Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe, perdait 5,15% à 106,87 dollars vers 15H40 GMT, et le West Texas Intermediate (WTI) chutait quant à lui de 5,74% à 103,05 dollars.

"Des progrès tangibles ont été signalés dans les négociations entre l'Ukraine et la Russie au cours du week-end", commente Tamas Varga, analyste pour PVM Energy.

Les cours de l'or noir restent tout de même en hausse de 36% depuis le début de l'année, soutenus par les menaces de rupture d'approvisionnement en pétrole venant de Russie.

Il y a une semaine, le Brent avait culminé à 139,13 dollars, et le WTI à 130,50 dollars le baril, des niveaux plus vus depuis la crise financière de 2008.

Lundi, la session de pourparlers entre l'Ukraine et la Russie a donné lieu à des "négociations difficiles", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La quatrième session de pourparlers reprendra mardi.

Ces discussions "suscitent l'optimisme", affirme Walid Koudmani, analyste chez XTB, mais l'accalmie pourrait être de courte durée selon lui car "tout événement majeur pourrait déclencher une nouvelle flambée" des cours.

Par ailleurs, les 17 millions d'habitants de la ville de Shenzhen, le centre technologique du sud de la Chine, ont été placés en confinement dimanche après le signalement de foyers épidémiques liés au territoire voisin de Hong Kong, où le Covid-19 fait des ravages.

Une situation qui a "contribué à faire baisser le prix du pétrole, la demande pouvant être affectée par la baisse de la croissance économique chinoise", estime Susannah Streeter, analyste pour Hargreaves Lansdown. Les investisseurs "s'attendent à ce que des fermetures massives frappent à nouveau l'économie".

Les métaux plombés

"On craint de plus en plus que d'autres villes ne suivent l'exemple pour se conformer à la stricte politique de zéro Covid du pays", poursuit Susannah Streeter.

La Chine est un grand consommateur de métaux industriels. Ce confinement alimente ainsi "les craintes d'un affaiblissement considérable de la demande sur ce qui est de loin le plus grand marché des métaux", affirme Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank.

Il s'agit de "la situation la plus préoccupante en lien avec le Covid-19 depuis le foyer épidémique de Wuhan", poursuit-elle, soulignant que les métaux industriels avaient déjà perdu "la plupart de leurs gains" enregistrés la semaine passée.

Shenzhen est l'une des dix villes de Chine à faire l'objet d'un confinement.

La tonne d'aluminium s'échangeait lundi à 3.330,50 dollars, soit près de 750 dollars de moins qu'il y a une semaine, lorsque le métal culminait à son plus haut historique, à 4.073,50 dollars la tonne.

Même constat pour le cuivre, qui dévissait lundi de plus de 8% par rapport à son sommet historique à 10.845,00 dollars la tonne, atteint sept jours plus tôt.

Le métal rouge est particulièrement lié à la croissance mondiale, puisqu'il est utilisé dans les câbles électriques, et donc très sensible à un potentiel ralentissement en Chine.

Le commerce du nickel, interrompu mercredi après que le nickel a dépassé les 100.000 dollars la tonne pour la première fois de son histoire, n'avait toujours pas repris lundi au LME, la bourse londonienne des métaux.

La pression retombe sur le gaz

Les prix du gaz naturel étaient également en chute libre lundi, les livraisons de gaz russe à l'Europe se poursuivant malgré le conflit.

"Les exportations russes vers l'Europe ont augmenté de 3% par rapport à la semaine dernière", "les niveaux les plus élevés depuis décembre 2021", souligne Kaushal Ramesh, analyste pour Rystad Energy.

Le géant gazier russe Gazprom a affirmé que ses livraisons transitant par l'Ukraine étaient "régulières" et remplissaient ses obligations contractuelles.

Les prix du gaz naturel européen ont ainsi chuté de plus de 66% en une semaine, par rapport au sommet historique à à 345,00 euros le mégawattheure (MWh). La référence du marché du gaz naturel européen, le TTF néerlandais, évoluait lundi à 114,52 euros le MWh.

