"L'offre doit être faite le 25 juillet 2017, selon les conditions du marché, avec un règlement prévu pour le 1er août", a déclaré le ministère dans un communiqué qui a été publié à la Bourse d'Athènes (Athex).

L'Etat grec a chargé les banques BNP, Bank of America Merrill Lynch, Citi, Deutsche Bank et HSBC de "procéder à l'émission d'une nouvelle obligation à cinq ans".

Cette décision intervient après l'accord du Fonds monétaire international (FMI) la semaine dernière sur la participation prochaine de l'institution internationale au plan d'aide à la Grèce et l'annonce du relèvement de perspective de la note de la Grèce par l'agence de notation SP Global Ratings.

La Grèce n'a pas actuellement besoin de se financer car elle bénéficie jusqu'en juillet 2018 d'un plan d'aide européen et du FMI de 86 milliards d'euros.

Mais selon les experts, le pays doit tester les marchés avant son retour définitif en 2018, à la fin du programme UE-FMI.

Privée des marchés depuis l'éclosion de la crise de la dette en 2010, la Grèce les avait brièvement testés en 2014 sous le précédent gouvernement de coalition droite-socialistes. Une première obligation à cinq ans et à 4,95% avait connu plus de succès qu'une seconde, à trois ans.

"La Grèce entrevoit la lumière au bout de l'austérité"

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a estimé que la Grèce entrevoyait enfin la "lumière" après des années difficiles, estimant que les réformes imposées à Athènes avaient "sans doute" été "trop dures", mais "nécessaires".

"La Grèce a été au coeur d'une tempête économique et financière incroyable" mais "aujourd'hui, les choses vont nettement, nettement mieux", a déclaré M. Moscovici sur la radio France inter.

"Il y a un espoir pour la Grèce. La croissance est repartie, l'emploi repart, l'attractivité repart" et "l'investissement est revenu", a ajouté l'ancien ministre, disant se réjouir "qu'il y ait enfin une lumière au bout de l'austérité".

"Il fallait créer les conditions de la confiance, c'est ça qui a été fait. Est-ce que ça a été trop dur ? Sans doute. Est-ce que c'était nécessaire par ailleurs ? Aussi", a-t-il estimé.

La Grèce devrait bénéficier d'une croissance de 2,1% cette année, après huit ans de chute quasi-constante. Son taux de chômage reste toutefois le plus élevé d'Europe, à 21,7% en avril, même s'il a baissé de 1,9 point sur un an.

"La Grèce a pris 140 réformes extrêmement courageuses", a souligné Pierre Moscovici, qui se rendra lundi soir à Athènes. "Il y a maintenant des perspectives pour trouver enfin une solution au problème de la dette", a-t-il ajouté.

Athènes, qui bénéficie depuis juillet 2015 d'un plan d'aide de 86 milliards d'euros, fait face à une dette colossale de 315 milliards d'euros, équivalant à près de 180% de son PIB.

"Nous avons une responsabilité, nous Européens, à l'égard de la Grèce", a reconnu M. Moscovici, pour qui ce pays doit redevenir "un pays normal", "c'est-à-dire un pays réformé, un pays qui a des structures économiques et sociales solides".

"On n'a pas fait l'austérité pour le plaisir en Grèce, on n'a pas fait les réformes pour le plaisir en Grèce", a conclu le commissaire européen, assurant que les comptes publics grecs étaient "maquillés" et que ses structures politiques étaient "vermoulues".

"L'offre doit être faite le 25 juillet 2017, selon les conditions du marché, avec un règlement prévu pour le 1er août", a déclaré le ministère dans un communiqué qui a été publié à la Bourse d'Athènes (Athex).L'Etat grec a chargé les banques BNP, Bank of America Merrill Lynch, Citi, Deutsche Bank et HSBC de "procéder à l'émission d'une nouvelle obligation à cinq ans". Cette décision intervient après l'accord du Fonds monétaire international (FMI) la semaine dernière sur la participation prochaine de l'institution internationale au plan d'aide à la Grèce et l'annonce du relèvement de perspective de la note de la Grèce par l'agence de notation SP Global Ratings.La Grèce n'a pas actuellement besoin de se financer car elle bénéficie jusqu'en juillet 2018 d'un plan d'aide européen et du FMI de 86 milliards d'euros.Mais selon les experts, le pays doit tester les marchés avant son retour définitif en 2018, à la fin du programme UE-FMI. Privée des marchés depuis l'éclosion de la crise de la dette en 2010, la Grèce les avait brièvement testés en 2014 sous le précédent gouvernement de coalition droite-socialistes. Une première obligation à cinq ans et à 4,95% avait connu plus de succès qu'une seconde, à trois ans.Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a estimé que la Grèce entrevoyait enfin la "lumière" après des années difficiles, estimant que les réformes imposées à Athènes avaient "sans doute" été "trop dures", mais "nécessaires"."La Grèce a été au coeur d'une tempête économique et financière incroyable" mais "aujourd'hui, les choses vont nettement, nettement mieux", a déclaré M. Moscovici sur la radio France inter."Il y a un espoir pour la Grèce. La croissance est repartie, l'emploi repart, l'attractivité repart" et "l'investissement est revenu", a ajouté l'ancien ministre, disant se réjouir "qu'il y ait enfin une lumière au bout de l'austérité"."Il fallait créer les conditions de la confiance, c'est ça qui a été fait. Est-ce que ça a été trop dur ? Sans doute. Est-ce que c'était nécessaire par ailleurs ? Aussi", a-t-il estimé.La Grèce devrait bénéficier d'une croissance de 2,1% cette année, après huit ans de chute quasi-constante. Son taux de chômage reste toutefois le plus élevé d'Europe, à 21,7% en avril, même s'il a baissé de 1,9 point sur un an."La Grèce a pris 140 réformes extrêmement courageuses", a souligné Pierre Moscovici, qui se rendra lundi soir à Athènes. "Il y a maintenant des perspectives pour trouver enfin une solution au problème de la dette", a-t-il ajouté.Athènes, qui bénéficie depuis juillet 2015 d'un plan d'aide de 86 milliards d'euros, fait face à une dette colossale de 315 milliards d'euros, équivalant à près de 180% de son PIB."Nous avons une responsabilité, nous Européens, à l'égard de la Grèce", a reconnu M. Moscovici, pour qui ce pays doit redevenir "un pays normal", "c'est-à-dire un pays réformé, un pays qui a des structures économiques et sociales solides"."On n'a pas fait l'austérité pour le plaisir en Grèce, on n'a pas fait les réformes pour le plaisir en Grèce", a conclu le commissaire européen, assurant que les comptes publics grecs étaient "maquillés" et que ses structures politiques étaient "vermoulues".