La réunion, qui a débuté mardi matin, "a repris (mercredi) à 09H00 (13H00 GMT) comme prévu", a indiqué une porte-parole de la Fed.

Un communiqué sera publié à l'issue, à 14H00 (18H00 GMT), et aucun changement immédiat de politique monétaire n'est attendu.

Les taux directeurs devraient rester encore un moment dans la fourchette de 0 à 0,25% dans laquelle ils avaient été abaissés en mars 2020, pour stimuler le crédit et donc la consommation.

Quant aux achats d'actifs, qui ont permis aux marchés de continuer à fonctionner malgré la crise, ils devraient être maintenus à leur niveau actuel: 120 milliards de dollars par mois, dont 80 milliards de bons du Trésor et 40 milliards de MBS (produits financiers adossés à des prêts immobiliers).

Le comité monétaire est en revanche très attendu sur ce qu'il compte faire à l'avenir. Ses 11 membres pourraient ainsi, pour la première fois, indiquer quand et comment ils envisagent de réduire le soutien de la Fed à l'économie. A commencer par les achats d'actifs, censés bouger en premier.

- "Encore loin des objectifs" -

Le président de la Fed, Jerome Powell, devrait ainsi faire "la distinction entre la planification de la réduction et la réduction elle-même", lors de sa conférence de presse mercredi, observe Krishna Guha, économiste pour Evercore, dans une note.

Il devrait notamment redire "que l'économie est encore loin des objectifs de la Fed et qu'il faudra probablement un certain temps pour réaliser de nouveaux progrès substantiels, le critère pour cette réduction", ajoute-t-il.

C'est notamment sur le front de l'emploi que des progrès restent à faire. Avant de modifier leur politique, les responsables de la Fed veulent que le pays ait retrouvé le plein emploi.

Car si le taux de chômage est tombé à 5,8%, il reste très loin des 3,5% d'avant la crise. De plus, il manque encore 7,6 millions d'emplois par rapport à cette période.

Les membres du comité seront cependant plus nombreux qu'en mars, lors de la publication des dernières prévisions, à envisager de commencer à augmenter les taux en 2023, mais la majorité devrait toujours préférer ne pas le faire avant 2024, selon Diane Swonk, économiste pour Grant Thornton.

"L'inflation et la croissance économique ont été plus fortes que prévu", a-t-elle indiqué.

- Prévisions économiques -

La Réserve fédérale va d'ailleurs mettre à jour ses prévisions économiques. En mars, elle anticipait une croissance du Produit intérieur brut de 6,5% pour 2021 et 3,3% en 2022.

Elle était aussi plus optimiste quant au taux de chômage, que lors de ses précédentes prévisions publiées en décembre: 4,5% cette année, 3,9% en 2022, 3,5% en 2023, soit le niveau d'avant crise qui était alors au plus bas depuis 50 ans.

Et pour l'inflation, elle prévoyait 2,4% en 2021, avant une stabilisation autour de 2%, conformément à son objectif à long terme.

La question de la réduction des achats d'actifs avait été abordée pour la première fois lors de la dernière réunion fin avril, certains responsables ayant alors considéré qu'il faudrait bientôt commencer à en discuter.

Depuis, la première économie du monde a continué à se redresser. Et surtout, l'inflation, comme prévu, s'est accélérée: la hausse des prix a été en mai la plus forte depuis 13 ans, +5% sur un an, selon l'indice CPI du bureau des statistiques américain.

Un bond certes spectaculaire, mais dû en grande partie à l'effet de comparaison avec des prix qui avaient chuté au printemps 2020. Cela conduit certains économistes à anticiper un ralentissement de l'inflation dès le mois de juin, puisque les prix étaient repartis à la hausse il y a un an.

La Fed utilise une autre mesure de l'inflation, l'indice PCE du département du Commerce, qui a connu en avril sa plus forte accélération depuis 2007, +3,6% sur un an.

