros d'ici la fin de l'année", rappelle M. Rolland."Pour répondre en partie à la réaction des marchés" suite à ce qui a été interprété par beaucoup comme une erreur de communication de Christine Lagarde, sa présidente, jeudi dernier, "la BCE réaffirme son engagement par rapport aux niveaux de taux et précise qu'elle continuera à mettre en place d'autres mesures et qu'il n'y a pas de limite à ce qu'elle peut faire", précise-t-il.- Détente des taux -Ces annonces "très positives", selon lui, ont surtout eu un effet sur les taux d'emprunt européens, dont l'envolée des derniers jours a été en partie freinée.On "constate un resserrement assez marqué" des écarts de taux entre l'Allemagne, dont le rendement se stabilise, et les autres pays de la zone euro, en particulier l'Italie, qui voyait son taux nettement baisser ce jeudi, tout comme celui de l'Espagne, et de la France dans une moindre mesure."Ce sont les pays de la périphérie (les pays les plus fragiles de la zone euro, NDLR) qui profiteront le plus de ces achats de la BCE dans les prochaines semaines, ce qui explique la réaction" sur les taux, estime M. Rolland.Mais "à part sur la dette souveraine italienne, où l'aspect BCE a joué, force est de constater que nous avons des marchés européens qui répercutent simplement les inquiétudes américaines", en particulier celles autour du marché de la dette privée, qui est sous tension aux Etats-Unis, relève de son côté auprès de l'AFP Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.Côté pétrole, l'effet BCE a aussi été salvateur avec un rebond de près de 5% pour le Brent et de plus de 9% pour le WTI vers 13H00 (12H00 GMT) alors que les cours du brut avaient touché la veille un plus bas en 18 ans.L'euro continuait en revanche à s'enfoncer inexorablement face au pétrole et perdait 1,47% face au billet vert, une demi-heure après être tombé à 1,0733 dollar, un plus bas en trois ans.