Le président américain Joe Biden a accusé les oligarques de "s'en mettre plein les poches avec l'argent des Russes pendant que les Ukrainiens se cachent dans le métro pour échapper aux tirs aveugles de missiles". Il a affirmé qu'il s'agissait de "maintenir" sur Moscou la "campagne de pression économique la plus forte et unie de l'histoire". Londres et Washington ont sanctionné des membres de "l'élite" russe déjà visés dès lundi par l'Union européenne, en pointe dans la riposte à l'invasion russe de l'Ukraine. Ils ont ainsi décrété un gel des avoirs du milliardaire russe né en Ouzbékistan Alisher Usmanov, déjà mis à l'écart par le club de football anglais d'Everton, et de l'ancien vice-Premier ministre Igor Chouvalov, dirigeant de la banque de développement russe VEB. L'accès aux systèmes financiers britannique et américain leur est bloqué. "Nous frapperons les oligarques et les individus étroitement associés au régime de Poutine et à sa guerre barbare. Nous ne nous arrêterons pas là", a déclaré la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss dans un communiqué. "Notre objectif est de paralyser l'économie russe et d'affamer la machine de guerre de Poutine", a-t-elle prévenu.

- Familles visées -

Côté américain, la liste s'étend à d'autres personnalités "qui continuent de soutenir le président Poutine malgré son invasion brutale de l'Ukraine", dont son fidèle porte-parole Dmitri Peskov. Selon un communiqué de la Maison Blanche, il s'agit aussi de Nikolaï Tokarev, PDG de Transneft, poids lourd du secteur du pétrole et du gaz, Boris et Arkadi Rotenberg, deux frères d'une famille considérée comme très proche de Vladimir Poutine, Sergueï Tchemezov, patron du conglomérat de l'industrie de défense Rostec, et Evgueni Prigojine, autre proche du Kremlin. Washington avait déjà sanctionné la semaine dernière plusieurs personnalités, dont le président Poutine lui-même. Les nouvelles mesures américaines incluent les membres de la famille des personnes visées pour les empêcher de transférer leurs biens à leurs proches. Parallèlement, 19 oligarques russes et 47 membres de leurs familles sont interdits d'entrée aux Etats-Unis, précise la Maison Blanche sans publier leurs noms. Cette nouvelle vague de mesures punitives américaines intervient alors que certains milliardaires russes, sous pression, commencent à prendre leurs distances avec la guerre engagée par Vladimir Poutine.

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- Méga-yacht et jet privé -

Loukoïl, numéro deux du secteur pétrolier russe, a appelé jeudi à "arrêter rapidement" le conflit en Ukraine, devenant la première société nationale d'envergure à s'opposer à l'invasion. Epargné jusqu'ici par les sanctions occcidentales mais sous pression pour sa proximité avec le président russe, Roman Abramovitch a lui mis en vente le club de football anglais de Chelsea, promettant que le "produit net" de cette cession irait aux "victimes de la guerre en Ukraine". Joe Biden a promis, mardi soir lors d'un discours au Congrès, de traquer les "biens mal acquis" des oligarques russes et de saisir leurs "yachts, appartements de luxe et jets privés". La traque se fait en coordination avec les alliés des Etats-Unis, et un des actes les plus tangibles a été la saisie jeudi dans le sud de la France d'un méga-yacht, propriété d'une société liée au patron du géant pétrolier russe Rosneft.

La Maison Blanche prend soin de préciser que les nouvelles sanctions visant Alisher Usmanov concernent aussi "son jet privé, l'un des avions privés les plus grands de Russie", et "son méga-yacht, l'un des plus grands du monde". Washington affirme que ce dernier "vient d'être saisi" par l'Allemagne, même si les autorités allemandes ont démenti cette saisie du bateau dans le port de Hambourg.

Le ministère américain de la Justice a créé mercredi une cellule d'enquêteurs chargés de poursuivre les "oligarques russes corrompus" et ceux qui les aident à contourner les sanctions, mais aussi de saisir leurs biens de luxe. Jeudi, il a annoncé les premières poursuites de cette nature, liées toutefois aux sanctions adoptées après l'annexion de la Crimée par Moscou en 2014. Il a révélé avoir inculpé un producteur audiovisuel américain, John Hanick, soupçonné d'avoir aidé l'oligarque russe Konstantin Malofeïev à créer des chaînes de télévision en Russie, Grèce et Bulgarie, bien qu'il soit visé par ces mesures punitives. Agé de 71 ans, John Hanick a été arrêté il y a un mois à Londres à la demande des Etats-Unis, qui réclament son extradition.

