M. Powell a estimé devant la commission bancaire du Sénat que "le moment est probablement venu de ne plus utiliser ce mot", et que "les risques d'une inflation plus persistante se sont accrus".

Cela marque un changement de ton important. En effet, depuis des mois, la Fed martèle que l'inflation ne devrait pas durer et qu'elle est due à des facteurs transitoires liés à la reprise.

Mais avec une inflation qui a accéléré en particulier cet automne au point d'atteindre un rythme record, les responsables de la puissante institution monétaire ont commencé à nuancer leur discours, prenant acte d'une hausse des prix plus tenace qu'anticipé dans certains secteurs.

La hausse des prix est aux États-Unis au plus haut depuis 31 ans, et elle s'est accélérée en octobre à 5% sur un an, selon l'indice PCE du département du Commerce, la mesure privilégiée par la Fed.

Cette inflation pourrait justifier d'accélérer le rythme de réduction des achats d'actifs, a reconnu Jerome Powell.

"À ce stade, l'économie est très forte et les pressions inflationnistes sont élevées et il est donc approprié, à mon avis, d'envisager de conclure quelques mois plus tôt (que prévu) la réduction de nos achats d'actifs", laquelle avait déjà été annoncée lors de la réunion de novembre, a-t-il détaillé.

Le rythme de réduction, tel qu'envisagé en novembre, aurait abouti à ce que les achats d'actifs prennent fin en juin 2022, ce qui ouvrait alors la porte à une hausse des taux, qui est l'outil habituel de la Fed pour lutter contre l'inflation.

Dans le contexte inédit du Covid-19, la banque centrale avait jusqu'ici maintenu son soutien à l'économie pour ne pas risquer de pénaliser un marché de l'emploi pas encore remis de la crise.

La prochaine réunion de la Fed est prévue les 14 et 15 décembre, et "nous aurons alors de plus amples données et nous en saurons plus sur le nouveau variant", Omicron, a également souligné M. Powell.

Son émergence risque en effet à la fois d'accentuer les pressions inflationnistes et de peser sur l'emploi, compliquant encore la tâche de la Fed.

"Pour le moment, c'est un risque, ça n'a pas vraiment été pris en compte dans nos prévisions", a détaillé M. Powell.

Ce nouveau variant, qui menace de ralentir la reprise économique, a en effet été signalé il y a huit jours à l'Organisation mondiale du commerce.

M. Powell a estimé devant la commission bancaire du Sénat que "le moment est probablement venu de ne plus utiliser ce mot", et que "les risques d'une inflation plus persistante se sont accrus".Cela marque un changement de ton important. En effet, depuis des mois, la Fed martèle que l'inflation ne devrait pas durer et qu'elle est due à des facteurs transitoires liés à la reprise.Mais avec une inflation qui a accéléré en particulier cet automne au point d'atteindre un rythme record, les responsables de la puissante institution monétaire ont commencé à nuancer leur discours, prenant acte d'une hausse des prix plus tenace qu'anticipé dans certains secteurs.La hausse des prix est aux États-Unis au plus haut depuis 31 ans, et elle s'est accélérée en octobre à 5% sur un an, selon l'indice PCE du département du Commerce, la mesure privilégiée par la Fed.Cette inflation pourrait justifier d'accélérer le rythme de réduction des achats d'actifs, a reconnu Jerome Powell."À ce stade, l'économie est très forte et les pressions inflationnistes sont élevées et il est donc approprié, à mon avis, d'envisager de conclure quelques mois plus tôt (que prévu) la réduction de nos achats d'actifs", laquelle avait déjà été annoncée lors de la réunion de novembre, a-t-il détaillé.Le rythme de réduction, tel qu'envisagé en novembre, aurait abouti à ce que les achats d'actifs prennent fin en juin 2022, ce qui ouvrait alors la porte à une hausse des taux, qui est l'outil habituel de la Fed pour lutter contre l'inflation.Dans le contexte inédit du Covid-19, la banque centrale avait jusqu'ici maintenu son soutien à l'économie pour ne pas risquer de pénaliser un marché de l'emploi pas encore remis de la crise.La prochaine réunion de la Fed est prévue les 14 et 15 décembre, et "nous aurons alors de plus amples données et nous en saurons plus sur le nouveau variant", Omicron, a également souligné M. Powell.Son émergence risque en effet à la fois d'accentuer les pressions inflationnistes et de peser sur l'emploi, compliquant encore la tâche de la Fed."Pour le moment, c'est un risque, ça n'a pas vraiment été pris en compte dans nos prévisions", a détaillé M. Powell.Ce nouveau variant, qui menace de ralentir la reprise économique, a en effet été signalé il y a huit jours à l'Organisation mondiale du commerce.