Le Comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre (BoE) a, en outre, décidé à l'unanimité de maintenir le taux directeur de l'institution à 0,75% et de poursuivre le programme de rachat d'actifs.

Pour 2019, l'institution s'attend désormais à une croissance de 1,5%, soit 0,3 point de plus qu'en février, selon son rapport trimestriel sur l'inflation, publié jeudi. La prévision de croissance a également été relevée pour 2020, à 1,6% (+0,1 point).

Pour expliquer ce regain d'optimisme, la Banque d'Angleterre a souligné la bonne performance de l'économie britannique, dont le PIB pourrait croître, selon elle, de 0,5% au premier trimestre, notamment du fait de la constitution de stocks dans la perspective du divorce avec l'Union européenne.

En outre, elle formule l'hytpohèse que les entreprises interrogées dans le cadre d'enquêtes de conjoncture ont "surestimé les récents développements", engendrant de fait "un biais pessimiste" comparable à celui observé dans la période qui avait immédiatement suivi le référendum en 2016.

Le mois de mars et les premières semaines d'avril ont en effet été marqués par les rebondissements politiques incessants autour du Brexit, qui se sont conclus par deux reports successifs.

Alors que la sortie du Royaume-Uni pourrait n'avoir finalement lieu que le 31 octobre 2019, les responsables de la Banque d'Angleterre ont souligné que la crainte des investisseurs concernant la probabilité d'un Brexit sans accord et sans transition avait diminué.

La Banque d'Angleterre, elle aussi, continue de tabler sur un divorce à l'amiable avec une période de transition, tout en se répétant prête à faire face à n'importe quelle éventualité.