KBC a annoncé mercredi un investissement d'un milliard et demi d'euros dans la transformation numérique de la banque. Les investissements seront en conséquence quatre fois plus importants qu'il y a quelques années, est-il précisé.
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KBC a annoncé mercredi un investissement d'un milliard et demi d'euros dans la transformation numérique de la banque. Les investissements seront en conséquence quatre fois plus importants qu'il y a quelques années, est-il précisé."Toujours davantage de personnes utilisent la banque mobile", avance le CEO Johan Thijs. "Depuis que nous avons lancé une app', nous vendons un prêt voiture sur trois via celle-ci." En investissant dans une plateforme informatique numérique ouverte, KBC a le souhait de poursuivre la simplification de son offre produits et des processus sous-jacents, tout en l'accélérant. A l'horizon de 2020, le groupe pense qu'au moins 80% des contacts client se feront de manière numérique. Thijs souligne que les clients définiront eux-mêmes le tempo du passage des canaux physiques vers les canaux numériques. Or, si les prévisions se révèlent exactes, cela aura un impact sur le réseau d'agences, reconnaît l'homme à la tête de KBC.Thijs: "Il est évident que nous ne maintiendrons pas des canaux ouverts s'ils ne sont pas utilisés. S'il s'avérait que nos clients abandonnent les agences, une réduction du réseau sera inévitable."Thijs dément que le gain d'efficacité soit l'objectif à la base de l'investissement dans la numérisation. "Nous le faisons parce que le comportement des consommateurs change et que nous visons une progression de nos revenus annuels d'au moins 2,25%. Mais si nous pouvons par là même récolter des fruits sous forme de gain d'efficacité, nous ne le négligerons certes pas. Pour assurer un financement d'un milliard et demi, il faut trouver l'argent quelque part.KBC réaffirme ne pas avoir de plans de licenciements. Chaque année, plus de 500 personnes quittent le bancassureur belge de manière naturelle. Ensuite, d'importants programmes ont été lancés pour recycler les collaborateurs et leur permettre d'acquérir suffisamment de compétences numériques.