ING a laissé passer des millions d'euros d'entreprises impliquées dans du blanchiment d'argent

06/03/19 à 16:13 - Mise à jour à 16:13

Source: Belga

L'enquête journalistique sur un vaste blanchiment d'argent mis en place par la banque russe Troika révèle que la banque ING, par l'intermédiaire d'une succursale en Russie, a laissé passer des millions d'euros d'entreprises impliquées dans ce blanchiment, rapportent mercredi le journal néerlandais Trouw, la plateforme pour l'investigation journalistique Investico et le magazine De Groene Amsterdammer.

ING a laissé passer des millions d'euros d'entreprises impliquées dans du blanchiment d'argent

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Et ce alors que la banque savait que les entreprises pouvaient être impliquées dans de telles pratiques. En 2009, ING avait signalé à l'autorité de régulation belge l'une de ces sociétés, qui avait également effectué des transactions bancaires avec la banque lituanienne Ukio.

Les documents internes d'Ukio Bank ont été passés à la loupe et ont exposé l'affaire 'Troika Laundromat', un vaste blanchiment d'argent mis en place par la Troika Bank, qui a permis d'envoyer des milliards d'euros d'argent suspect via l'Ukio Bank vers l'Europe.

La société chypriote Popat Holdings est pointée du doigt et avait un compte bancaire chez ING à Moscou de 2006 à 2013. Popat était gérée et contrôlée par la banque russe Troika et avait aussi un compte auprès de la lituanienne Ukio. Des centaines de millions ont fait des va-et-vient depuis Popat vers d'autres entreprises.

L'information a fait baisser l'action d'ING. Vers 14h30, elle accusait une perte d'environ 4,5%.

En outre, la Bank of Scotland (RBS) enquête sur des allégations d'implications dans des opérations de blanchiment d'unités commerciales acquises auprès d'ABN AMRO, a indiqué un porte-parole. Trouw et De Groene Amsterdammer ont écrit cette semaine que les banques néerlandaises avaient formé un lien dans l'opération de blanchiment russe. Via une unité d'ABN AMRO, 190 millions d'euros d'argent douteux auraient été acheminés. RBS est légalement responsable d'éventuels faux pas commis par cette branche de l'entreprise, reprise en 2008 par des Britanniques. Un porte-parole a précisé que la RBS prenait les accusations de blanchiment "au sérieux" mais n'a pas donné de détails spécifiques à propos des transactions.

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