Le secteur financier se trouvait dans une position solide lorsque la pandémie a éclaté et une série de mesures, notamment prudentielles (accès aux liquidités de la BCE, libérations de fonds propres, etc.), ont été prises pour lui permettre de traverser les turbulences de la crise. Il appartient donc désormais au secteur financier, estime la BNB, "de jouer un rôle-clé dans la reprise économique".

Pour cela, les banques sont invitées à garantir un accès suffisant au crédit bancaire et à proposer des mesures adéquates et des solutions durables pour les entreprises viables confrontées à un endettement excessif à la suite de la crise du coronavirus, par exemple en accordant des rééchelonnements de dettes. "Les banques disposent de coussins de liquidités et de fonds propres suffisants pour jouer ce rôle essentiel et absorber les pertes qui y sont associées, sans que la stabilité financière n'en soit menacée", insiste la Banque nationale, évoquant "six milliards d'euros de coussins de fonds propres que les autorités prudentielles ont libérés pour les banques belges au début de la crise".

Ces réserves de fonds propres doivent inciter les banques à reconnaître rapidement et complètement leurs pertes sur crédits et ainsi tourner au plus vite la page de la crise du coronavirus. "Les crises financières précédentes ont en effet montré l'importance d'une telle reconnaissance rapide des pertes et de l'élimination rapide des pertes irrécupérables du système pour raccourcir la durée de la crise et soutenir la reprise économique", souligne-t-on.

La BNB rappelle par ailleurs que le cadre permettant d'octroyer des emprunts aux entreprises assortis d'une garantie de l'État est toujours opérationnel. Ce système n'a été que relativement peu utilisé jusqu'ici (près de deux milliards d'euros de crédits garantis au total), mais il pourrait prouver davantage encore son utilité dans les prochains mois alors que les mesures publiques de soutien aux entreprises prendront petit à petit fin.

Le rapport de la BNB constate aussi que les banques belges sont restées rentables en 2020 malgré la crise et l'environnement persistant de taux bas. Si les provisions des banques belges sont passées de 1,3 milliard d'euros en 2019 à 3,1 milliards en 2020, ce qui a rogné les bénéfices, ceux-ci ont tout de même atteint 4,3 milliards d'euros l'an dernier (6,1 milliards en 2019). Les compagnies d'assurances, grâce à une moindre sinistralité en non-vie, singulièrement lors du premier confinement, ont quant à elles vu leurs bénéfices passer de 2,3 à 2,8 milliards d'euros.

A nouveau, le secteur financier est invité à tenir compte du risque lié aux changements et à la transition climatiques et du risque lié à la cyberscurité.

Enfin, la BNB annonce qu'elle gardera un oeil attentif sur le secteur des intermédiaires financiers non bancaires, tels que les fonds d'investissement.

Le secteur financier se trouvait dans une position solide lorsque la pandémie a éclaté et une série de mesures, notamment prudentielles (accès aux liquidités de la BCE, libérations de fonds propres, etc.), ont été prises pour lui permettre de traverser les turbulences de la crise. Il appartient donc désormais au secteur financier, estime la BNB, "de jouer un rôle-clé dans la reprise économique". Pour cela, les banques sont invitées à garantir un accès suffisant au crédit bancaire et à proposer des mesures adéquates et des solutions durables pour les entreprises viables confrontées à un endettement excessif à la suite de la crise du coronavirus, par exemple en accordant des rééchelonnements de dettes. "Les banques disposent de coussins de liquidités et de fonds propres suffisants pour jouer ce rôle essentiel et absorber les pertes qui y sont associées, sans que la stabilité financière n'en soit menacée", insiste la Banque nationale, évoquant "six milliards d'euros de coussins de fonds propres que les autorités prudentielles ont libérés pour les banques belges au début de la crise". Ces réserves de fonds propres doivent inciter les banques à reconnaître rapidement et complètement leurs pertes sur crédits et ainsi tourner au plus vite la page de la crise du coronavirus. "Les crises financières précédentes ont en effet montré l'importance d'une telle reconnaissance rapide des pertes et de l'élimination rapide des pertes irrécupérables du système pour raccourcir la durée de la crise et soutenir la reprise économique", souligne-t-on. La BNB rappelle par ailleurs que le cadre permettant d'octroyer des emprunts aux entreprises assortis d'une garantie de l'État est toujours opérationnel. Ce système n'a été que relativement peu utilisé jusqu'ici (près de deux milliards d'euros de crédits garantis au total), mais il pourrait prouver davantage encore son utilité dans les prochains mois alors que les mesures publiques de soutien aux entreprises prendront petit à petit fin. Le rapport de la BNB constate aussi que les banques belges sont restées rentables en 2020 malgré la crise et l'environnement persistant de taux bas. Si les provisions des banques belges sont passées de 1,3 milliard d'euros en 2019 à 3,1 milliards en 2020, ce qui a rogné les bénéfices, ceux-ci ont tout de même atteint 4,3 milliards d'euros l'an dernier (6,1 milliards en 2019). Les compagnies d'assurances, grâce à une moindre sinistralité en non-vie, singulièrement lors du premier confinement, ont quant à elles vu leurs bénéfices passer de 2,3 à 2,8 milliards d'euros. A nouveau, le secteur financier est invité à tenir compte du risque lié aux changements et à la transition climatiques et du risque lié à la cyberscurité. Enfin, la BNB annonce qu'elle gardera un oeil attentif sur le secteur des intermédiaires financiers non bancaires, tels que les fonds d'investissement.