"Une grande partie de l'économie est temporairement à l'arrêt, par conséquent l'activité économique dans la zone euro va se contracter considérablement", a estimé la dirigeante française dans ce texte, publié notamment dans Le Figaro en France, le Handelsblatt en Allemagne, le Financial Times au Royaume Uni, la Repubblica en Italie et El Mundo en Espagne.

Cette tribune a été diffusée au lendemain de l'annonce par l'institut monétaire d'un plan massif de 750 milliards d'euros pour tenter de soutenir l'économie européenne face à l'impact de l'épidémie.

Et si cela ne devait pas suffire, la BCE fera "tout ce qui est nécessaire dans le cadre de (son) mandat pour aider la zone euro à surmonter cette crise", car l'institution "est au service des Européens", martèle la présidente française.

Elle a pris ses fonctions en novembre et la crise du coronavirus constitue son baptême du feu.

L'ancienne ministre a fait l'objet de critiques pour sa communication hasardeuse autour de la gestion de cette crise, lors de l'annonce la semaine dernière d'un premier plan de soutien de la part de la BCE.

Elle avait alors donné le sentiment de ne pas vouloir se préoccuper des pays de la zone euro, comme l'Italie, durement frappés par la propagation du virus et qui voient le coût de leurs emprunts sur les marchés grimper.

Mme Lagarde avait dû dans la foulée clarifier ses propos.

Son premier plan a aussi été jugé insuffisant par le président français Emmanuel Macron notamment.

Ce dernier s'est en revanche félicité du suivant annoncé mercredi soir et consistant en un plan massif de rachat de dette d'Etat et d'entreprises pour inciter les banques européennes à continuer à prêter et ainsi à soutenir emploi et production.

Si la BCE a été amenée à sortir l'artillerie lourde mercredi soir, c'est parce que "les conditions financières dans la zone euro se sont nettement détériorées" ces derniers jours, et que "notre évaluation de la situation économique s'est assombrie", explique Mme Lagarde dans sa tribune.

Le dispositif d'"urgence" face à la pandémie représente "7,3 % du PIB de la zone euro" et a pour but d'offrir une bouffée d'oxygène à une économie grippée par le virus.

Mais si la politique monétaire a apporté une réponse forte, "les politiques sanitaires et budgétaires sont au premier plan", met-elle en avant.

Une manière d'appeler les gouvernements à délier eux aussi les cordons de la Bourse.

Ses exhortations adressées aux Etats européens il y a une semaine, puis lors de réunions de l'Eurogroupe à Bruxelles, pour que ceux-ci apportent une réponse budgétaire coordonnée à la crise, sont restées pour le moment lettre morte.

Chaque pays joue pour le moment surtout sa propre partition, tout comme dans le domaine sanitaire ou, dans une certaine mesure, dans celui du contrôle aux frontières.

Sur la question budgétaire M. Macron est sur la même ligne que Mme Lagarde.

"A nous, Etats européens, d'être au rendez-vous par nos interventions budgétaires et une plus grande solidarité financière au sein de la zone euro", a-t-il dit mercredi.

Traditionnellement plus orthodoxe, l'Allemagne est plus prudente sur le sujet mais elle a mis de l'eau dans son vin. Selon des médias allemands, Berlin pourrait assouplir dimanche ses règles en matière budgétaire afin de pouvoir faire du déficit.

"Une grande partie de l'économie est temporairement à l'arrêt, par conséquent l'activité économique dans la zone euro va se contracter considérablement", a estimé la dirigeante française dans ce texte, publié notamment dans Le Figaro en France, le Handelsblatt en Allemagne, le Financial Times au Royaume Uni, la Repubblica en Italie et El Mundo en Espagne.Cette tribune a été diffusée au lendemain de l'annonce par l'institut monétaire d'un plan massif de 750 milliards d'euros pour tenter de soutenir l'économie européenne face à l'impact de l'épidémie.Et si cela ne devait pas suffire, la BCE fera "tout ce qui est nécessaire dans le cadre de (son) mandat pour aider la zone euro à surmonter cette crise", car l'institution "est au service des Européens", martèle la présidente française.Elle a pris ses fonctions en novembre et la crise du coronavirus constitue son baptême du feu.L'ancienne ministre a fait l'objet de critiques pour sa communication hasardeuse autour de la gestion de cette crise, lors de l'annonce la semaine dernière d'un premier plan de soutien de la part de la BCE.Elle avait alors donné le sentiment de ne pas vouloir se préoccuper des pays de la zone euro, comme l'Italie, durement frappés par la propagation du virus et qui voient le coût de leurs emprunts sur les marchés grimper. Mme Lagarde avait dû dans la foulée clarifier ses propos.Son premier plan a aussi été jugé insuffisant par le président français Emmanuel Macron notamment.Ce dernier s'est en revanche félicité du suivant annoncé mercredi soir et consistant en un plan massif de rachat de dette d'Etat et d'entreprises pour inciter les banques européennes à continuer à prêter et ainsi à soutenir emploi et production.Si la BCE a été amenée à sortir l'artillerie lourde mercredi soir, c'est parce que "les conditions financières dans la zone euro se sont nettement détériorées" ces derniers jours, et que "notre évaluation de la situation économique s'est assombrie", explique Mme Lagarde dans sa tribune. Le dispositif d'"urgence" face à la pandémie représente "7,3 % du PIB de la zone euro" et a pour but d'offrir une bouffée d'oxygène à une économie grippée par le virus.Mais si la politique monétaire a apporté une réponse forte, "les politiques sanitaires et budgétaires sont au premier plan", met-elle en avant. Une manière d'appeler les gouvernements à délier eux aussi les cordons de la Bourse.Ses exhortations adressées aux Etats européens il y a une semaine, puis lors de réunions de l'Eurogroupe à Bruxelles, pour que ceux-ci apportent une réponse budgétaire coordonnée à la crise, sont restées pour le moment lettre morte.Chaque pays joue pour le moment surtout sa propre partition, tout comme dans le domaine sanitaire ou, dans une certaine mesure, dans celui du contrôle aux frontières.Sur la question budgétaire M. Macron est sur la même ligne que Mme Lagarde."A nous, Etats européens, d'être au rendez-vous par nos interventions budgétaires et une plus grande solidarité financière au sein de la zone euro", a-t-il dit mercredi.Traditionnellement plus orthodoxe, l'Allemagne est plus prudente sur le sujet mais elle a mis de l'eau dans son vin. Selon des médias allemands, Berlin pourrait assouplir dimanche ses règles en matière budgétaire afin de pouvoir faire du déficit.