La réunion, qui a débuté mardi matin, "a repris (mercredi) à 09H00 (13H00 GMT) comme prévu", a indiqué une porte-parole de la Fed.Un communiqué sera publié à l'issue, à 14H00 (18H00 GMT), et aucun changement immédiat de politique monétaire n'est attendu.Les taux directeurs devraient rester encore un moment dans la fourchette de 0 à 0,25% dans laquelle ils avaient été abaissés en mars 2020, pour stimuler le crédit et donc la consommation.Quant aux achats d'actifs, qui ont permis aux marchés de continuer à fonctionner malgré la crise, ils devraient être maintenus à leur niveau actuel: 120 milliards de dollars par mois, dont 80 milliards de bons du Trésor et 40 milliards de MBS (produits financiers adossés à des prêts immobiliers).Le comité monétaire est en revanche très attendu sur ce qu'il compte faire à l'avenir. Ses 11 membres pourraient ainsi, pour la première fois, indiquer quand et comment ils envisagent de réduire le soutien de la Fed à l'économie. A commencer par les achats d'actifs, censés bouger en premier.- "Encore loin des objectifs" -Le président de la Fed, Jerome Powell, devrait ainsi faire "la distinction entre la planification de la réduction et la réduction elle-même", lors de sa conférence de presse mercredi, observe Krishna Guha, économiste pour Evercore, dans une note.Il devrait notamment redire "que l'économie est encore loin des objectifs de la Fed et qu'il faudra probablement un certain temps pour réaliser de nouveaux progrès substantiels, le critère pour cette réduction", ajoute-t-il.C'est notamment sur le front de l'emploi que des progrès restent à faire. Avant de modifier leur politique, les responsables de la Fed veulent que le pays ait retrouvé le plein emploi. Car si le taux de chômage est tombé à 5,8%, il reste très loin des 3,5% d'avant la crise. De plus, il manque encore 7,6 millions d'emplois par rapport à cette période.Les membres du comité seront cependant plus nombreux qu'en mars, lors de la publication des dernières prévisions, à envisager de commencer à augmenter les taux en 2023, mais la majorité devrait toujours préférer ne pas le faire avant 2024, selon Diane Swonk, économiste pour Grant Thornton."L'inflation et la croissance économique ont été plus fortes que prévu", a-t-elle indiqué.- Prévisions économiques -La Réserve fédérale va d'ailleurs mettre à jour ses prévisions économiques. En mars, elle anticipait une croissance du Produit intérieur brut de 6,5% pour 2021 et 3,3% en 2022.Elle était aussi plus optimiste quant au taux de chômage, que lors de ses précédentes prévisions publiées en décembre: 4,5% cette année, 3,9% en 2022, 3,5% en 2023, soit le niveau d'avant crise qui était alors au plus bas depuis 50 ans.Et pour l'inflation, elle prévoyait 2,4% en 2021, avant une stabilisation autour de 2%, conformément à son objectif à long terme.La question de la réduction des achats d'actifs avait été abordée pour la première fois lors de la dernière réunion fin avril, certains responsables ayant alors considéré qu'il faudrait bientôt commencer à en discuter.Depuis, la première économie du monde a continué à se redresser. Et surtout, l'inflation, comme prévu, s'est accélérée: la hausse des prix a été en mai la plus forte depuis 13 ans, +5% sur un an, selon l'indice CPI du bureau des statistiques américain. Un bond certes spectaculaire, mais dû en grande partie à l'effet de comparaison avec des prix qui avaient chuté au printemps 2020. Cela conduit certains économistes à anticiper un ralentissement de l'inflation dès le mois de juin, puisque les prix étaient repartis à la hausse il y a un an.La Fed utilise une autre mesure de l'inflation, l'indice PCE du département du Commerce, qui a connu en avril sa plus forte accélération depuis 2007, +3,6% sur un an.