Les carrousels tournent aussi à plein régime en Roumanie, en Grèce, en Italie mais également en France. Des impôts soustraits au Trésor public par des criminels en récupérant de la TVA à laquelle ils n'avaient pas droit.

En Belgique, le dommage subi a bondi l'an dernier à 44,83 millions d'euros, un montant largement supérieur aux 17 millions d'euros de perte accusée en 2017.

Les fraudeurs ont privé les finances publiques de notre pays de 405 millions d'euros au cours de ces dix dernières années. L'année noire à cet égard a été 2009, avec plus de 93 millions d'euros détournés.

Apparus la fin des années 1990, les carrousels à la TVA portaient sur les GSM, les microprocesseurs et les cartouches d'encre. Depuis lors, une centaine de produits sont concernés dont le pétrole, le biodiesel, les cathodes de cuivre, les billes de plastique-polymère, le platine, les métaux précieux jusqu'aux produits de base, comme le sucre et la viande. Des services ont également servi à alimenter des carrousels TVA, comme les droits, les certificats et les services de télécommunication.