Etats-Unis

La Maison Blanche et le Sénat se sont finalement entendus sur un programme de soutien à l'économie de quelque 2.000 milliards de dollars. Un vote devait encore intervenir formellement mercredi et les détails de ce "plus vaste plan de sauvetage de l'histoire américaine", selon les propos du chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, n'étaient pas encore connus. Mais son annonce a suffi à redonner des couleurs aux Bourses mondiales, et mardi, Wall Street s'était envolée en anticipant cet accord.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a par ailleurs appelé l'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole, à "rassurer les marchés énergétiques et financiers" face à la crise économique mondiale qui se profile. Ryad, en pleine guerre avec Moscou sur les prix de l'or noir, doit organiser jeudi un sommet virtuel des dirigeants du G20 des principaux pays riches et émergents sur la crise sanitaire due au nouveau coronavirus.

Union européenne

Les ministres européens des finances sont restés divisés mardi soir sur des mesures coordonnées de relance, laissant ce soin à leurs dirigeants respectifs.

En Allemagne, première économie européenne, le parlement a toutefois voté mercredi des mesures d'un montant de 1.100 milliards d'euros avec notamment des emprunts à hauteur de 156 milliards d'euros pour soutenir entreprises, salariés et système de santé, ainsi que des centaines de milliards de garanties pour les prêts bancaires aux entreprises. Cet ensemble de mesures sans précédent va désormais être soumis à la chambre haute, le Bundesrat, qui représente les Etats régionaux.

En France, le gouvernement a enclenché mardi un mécanisme de garantie d'Etat pour les prêts aux entreprises pour un montant pouvant atteindre jusqu'à 300 milliards d'euros, pour pallier les problèmes de trésorerie. Des assouplissements au droit du travail ont été également décidés mercredi. Egalement prévus: la création d'un fonds de solidarité doté d'un milliard d'euros, orienté vers les très petites entreprises, micro-entreprises et indépendants; des aides pour le secteur du voyage; ou encore une adaptation des règles des marchés publics et de déploiement des réseaux de communication électroniques pour les renforcer plus rapidement.

Neuf dirigeants européens, dont le Français Emmanuel Macron et l'Italien Giuseppe Conte, ont pour leur part appelé à la création de "corona bonds" afin de disposer de fonds importants face à la crise sanitaire, dans une lettre adressée mercredi au président du Conseil européen Charles Michel. "Nous devons travailler à un instrument de dette commun émis par une institution européenne pour lever des fonds sur le marché (...) au profit de tous les États membres (...) pour faire face aux dommages causés par le coronavirus", écrivent ces dirigeants, dans un courrier obtenu par l'AFP.

Suisse

La banque centrale suisse a encore assoupli l'accès au crédit mercredi en créant une nouvelle facilité de refinancement qui doit permettre aux banques de disposer de suffisamment de liquidités pour soutenir l'économie face au choc de la pandémie. Cette facilité sera disponible dès jeudi.

FMI et Banque mondiale

Les deux organisations multilatérales ont demandé mercredi aux créanciers bilatéraux des pays les plus pauvres "de geler les remboursements de dettes" afin que ces pays puissent dégager de l'argent pour combattre la pandémie de nouveau coronavirus. Elles ont demandé au G20 de les charger de cette tâche d'évaluation pour faire la liste des pays dont le fardeau de la dette est insoutenable et pour travailler à une restructuration.

Etats-UnisLa Maison Blanche et le Sénat se sont finalement entendus sur un programme de soutien à l'économie de quelque 2.000 milliards de dollars. Un vote devait encore intervenir formellement mercredi et les détails de ce "plus vaste plan de sauvetage de l'histoire américaine", selon les propos du chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, n'étaient pas encore connus. Mais son annonce a suffi à redonner des couleurs aux Bourses mondiales, et mardi, Wall Street s'était envolée en anticipant cet accord.Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a par ailleurs appelé l'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole, à "rassurer les marchés énergétiques et financiers" face à la crise économique mondiale qui se profile. Ryad, en pleine guerre avec Moscou sur les prix de l'or noir, doit organiser jeudi un sommet virtuel des dirigeants du G20 des principaux pays riches et émergents sur la crise sanitaire due au nouveau coronavirus.Union européenneLes ministres européens des finances sont restés divisés mardi soir sur des mesures coordonnées de relance, laissant ce soin à leurs dirigeants respectifs. En Allemagne, première économie européenne, le parlement a toutefois voté mercredi des mesures d'un montant de 1.100 milliards d'euros avec notamment des emprunts à hauteur de 156 milliards d'euros pour soutenir entreprises, salariés et système de santé, ainsi que des centaines de milliards de garanties pour les prêts bancaires aux entreprises. Cet ensemble de mesures sans précédent va désormais être soumis à la chambre haute, le Bundesrat, qui représente les Etats régionaux.En France, le gouvernement a enclenché mardi un mécanisme de garantie d'Etat pour les prêts aux entreprises pour un montant pouvant atteindre jusqu'à 300 milliards d'euros, pour pallier les problèmes de trésorerie. Des assouplissements au droit du travail ont été également décidés mercredi. Egalement prévus: la création d'un fonds de solidarité doté d'un milliard d'euros, orienté vers les très petites entreprises, micro-entreprises et indépendants; des aides pour le secteur du voyage; ou encore une adaptation des règles des marchés publics et de déploiement des réseaux de communication électroniques pour les renforcer plus rapidement.Neuf dirigeants européens, dont le Français Emmanuel Macron et l'Italien Giuseppe Conte, ont pour leur part appelé à la création de "corona bonds" afin de disposer de fonds importants face à la crise sanitaire, dans une lettre adressée mercredi au président du Conseil européen Charles Michel. "Nous devons travailler à un instrument de dette commun émis par une institution européenne pour lever des fonds sur le marché (...) au profit de tous les États membres (...) pour faire face aux dommages causés par le coronavirus", écrivent ces dirigeants, dans un courrier obtenu par l'AFP.SuisseLa banque centrale suisse a encore assoupli l'accès au crédit mercredi en créant une nouvelle facilité de refinancement qui doit permettre aux banques de disposer de suffisamment de liquidités pour soutenir l'économie face au choc de la pandémie. Cette facilité sera disponible dès jeudi.FMI et Banque mondialeLes deux organisations multilatérales ont demandé mercredi aux créanciers bilatéraux des pays les plus pauvres "de geler les remboursements de dettes" afin que ces pays puissent dégager de l'argent pour combattre la pandémie de nouveau coronavirus. Elles ont demandé au G20 de les charger de cette tâche d'évaluation pour faire la liste des pays dont le fardeau de la dette est insoutenable et pour travailler à une restructuration.