Après une mise en garde sur des pertes à venir, Credit Suisse s'effondrait de 14,47% à 10,66 francs suisses à Zurich vers 11H00 GMT tandis que la banque japonaise Nomura a clôturé la séance en chute de 16,33% à 603 yens à Tokyo.

Egalement à la peine, l'allemande Deutsche Bank plongeait de 2,99% à 10,18 euros et la française BNP Paribas accusait la plus forte chute de l'indice CAC 40, en baisse de 1,72% à 50,78 euros, suivie par Société Générale (-1,69% à 21,87 euros).

Vendredi, Archegos Capital Management, qui gère la fortune de l'homme d'affaires Bill Hwang, s'est délestée massivement de parts détenues dans des entreprises américaines et chinoises cotées à la Bourse de New York, avait rapporté l'agence de presse Bloomberg, citant des sources proches du dossier.

Cette vente d'actions en bloc de plus de 20 milliards de dollars, inhabituelle par son ampleur, a été réalisée notamment par les banques d'affaires américaines Morgan Stanley et Goldman Sachs, selon l'agence financière.

Elle concerne notamment les actions des sociétés chinoises, telles les géants de l'internet Baidu Inc et Tencent Music Entertainment Group, le détaillant de rabais en ligne Vipshop Holding ainsi que des entreprises américaines, comme les conglomérats de médias de masse, ViacomCBS et Discovery, qui ont plongé vendredi en Bourse.

La société d'investissement aurait été bousculée par la forte baisse plus tôt dans la semaine de ViacomCBS, dont il détenait beaucoup d'actions, selon le quotidien britannique des affaires Financial Times, qui cite lui aussi des sources proches du dossier.

Ce repli a conduit un des courtiers d'Archegos à demander des fonds supplémentaires pour couvrir la dépréciation de cet investissement et in fine a poussé Archegos à liquider certaines de ses positions.

-- Craintes de réactions en chaîne --

Les déboires du fonds ont fait craindre des réactions en chaîne dans le monde de la finance.

Lundi, Nomura a averti qu'un "événement" le vendredi 26 mars "pourrait soumettre une de ses filiales aux USA à une perte significative" émanant de transactions liées à un client basé aux Etats-Unis, sans dévoiler le nom de ce dernier.

La banque nipponne évalue actuellement la perte potentielle, estimant pour l'instant que les déboires liés à ce client pourrait lui coûter 2 milliards de dollars (1,6 milliards d'euros) sur la base des cours vendredi. Le montant pourrait être ré-évalué, a-t-elle prévenu.

Déjà secouée par la faillite de la société financière britannique Greensill, Credit Suisse a aussi émis un avertissement sur ses résultats. Pour le moment, il est "prématuré" de quantifier la taille exacte de la perte qui pourrait en résulter, a indiqué la banque suisse, estimant cependant que les deboires de ce fonds pourraient potentiellement avoir un impact "hautement significatif et substantiel" sur ses résultats du premier trimestre.

Comme Nomura, la banque suisse n'a pas donné le nom du fonds, évoquant seulement "un fonds spéculatif significatif basé aux Etats-Unis". Cette perte potentielle est cependant liée aux déboires d'Archegos Capital Management, a indiqué une personne au fait du dossier à l'AFP. L'avertissement de Nomura est également liée au fonds, a indiqué une personne proche du dossier à l'agence Bloomberg.

"Alors que la question de Greensill est encore loin d'être résolue, Credit Suisse est confrontée à nouveau à une autre question", susceptible de se répercuter "sur ses résultats", a réagi Andreas Venditti, analyste chez Vontobel, dans un commentaire boursier, qui s'attend à ce que les déboires de ce fond et leur impact sur les grandes banques fassent beaucoup parler d'eux au cours "des prochains jours", voire "semaines".

La question est de savoir si la liquidation des positions de ce fonds risque d'avoir des répercussions systémiques, c'est-à-dire susceptibles d'avoir des répercussions sur l'ensemble du système financier, a de son coté soupesé Neil Wilson, économiste en chef pour Markets.com.

"Je ne pense pas qu'il s'agisse de risque systémique en soi", a-t-il estimé, remarquant qu'Archegos s'était concentré sur un certain nombre de placements risqués. "Mais lorsque nous regardons cela", après la saga GameStop ou des secousses sur Tesla, a-t-il pris en exemple, "nous voyons de plus en plus de poches d'activités de courtage très inhabituelles sur certaines actions", a-t-il mis en garde.

La première banque allemande Deutsche Bank n'a pas fait de commentaire. Mais, selon une source financière, son exposition à ce fond ne représente qu'une petite fraction de celle d'autres acteurs du secteur bancaire.

