Sans les charges exceptionnelles pour 3,4 milliards d'euros, le groupe de Francfort aurait dégagé un bénéfice net part du groupe de 231 millions d'euros, en recul de 43% sur un an.

"Nous avons déjà pris des mesures importantes pour mettre en oeuvre notre stratégie et transformer Deutsche Bank. Cela se reflète également dans nos résultats", a commenté Christian Sewing, le patron du groupe depuis 15 mois, cité dans un communiqué.

Le groupe a engrangé 6,2 milliards d'euros de recettes au troisième trimestre, soit une baisse de 6% conforme aux attentes des analystes sondés par Factset.

Le recul est plus marqué (-18%, à 2,9 milliards d'euros) dans la banque d'investissement, l'ancienne division phare du groupe, où vont s'effectuer les principales coupes dans le cadre du plan de restructuration.

Deutsche Bank veut réduire à terme ses coûts de 6 milliards d'euros et retrouver la rentabilité. L'an dernier, elle avait déjà supprimé 6.000 postes.

Pour l'ensemble de l'année, Deutsche Bank prévoit un recul de ses recettes globales et devrait du coup à nouveau plonger dans le rouge, selon toute probabilité, n'ayant dégagé qu'un faible bénéfice en 2018, après trois années consécutives de perte.