"Ramener l'inflation à 2% (cible de la Fed, NDLR) ne se fera pas sans douleur", a déclaré Jerome Powell dans une interview à Marketplace, l'émission économique quotidienne de la radio publique NPR. Mais, a-t-il estimé, "le plus douloureux serait d'échouer à la contrer et que l'inflation reste ancrée dans l'économie à des niveaux élevés".

Le patron de la Fed s'était jusqu'à présent dit confiant dans le fait que l'institution parviendrait à ralentir l'inflation sans pour autant freiner l'économie. "Nous avons les outils", a-t-il martelé. "Notre objectif, bien sûr, est de ramener l'inflation à 2% sans que l'économie n'entre en récession, ou en conservant un marché du travail assez solide", a-t-il souligné.

Mais les choses pourraient s'avérer plus compliquées qu'initialement anticipé: "la question de savoir si nous pouvons exécuter un atterrissage en douceur ou non, cela peut en réalité dépendre de facteurs que nous ne contrôlons pas". "Un atterrissage en douceur signifie simplement ramener l'inflation à 2% tout en conservant un marché du travail solide. Et c'est assez difficile à réaliser en ce moment", a-t-il reconnu.

La Fed a commencé à relever ses taux pour ralentir la demande, d'abord d'un quart de point de pourcentage en mars, puis d'un demi-point le 4 mai - la plus forte hausse depuis plus de 20 ans. Les taux directeurs sont désormais compris entre 0,75 et 1,00%. Et de nouvelles hausses sont à prévoir jusqu'à la fin de l'année.

"Si l'économie évolue à peu près comme prévu, il serait approprié qu'il y ait des hausses supplémentaires de 50 points de base (un demi-point, NDLR) lors des deux prochaines réunions", a-t-il souligné, précisant que "si les choses se passent mieux que prévu, nous sommes prêts à faire moins. Si c'est pire que prévu, nous sommes prêts à faire plus".

L'inflation s'est élevée en mars à 6,6% sur un an, son plus haut niveau depuis 1982, selon l'indice PCE, privilégié par la Banque centrale américaine.

Les données pour avril d'un autre indice, le CPI, sur lequel sont indexées notamment les retraites, ont été publiées mercredi, et ont montré un très léger ralentissement, à 8,3% sur un an, contre 8,5% en mars.

"Ramener l'inflation à 2% (cible de la Fed, NDLR) ne se fera pas sans douleur", a déclaré Jerome Powell dans une interview à Marketplace, l'émission économique quotidienne de la radio publique NPR. Mais, a-t-il estimé, "le plus douloureux serait d'échouer à la contrer et que l'inflation reste ancrée dans l'économie à des niveaux élevés". Le patron de la Fed s'était jusqu'à présent dit confiant dans le fait que l'institution parviendrait à ralentir l'inflation sans pour autant freiner l'économie. "Nous avons les outils", a-t-il martelé. "Notre objectif, bien sûr, est de ramener l'inflation à 2% sans que l'économie n'entre en récession, ou en conservant un marché du travail assez solide", a-t-il souligné. Mais les choses pourraient s'avérer plus compliquées qu'initialement anticipé: "la question de savoir si nous pouvons exécuter un atterrissage en douceur ou non, cela peut en réalité dépendre de facteurs que nous ne contrôlons pas". "Un atterrissage en douceur signifie simplement ramener l'inflation à 2% tout en conservant un marché du travail solide. Et c'est assez difficile à réaliser en ce moment", a-t-il reconnu. La Fed a commencé à relever ses taux pour ralentir la demande, d'abord d'un quart de point de pourcentage en mars, puis d'un demi-point le 4 mai - la plus forte hausse depuis plus de 20 ans. Les taux directeurs sont désormais compris entre 0,75 et 1,00%. Et de nouvelles hausses sont à prévoir jusqu'à la fin de l'année. "Si l'économie évolue à peu près comme prévu, il serait approprié qu'il y ait des hausses supplémentaires de 50 points de base (un demi-point, NDLR) lors des deux prochaines réunions", a-t-il souligné, précisant que "si les choses se passent mieux que prévu, nous sommes prêts à faire moins. Si c'est pire que prévu, nous sommes prêts à faire plus". L'inflation s'est élevée en mars à 6,6% sur un an, son plus haut niveau depuis 1982, selon l'indice PCE, privilégié par la Banque centrale américaine. Les données pour avril d'un autre indice, le CPI, sur lequel sont indexées notamment les retraites, ont été publiées mercredi, et ont montré un très léger ralentissement, à 8,3% sur un an, contre 8,5% en mars.