Après une mise en garde sur des pertes à venir, Credit Suisse s'effondrait de 14,47% à 10,66 francs suisses à Zurich vers 11H00 GMT tandis que la banque japonaise Nomura a clôturé la séance en chute de 16,33% à 603 yens à Tokyo.Egalement à la peine, l'allemande Deutsche Bank plongeait de 2,99% à 10,18 euros et la française BNP Paribas accusait la plus forte chute de l'indice CAC 40, en baisse de 1,72% à 50,78 euros, suivie par Société Générale (-1,69% à 21,87 euros).Vendredi, Archegos Capital Management, qui gère la fortune de l'homme d'affaires Bill Hwang, s'est délestée massivement de parts détenues dans des entreprises américaines et chinoises cotées à la Bourse de New York, avait rapporté l'agence de presse Bloomberg, citant des sources proches du dossier. Cette vente d'actions en bloc de plus de 20 milliards de dollars, inhabituelle par son ampleur, a été réalisée notamment par les banques d'affaires américaines Morgan Stanley et Goldman Sachs, selon l'agence financière. Elle concerne notamment les actions des sociétés chinoises, telles les géants de l'internet Baidu Inc et Tencent Music Entertainment Group, le détaillant de rabais en ligne Vipshop Holding ainsi que des entreprises américaines, comme les conglomérats de médias de masse, ViacomCBS et Discovery, qui ont plongé vendredi en Bourse. La société d'investissement aurait été bousculée par la forte baisse plus tôt dans la semaine de ViacomCBS, dont il détenait beaucoup d'actions, selon le quotidien britannique des affaires Financial Times, qui cite lui aussi des sources proches du dossier. Ce repli a conduit un des courtiers d'Archegos à demander des fonds supplémentaires pour couvrir la dépréciation de cet investissement et in fine a poussé Archegos à liquider certaines de ses positions.-- Craintes de réactions en chaîne --Les déboires du fonds ont fait craindre des réactions en chaîne dans le monde de la finance. Lundi, Nomura a averti qu'un "événement" le vendredi 26 mars "pourrait soumettre une de ses filiales aux USA à une perte significative" émanant de transactions liées à un client basé aux Etats-Unis, sans dévoiler le nom de ce dernier. La banque nipponne évalue actuellement la perte potentielle, estimant pour l'instant que les déboires liés à ce client pourrait lui coûter 2 milliards de dollars (1,6 milliards d'euros) sur la base des cours vendredi. Le montant pourrait être ré-évalué, a-t-elle prévenu. Déjà secouée par la faillite de la société financière britannique Greensill, Credit Suisse a aussi émis un avertissement sur ses résultats. Pour le moment, il est "prématuré" de quantifier la taille exacte de la perte qui pourrait en résulter, a indiqué la banque suisse, estimant cependant que les deboires de ce fonds pourraient potentiellement avoir un impact "hautement significatif et substantiel" sur ses résultats du premier trimestre. Comme Nomura, la banque suisse n'a pas donné le nom du fonds, évoquant seulement "un fonds spéculatif significatif basé aux Etats-Unis". Cette perte potentielle est cependant liée aux déboires d'Archegos Capital Management, a indiqué une personne au fait du dossier à l'AFP. L'avertissement de Nomura est également liée au fonds, a indiqué une personne proche du dossier à l'agence Bloomberg. "Alors que la question de Greensill est encore loin d'être résolue, Credit Suisse est confrontée à nouveau à une autre question", susceptible de se répercuter "sur ses résultats", a réagi Andreas Venditti, analyste chez Vontobel, dans un commentaire boursier, qui s'attend à ce que les déboires de ce fond et leur impact sur les grandes banques fassent beaucoup parler d'eux au cours "des prochains jours", voire "semaines". La question est de savoir si la liquidation des positions de ce fonds risque d'avoir des répercussions systémiques, c'est-à-dire susceptibles d'avoir des répercussions sur l'ensemble du système financier, a de son coté soupesé Neil Wilson, économiste en chef pour Markets.com. "Je ne pense pas qu'il s'agisse de risque systémique en soi", a-t-il estimé, remarquant qu'Archegos s'était concentré sur un certain nombre de placements risqués. "Mais lorsque nous regardons cela", après la saga GameStop ou des secousses sur Tesla, a-t-il pris en exemple, "nous voyons de plus en plus de poches d'activités de courtage très inhabituelles sur certaines actions", a-t-il mis en garde. La première banque allemande Deutsche Bank n'a pas fait de commentaire. Mais, selon une source financière, son exposition à ce fond ne représente qu'une petite fraction de celle d'autres acteurs du secteur bancaire.