Devant une commission sur les affaires économiques, Mme Yellen va aussi s'attacher à défendre l'indépendance de la banque centrale et ses efforts de régulation financière, soumis à une attaque en règle des républicains, qui ont conservé le contrôle des deux chambres du Congrès.

La banque centrale et sa dirigeante ont également été la cible des critiques du candidat républicain, qui lui reprochait de faire le jeu des démocrates durant la campagne.

Légalement, le prochain hôte de la Maison Blanche n'a pas les moyens de révoquer la responsable de la banque centrale, sauf faute grave, et les analystes ne croient pas à une démission de la première femme à la tête de la Fed.

Mais le mandat de quatre ans de Mme Yellen arrive à échéance en février 2018, ce qui donnera l'occasion à Donald Trump de mettre sa patte personnelle sur la direction de la banque centrale.

Jeudi, les marchés attendent de Janet Yellen qu'elle éclaire avant tout ses intentions de politique monétaire. La patronne de la Fed "va donner le feu vert à l'idée qu'il faut s'attendre à une hausse des taux d'intérêt" à la réunion monétaire des 13 et 14 décembre, a assuré Jim O'Sullivan, chef économiste pour HFE.

Selon lui, ce relèvement, qui interviendrait un an exactement après le premier resserrement du crédit depuis dix ans, "est quasiment une affaire réglée" sauf événement imprévu sur les marchés.