Selon un amendement à la loi sur la banque centrale, le taux de la devise bulgare, le lev, sera décidé avec les pays membres de la zone euro et la BCE. Il était jusqu'alors fixé par la Banque centrale sur instruction du parlement et maintenu inchangé depuis 1999. "Ce texte incontournable lève le dernier obstacle formel à l'entrée espérée fin avril dans 'l'antichambre' de l'euro", a déclaré l'économiste Petar Ganev de l'Institut d'économie du marché à Sofia. Membre le plus pauvre de l'UE, la Bulgarie a maintenu sa devise, le lev, adossée à l'euro depuis 1999, à un cours fixe. Le mécanisme de taux de change ERM II, dit "l'antichambre de l'euro", prévoit que la monnaie d'un pays candidat puisse fluctuer dans une fourchette de plus ou moins 15%. La Bulgarie devra rester au sein de ce mécanisme au moins deux ans avant d'adopter l'euro, possiblement en 2023. Des interprétations contradictoires du nouveau texte législatif ont alimenté ces derniers jours des rumeurs et des messages de panique sur les réseaux sociaux, en lien avec une éventuelle fluctuation du lev. Les Bulgares restent marqués par le souvenir d'une grave crise économique en 1996-97 accompagnée de la faillite de 14 banques et d'une hyperinflation dépassant 300%. La Bulgarie a alors établi, sous la pression du FMI, un mécanisme d'austérité -le directoire financier (currency board)- introduisant un cours fixe qui a stoppé l'inflation et maintient une dette publique parmi les plus basses de l'UE (19,9% du PIB à la fin 2019). Même la faillite, en 2015, de la quatrième banque du pays n'a pas ébranlé ce cours fixe, ni le système bancaire. La banque centrale bulgare a informé la BCE que le directoire financier (currency board) sera maintenu jusqu'à l'adoption de l'euro. Afin de rassurer, les partis parlementaires ont adopté dès jeudi dernier une résolution stipulant que le taux de change au sein du mécanisme ERM II demeurera au taux actuel, soit 1,95583 lev pour un euro.

Selon un amendement à la loi sur la banque centrale, le taux de la devise bulgare, le lev, sera décidé avec les pays membres de la zone euro et la BCE. Il était jusqu'alors fixé par la Banque centrale sur instruction du parlement et maintenu inchangé depuis 1999. "Ce texte incontournable lève le dernier obstacle formel à l'entrée espérée fin avril dans 'l'antichambre' de l'euro", a déclaré l'économiste Petar Ganev de l'Institut d'économie du marché à Sofia. Membre le plus pauvre de l'UE, la Bulgarie a maintenu sa devise, le lev, adossée à l'euro depuis 1999, à un cours fixe. Le mécanisme de taux de change ERM II, dit "l'antichambre de l'euro", prévoit que la monnaie d'un pays candidat puisse fluctuer dans une fourchette de plus ou moins 15%. La Bulgarie devra rester au sein de ce mécanisme au moins deux ans avant d'adopter l'euro, possiblement en 2023. Des interprétations contradictoires du nouveau texte législatif ont alimenté ces derniers jours des rumeurs et des messages de panique sur les réseaux sociaux, en lien avec une éventuelle fluctuation du lev. Les Bulgares restent marqués par le souvenir d'une grave crise économique en 1996-97 accompagnée de la faillite de 14 banques et d'une hyperinflation dépassant 300%. La Bulgarie a alors établi, sous la pression du FMI, un mécanisme d'austérité -le directoire financier (currency board)- introduisant un cours fixe qui a stoppé l'inflation et maintient une dette publique parmi les plus basses de l'UE (19,9% du PIB à la fin 2019). Même la faillite, en 2015, de la quatrième banque du pays n'a pas ébranlé ce cours fixe, ni le système bancaire. La banque centrale bulgare a informé la BCE que le directoire financier (currency board) sera maintenu jusqu'à l'adoption de l'euro. Afin de rassurer, les partis parlementaires ont adopté dès jeudi dernier une résolution stipulant que le taux de change au sein du mécanisme ERM II demeurera au taux actuel, soit 1,95583 lev pour un euro.