"La possibilité d'une rupture complète des négociations continue de représenter un risque important de hausse pour les prix du pétrole et du gaz", tempère cependant M. Ramesh.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe, perdait 5,15% à 106,87 dollars vers 15H40 GMT, et le West Texas Intermediate (WTI) chutait quant à lui de 5,74% à 103,05 dollars."Des progrès tangibles ont été signalés dans les négociations entre l'Ukraine et la Russie au cours du week-end", commente Tamas Varga, analyste pour PVM Energy.Les cours de l'or noir restent tout de même en hausse de 36% depuis le début de l'année, soutenus par les menaces de rupture d'approvisionnement en pétrole venant de Russie. Il y a une semaine, le Brent avait culminé à 139,13 dollars, et le WTI à 130,50 dollars le baril, des niveaux plus vus depuis la crise financière de 2008. Lundi, la session de pourparlers entre l'Ukraine et la Russie a donné lieu à des "négociations difficiles", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La quatrième session de pourparlers reprendra mardi.Ces discussions "suscitent l'optimisme", affirme Walid Koudmani, analyste chez XTB, mais l'accalmie pourrait être de courte durée selon lui car "tout événement majeur pourrait déclencher une nouvelle flambée" des cours.Par ailleurs, les 17 millions d'habitants de la ville de Shenzhen, le centre technologique du sud de la Chine, ont été placés en confinement dimanche après le signalement de foyers épidémiques liés au territoire voisin de Hong Kong, où le Covid-19 fait des ravages.Une situation qui a "contribué à faire baisser le prix du pétrole, la demande pouvant être affectée par la baisse de la croissance économique chinoise", estime Susannah Streeter, analyste pour Hargreaves Lansdown. Les investisseurs "s'attendent à ce que des fermetures massives frappent à nouveau l'économie"."On craint de plus en plus que d'autres villes ne suivent l'exemple pour se conformer à la stricte politique de zéro Covid du pays", poursuit Susannah Streeter.La Chine est un grand consommateur de métaux industriels. Ce confinement alimente ainsi "les craintes d'un affaiblissement considérable de la demande sur ce qui est de loin le plus grand marché des métaux", affirme Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank.Il s'agit de "la situation la plus préoccupante en lien avec le Covid-19 depuis le foyer épidémique de Wuhan", poursuit-elle, soulignant que les métaux industriels avaient déjà perdu "la plupart de leurs gains" enregistrés la semaine passée.Shenzhen est l'une des dix villes de Chine à faire l'objet d'un confinement.La tonne d'aluminium s'échangeait lundi à 3.330,50 dollars, soit près de 750 dollars de moins qu'il y a une semaine, lorsque le métal culminait à son plus haut historique, à 4.073,50 dollars la tonne.Même constat pour le cuivre, qui dévissait lundi de plus de 8% par rapport à son sommet historique à 10.845,00 dollars la tonne, atteint sept jours plus tôt.Le métal rouge est particulièrement lié à la croissance mondiale, puisqu'il est utilisé dans les câbles électriques, et donc très sensible à un potentiel ralentissement en Chine.Le commerce du nickel, interrompu mercredi après que le nickel a dépassé les 100.000 dollars la tonne pour la première fois de son histoire, n'avait toujours pas repris lundi au LME, la bourse londonienne des métaux.Les prix du gaz naturel étaient également en chute libre lundi, les livraisons de gaz russe à l'Europe se poursuivant malgré le conflit."Les exportations russes vers l'Europe ont augmenté de 3% par rapport à la semaine dernière", "les niveaux les plus élevés depuis décembre 2021", souligne Kaushal Ramesh, analyste pour Rystad Energy.Le géant gazier russe Gazprom a affirmé que ses livraisons transitant par l'Ukraine étaient "régulières" et remplissaient ses obligations contractuelles.Les prix du gaz naturel européen ont ainsi chuté de plus de 66% en une semaine, par rapport au sommet historique à à 345,00 euros le mégawattheure (MWh). La référence du marché du gaz naturel européen, le TTF néerlandais, évoluait lundi à 114,52 euros le MWh."La possibilité d'une rupture complète des négociations continue de représenter un risque important de hausse pour les prix du pétrole et du gaz", tempère cependant M. Ramesh.