Vers 14H00 GMT (16H00 à Bruxelles), l'once d'or est montée à 1.510,50 dollars, soit une hausse de 2,4% par rapport à mardi soir.

Le métal jaune avait déjà atteint des plus hauts en six ans lundi et mardi, alors que la devise chinoise a chuté en début de semaine à un niveau plus vu depuis 2008, provoquant l'ire de Donald Trump.

L'évolution des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, en guerre monétaire, est pour le moment "plutôt symbolique", a expliqué Craig Erlam, analyste pour Oanda.

Mais les relations pourraient "encore se détériorer et encourager des taxes douanières plus agressives ainsi qu'une nouvelle rupture des négociations, ce qui suscite davantage d'aversion au risque sur les marchés", a-t-il poursuivi.

L'or est généralement considéré comme une valeur refuge et a donc tendance à s'apprécier en période d'incertitudes économiques ou politiques.

Depuis début juin, le métal jaune a gagné plus de 15%.

Mercredi, l'or a également "probablement profité des baisses de taux opérées par les banques centrales de Nouvelle-Zélande et d'Inde", a souligné Daniel Briesemann, analyste pour Commerzbank.

"Les taux d'intérêt dans les deux pays ont été abaissés plus qu'attendu la nuit dernière, ce qui pourrait encourager d'autres banques centrales à faire de même", a ajouté M. Briesemann.

Le président américain n'a d'ailleurs pas manqué de réitérer mercredi dans une longue série de tweets ses diatribes contre la Banque centrale américaine (Fed), exigeant qu'elle réduise les taux "plus vite et plus fort" et la traitant d'"incompétente".

Les périodes de politiques monétaires accommodantes, en abaissant le loyer de l'argent, rendent l'or plus intéressant comparativement, malgré son absence de rendement.