"Après analyse méticuleuse", ce rapprochement "n'aurait pas créé de bénéfices suffisants pour compenser des risques, coûts de restructuration et besoins en capital requis par une telle intégration", indiquent les deux premières banques allemandes, reprenant la même formule dans deux communiqués distincts.

Pour le patron de Commerzbank Martin Zielke, "évaluer l'option d'une consolidation allemande", plutôt que d'une union avec une banque étrangère, avait "du sens", mais à condition de s'avérer rentable.

Or le projet, soutenu en coulisses par l'Etat allemand qui détient 15% de Commerzbank, suscite depuis le départ le scepticisme des investisseurs et l'hostilité des syndicats des deux groupes, tant le risque pour l'emploi apparaissait élevé.

Deutsche Bank, sans plus de commentaires, indique de son côté qu'elle va "continuer à étudier toutes les alternatives pour améliorer sa rentabilité à long terme et les rendements pour ses actionnaires".

Le scénario d'une fusion entre nationaux apparaissait en effet semé d'embûches pour ces deux banques empêtrées dans des restructurations douloureuses, des coupes rendues nécessaires après des années de recettes et de rentabilité en berne.