"C'est tellement injuste d'attaquer les Banques centrales, quand il s'agit de leur indépendance", a déclaré le patron de l'exécutif européen invité au forum annuel de la BCE au Portugal, à Sintra.

Mardi, le bouillant président américain, engagé depuis des mois dans un bras de fer avec l'Europe en matière commerciale, avait estimé que Mario Draghi donnait "un avantage injuste pour concurrencer les Etats-Unis" en suggérant qu'il allait baisser à nouveau les taux d'intérêt pour stimuler l'inflation, des propos ayant immédiatement fait chuter l'euro par rapport au dollar.

Dans la nuit de mardi, M. Trump s'en est aussi pris à la Réserve fédérale américaine (Fed) qui a augmenté ses taux ces dernières années et ainsi refusé "des conditions égales pour tous", par rapport à la politique monétaire plus accommodante en Europe.

Mario Draghi, ou "Mario D" comme l'appelle Donald Trump dans ses tweets, s'était lui défendu de vouloir agir sur les taux de change, répondant à la question d'une journaliste sur le sujet.

"L'un des grands pouvoirs et responsabilités d'un banquier central est que vous pouvez déplacer des marchés avec une seule ligne dans un discours", a salué de son côté M. Juncker.