Le président américain Joe Biden a accusé les oligarques de "s'en mettre plein les poches avec l'argent des Russes pendant que les Ukrainiens se cachent dans le métro pour échapper aux tirs aveugles de missiles". Il a affirmé qu'il s'agissait de "maintenir" sur Moscou la "campagne de pression économique la plus forte et unie de l'histoire". Londres et Washington ont sanctionné des membres de "l'élite" russe déjà visés dès lundi par l'Union européenne, en pointe dans la riposte à l'invasion russe de l'Ukraine. Ils ont ainsi décrété un gel des avoirs du milliardaire russe né en Ouzbékistan Alisher Usmanov, déjà mis à l'écart par le club de football anglais d'Everton, et de l'ancien vice-Premier ministre Igor Chouvalov, dirigeant de la banque de développement russe VEB. L'accès aux systèmes financiers britannique et américain leur est bloqué. "Nous frapperons les oligarques et les individus étroitement associés au régime de Poutine et à sa guerre barbare. Nous ne nous arrêterons pas là", a déclaré la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss dans un communiqué. "Notre objectif est de paralyser l'économie russe et d'affamer la machine de guerre de Poutine", a-t-elle prévenu.Côté américain, la liste s'étend à d'autres personnalités "qui continuent de soutenir le président Poutine malgré son invasion brutale de l'Ukraine", dont son fidèle porte-parole Dmitri Peskov. Selon un communiqué de la Maison Blanche, il s'agit aussi de Nikolaï Tokarev, PDG de Transneft, poids lourd du secteur du pétrole et du gaz, Boris et Arkadi Rotenberg, deux frères d'une famille considérée comme très proche de Vladimir Poutine, Sergueï Tchemezov, patron du conglomérat de l'industrie de défense Rostec, et Evgueni Prigojine, autre proche du Kremlin. Washington avait déjà sanctionné la semaine dernière plusieurs personnalités, dont le président Poutine lui-même. Les nouvelles mesures américaines incluent les membres de la famille des personnes visées pour les empêcher de transférer leurs biens à leurs proches. Parallèlement, 19 oligarques russes et 47 membres de leurs familles sont interdits d'entrée aux Etats-Unis, précise la Maison Blanche sans publier leurs noms. Cette nouvelle vague de mesures punitives américaines intervient alors que certains milliardaires russes, sous pression, commencent à prendre leurs distances avec la guerre engagée par Vladimir Poutine.Loukoïl, numéro deux du secteur pétrolier russe, a appelé jeudi à "arrêter rapidement" le conflit en Ukraine, devenant la première société nationale d'envergure à s'opposer à l'invasion. Epargné jusqu'ici par les sanctions occcidentales mais sous pression pour sa proximité avec le président russe, Roman Abramovitch a lui mis en vente le club de football anglais de Chelsea, promettant que le "produit net" de cette cession irait aux "victimes de la guerre en Ukraine". Joe Biden a promis, mardi soir lors d'un discours au Congrès, de traquer les "biens mal acquis" des oligarques russes et de saisir leurs "yachts, appartements de luxe et jets privés". La traque se fait en coordination avec les alliés des Etats-Unis, et un des actes les plus tangibles a été la saisie jeudi dans le sud de la France d'un méga-yacht, propriété d'une société liée au patron du géant pétrolier russe Rosneft.La Maison Blanche prend soin de préciser que les nouvelles sanctions visant Alisher Usmanov concernent aussi "son jet privé, l'un des avions privés les plus grands de Russie", et "son méga-yacht, l'un des plus grands du monde". Washington affirme que ce dernier "vient d'être saisi" par l'Allemagne, même si les autorités allemandes ont démenti cette saisie du bateau dans le port de Hambourg.Le ministère américain de la Justice a créé mercredi une cellule d'enquêteurs chargés de poursuivre les "oligarques russes corrompus" et ceux qui les aident à contourner les sanctions, mais aussi de saisir leurs biens de luxe. Jeudi, il a annoncé les premières poursuites de cette nature, liées toutefois aux sanctions adoptées après l'annexion de la Crimée par Moscou en 2014. Il a révélé avoir inculpé un producteur audiovisuel américain, John Hanick, soupçonné d'avoir aidé l'oligarque russe Konstantin Malofeïev à créer des chaînes de télévision en Russie, Grèce et Bulgarie, bien qu'il soit visé par ces mesures punitives. Agé de 71 ans, John Hanick a été arrêté il y a un mois à Londres à la demande des Etats-Unis, qui réclament son extradition.