"Le conseil d'administration (des entreprises, NDLR) devrait avoir une diversité de compétences et de backgrounds", lit-on dans un nouvel "exposé de position", un document qui énonce les points de vue du fonds souverain, le plus gros au monde avec plus de 1.000 milliards d'euros d'actifs.

"Les conseils d'administration où l'un des sexes a une représentation de moins de 30% devraient envisager de mettre en place des objectifs de diversité des genres et de documenter les progrès", est-il précisé.

L'"exposé de position" recense à la fois les arguments pour et contre la diversité.

D'un côté, celle-ci enrichit le processus de prise de décision en variant les points de vue, elle illustre la qualité du processus de recrutement qui ne serait pas circonscrit à un petit groupe et elle accroît la légitimité des décideurs.

De l'autre, ses effets sur les résultats financiers ne sont à ce jour pas documentés par des études académiques sérieuses, elle pourrait compliquer les recrutements en évinçant d'autres compétences, et le processus de féminisation a déjà lieu sans interférence de la part des actionnaires.

Les gestionnaires du fonds norvégien concluent que "la diversité apportera probablement des perspectives et approches supplémentaires aux discussions du conseil d'administration et améliorera in fine la qualité de ses processus de décision".

"Si la diversité revêt de nombreuses dimensions, nous sommes particulièrement préoccupés par la sous-représentation persistante des femmes dans les conseils d'administration", soulignent-ils.

Présent au capital de quelques 9.200 entreprises, le fonds --qui valait 11.149 milliards de couronnes (1.092 milliards d'euros) lundi-- contrôle l'équivalent de 1,5% de la capitalisation mondiale.

Son influence est d'autant plus importante que ses positions sont suivies par de nombreux autres investisseurs.

Plusieurs pays ont imposé des quotas pour féminiser les instances dirigeantes des entreprises. Mais la parité reste une perspective lointaine: la proportion de femmes dans les conseils d'administration des 30 plus grands groupes est de 12,8% en Allemagne, 28,6% aux États-Unis, 24,9% en Suède, 24,5% en Grande-Bretagne et 22,2% en France, selon la fondation Allbright.

"Le conseil d'administration (des entreprises, NDLR) devrait avoir une diversité de compétences et de backgrounds", lit-on dans un nouvel "exposé de position", un document qui énonce les points de vue du fonds souverain, le plus gros au monde avec plus de 1.000 milliards d'euros d'actifs. "Les conseils d'administration où l'un des sexes a une représentation de moins de 30% devraient envisager de mettre en place des objectifs de diversité des genres et de documenter les progrès", est-il précisé. L'"exposé de position" recense à la fois les arguments pour et contre la diversité. D'un côté, celle-ci enrichit le processus de prise de décision en variant les points de vue, elle illustre la qualité du processus de recrutement qui ne serait pas circonscrit à un petit groupe et elle accroît la légitimité des décideurs. De l'autre, ses effets sur les résultats financiers ne sont à ce jour pas documentés par des études académiques sérieuses, elle pourrait compliquer les recrutements en évinçant d'autres compétences, et le processus de féminisation a déjà lieu sans interférence de la part des actionnaires. Les gestionnaires du fonds norvégien concluent que "la diversité apportera probablement des perspectives et approches supplémentaires aux discussions du conseil d'administration et améliorera in fine la qualité de ses processus de décision". "Si la diversité revêt de nombreuses dimensions, nous sommes particulièrement préoccupés par la sous-représentation persistante des femmes dans les conseils d'administration", soulignent-ils. Présent au capital de quelques 9.200 entreprises, le fonds --qui valait 11.149 milliards de couronnes (1.092 milliards d'euros) lundi-- contrôle l'équivalent de 1,5% de la capitalisation mondiale. Son influence est d'autant plus importante que ses positions sont suivies par de nombreux autres investisseurs. Plusieurs pays ont imposé des quotas pour féminiser les instances dirigeantes des entreprises. Mais la parité reste une perspective lointaine: la proportion de femmes dans les conseils d'administration des 30 plus grands groupes est de 12,8% en Allemagne, 28,6% aux États-Unis, 24,9% en Suède, 24,5% en Grande-Bretagne et 22,2% en France, selon la fondation Allbright.