Non seulement ce chiffre dépasse la croissance de 0,4% attendue par les analystes du service Factset entre mars et juin par rapport aux trois mois précédents, mais le PIB du premier trimestre a lui même été révisé en hausse, à +0,4% contre +0,3% initialement publié. "L'Allemagne a réalisé une impressionnante performance du côté de la croissance au second trimestre, défiant le sentiment négatif suscité par les tensions commerciales", résume Carsten Brzeski analyste chez ING Diba.

La première économie européenne, lancée selon M. Brzeski dans une "décennie dorée", rattrape le rythme de la fin 2017, année marquée par des croissances trimestrielles de 1,1%, 0,5%, 0,6% puis 0,5% - réévaluées par Destatis mardi. Au total, elle aligne un seizième trimestre consécutif de hausse de son PIB, soit le plus long cycle de croissance depuis 1991, alors que le pays sortait juste de sa Réunification.

L'Allemagne se distingue nettement

L'Allemagne se distingue nettement au sein de la zone euro, où la croissance a encore ralenti au deuxième trimestre. Comme les trimestres précédents, l'économie allemande a été principalement soutenue par la demande intérieure, soit la consommation des ménages, stimulée par des salaires en hausse et par la construction de logements sur fond de taux bas.

"La demande intérieure et le boom de la construction continuent de soutenir le marché intérieur. Mais ce n'est pas du tout suffisant dans un environnement international aussi incertain", nuance dans un communiqué la chambre commerciale et d'industrie allemande DIHK, qui appelle à plus d'investissements publics.

Avec une "légère" hausse de l'ensemble des investissements, ce poste est une nouvelle fois le point faible du pays, à qui ses partenaires reprochent souvent d'accumuler sans dépenser. Les importations comme les exportations, décisives pour une nation industrielle tournée vers l'extérieur, ont également augmenté au deuxième trimestre, une prouesse au milieu des tirs croisés de mesures protectionnistes échangés par Washington et ses partenaires commerciaux, dont l'UE et la Chine.

Mais si la croissance allemande ne perd pas de sa superbe dans cette période trouble, pour les milieux d'affaires, rien ne garantit qu'elle va continuer sur sa lancée. Côté prévisions, la Bundesbank avait fortement abaissé en juin son pronostic de croissance pour l'Allemagne cette année, à 2,0% contre 2,5% auparavant et le Fonds monétaire international (FMI) s'est également montré plus prudent, ne tablant plus que sur 2,2% de hausse du PIB pour 2018.

Non seulement ce chiffre dépasse la croissance de 0,4% attendue par les analystes du service Factset entre mars et juin par rapport aux trois mois précédents, mais le PIB du premier trimestre a lui même été révisé en hausse, à +0,4% contre +0,3% initialement publié. "L'Allemagne a réalisé une impressionnante performance du côté de la croissance au second trimestre, défiant le sentiment négatif suscité par les tensions commerciales", résume Carsten Brzeski analyste chez ING Diba. La première économie européenne, lancée selon M. Brzeski dans une "décennie dorée", rattrape le rythme de la fin 2017, année marquée par des croissances trimestrielles de 1,1%, 0,5%, 0,6% puis 0,5% - réévaluées par Destatis mardi. Au total, elle aligne un seizième trimestre consécutif de hausse de son PIB, soit le plus long cycle de croissance depuis 1991, alors que le pays sortait juste de sa Réunification. L'Allemagne se distingue nettement au sein de la zone euro, où la croissance a encore ralenti au deuxième trimestre. Comme les trimestres précédents, l'économie allemande a été principalement soutenue par la demande intérieure, soit la consommation des ménages, stimulée par des salaires en hausse et par la construction de logements sur fond de taux bas. "La demande intérieure et le boom de la construction continuent de soutenir le marché intérieur. Mais ce n'est pas du tout suffisant dans un environnement international aussi incertain", nuance dans un communiqué la chambre commerciale et d'industrie allemande DIHK, qui appelle à plus d'investissements publics. Avec une "légère" hausse de l'ensemble des investissements, ce poste est une nouvelle fois le point faible du pays, à qui ses partenaires reprochent souvent d'accumuler sans dépenser. Les importations comme les exportations, décisives pour une nation industrielle tournée vers l'extérieur, ont également augmenté au deuxième trimestre, une prouesse au milieu des tirs croisés de mesures protectionnistes échangés par Washington et ses partenaires commerciaux, dont l'UE et la Chine. Mais si la croissance allemande ne perd pas de sa superbe dans cette période trouble, pour les milieux d'affaires, rien ne garantit qu'elle va continuer sur sa lancée. Côté prévisions, la Bundesbank avait fortement abaissé en juin son pronostic de croissance pour l'Allemagne cette année, à 2,0% contre 2,5% auparavant et le Fonds monétaire international (FMI) s'est également montré plus prudent, ne tablant plus que sur 2,2% de hausse du PIB pour 2018.