BCE

Contrairement à sa grande homologue américaine, la Fed, la Banque centrale européenne (BCE) a jusqu'ici laissé ses taux inchangés, optant pour une autre voie en plusieurs étapes. Le 12 mars, les banques voient leurs exigences de fonds propres assouplies et sont incitées à continuer à prêter aux PME les plus fragiles, pour éviter une vague de faillites.

Mardi, la BCE fournit plus de 100 milliards d'euros de liquidités aux banques, première de treize opérations de refinancement prévues d'ici mi-juin.

Mercredi, enfin, le "bazooka" que réclamaient les marchés et les gouvernements européens: la BCE annonce, après une téléconférence exceptionnelle, un plan d'urgence de 750 milliards d'euros de rachats de dette publique et privée, à réaliser d'ici la fin de l'année, espérant soulager les banques et les inciter à maintenir ou relancer les prêts.

La BCE veut en outre organiser ses emplettes sur le marché de "manière flexible", ce qui laisse penser qu'elle pourrait mettre l'accent sur certains titres souverains en grande difficulté pour calmer les tensions sur leur dette, comme ceux de l'Italie.

Etats-Unis

La Banque centrale américaine, qui multiplie les annonces, propose de soutenir les prêts automobiles ou immobiliers et d'accorder des prêts aux entreprises. Ellea mis en place une nouvelle facilité de financement des créances de court terme ("commercial paper"), qui avait été utilisée pour la dernière fois pendant la crise financière de 2008.

Dimanche, elle avait brutalement abaissé ses taux à zéro, un niveau plus atteint depuis décembre 2008.

En outre, la Fed, la Banque centrale européenne et les Banques centrales du Japon, Royaume-Uni, Canada et de Suisse, ont assoupli les conditions auxquelles elles s'échangent des devises entre elles, afin de pouvoir garantir un approvisionnement suffisant des marchés en dollars.

Côté gouvernement, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin négociait toujours mercredi un gigantesque plan de relance économique, au moment où les élus adoptaient un paquet de mesures sociales de 100 milliards.

Ce plan comprend des mesures phares telles que l'envoi de deux chèques de 1.000 dollars chacun à de nombreux Américains ou encore l'octroi de 300 milliards de dollars pour les petites entreprises "pour assurer la continuité de l'emploi" et 150 milliards pour d'autres secteurs fragiles tels que le tourisme et l'hôtellerie, selon le Washington Post.

Chine

La banque centrale chinoise, qui a débloqué fin février des extensions ou des renouvellements de prêts aux entreprises, a annoncé le 13 mars une baisse du ratio de réserve obligatoire des banques, libérant 550 milliards de yuans (70,6 milliards d'euros) pour soutenir l'économie.

Ce ratio, qui oblige les banques à conserver des liquidités auprès de la banque centrale, a été abaissé dans une proportion d'un demi-point à un point de pourcentage. La dernière baisse remontait au 6 janvier. Pékin avait alors réduit le taux de réserve obligatoire d'un demi-point, injectant environ 100 milliards d'euros dans l'économie.

Italie

L'Italie, le pays le plus touché jusqu'à présent par l'épidémie au sein de l'UE, a cassé sa tirelire et annoncé 25 milliards d'euros pour lutter contre l'épidémie. Le gouvernement espère que ses mesures permettront de générer 340 milliards d'euros de liquidités.

Rome va utiliser son enveloppe pour aider les emprunteurs italiens, notamment à travers la suspension du paiement de certaines échéances de prêts immobiliers et bancaires.

France

En France, le gouvernement a annoncé un allègement, report ou annulation, de charges à hauteur de 32 milliards d'euros sur le seul mois de mars. Ce qui constitue l'essentiel des 45 milliards d'euros de mobilisation "immédiate", annoncée mardi par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Il a aussi largement ouvert le dispositif de chômage partiel et mis en place un fonds de solidarité doté de 2 milliards d'euros environ. Les petites entreprises, les très petites entreprises (TPE) et les microentrepreneurs en difficulté bénéficieront d'une suspension du paiement de leurs factures d'eau, de gaz, d'électricité et de loyers, a annoncé lundi Emmanuel Macron.

L'Etat va garantir à hauteur de 300 milliards d'euros les prêts accordés par les banques aux entreprises touchées par la crise du coronavirus, et n'a finalement pas exclu de soutenir directement certaines entreprises via une intervention à leur capital.

Allemagne

L'Allemagne a annoncé le plus grand plan d'aide aux entreprises de son histoire d'après-guerre, avec des prêts "sans limite" d'une valeur d'au moins 550 milliards d'euros pour commencer.

Dès le 9 mars, elle avait annoncé un paquet de mesures pour soutenir l'économie, comprenant pour les entreprises en difficulté le recours facilité au chômage partiel de leurs salariés, l'octroi de prêts en cas de difficultés de trésorerie et le déblocage d'une enveloppe supplémentaire de 12,8 milliards d'euros sur quatre ans pour les secteurs des transports, de la construction de logement et du secteur numérique notamment.

Le gouvernement a aussi annoncé des mesures d'assouplissement fiscal, comme des règles d'amortissement plus favorables.

Espagne

L'Etat espagnol va garantir jusqu'à 100 milliards d'euros de prêts aux entreprises, a annoncé mardi le chef du gouvernement Pedro Sanchez.

Parmi les autres mesures, l'Etat facilitera le recours aux plans de "suspension temporaire de l'emploi" (forme de chômage partiel qui permet à l'employé de réintégrer ensuite son entreprise). Les travailleurs indépendants auront plus facilement accès à des indemnités chômage.

600 millions d'euros seront destinés au financement d'aides aux plus vulnérables: personnes âgées, familles ayant besoin d'aides pour les connexions internet... Au total, "nous allons mobiliser jusqu'à 200 milliards d'euros", a assuré le socialiste.

Le gouvernement a par ailleurs renforcé "les règles sur les investissements étrangers pour éviter que des entreprises hors-UE puissent prendre le contrôle d'entreprises stratégiques espagnoles", a-t-il encore dit.

Grande-Bretagne

Le gouvernement britannique a promis de soutenir l'économie "quoi qu'il en coûte", annonçant des garanties de l'Etat sur les prêts aux entreprises atteignant 330 milliards de livres et des aides atteignant 20 milliards de livres.

Une semaine plus tôt, le Royaume-Uni avait annoncé un soutien budgétaire de 30 milliards de livres ainsi qu'une baisse conséquente (de 0,75% à 0,25%) et inattendue des taux de la Banque d'Angleterre.

Dans le détail, 12 milliards de livres seront une réponse directe aux conséquences immédiates du coronavirus. Quelque 7 milliards aideront les travailleurs indépendants et les PME, qui sont les plus menacées, tandis que 5 milliards soutiendront le système de santé. Viennent s'ajouter par ailleurs 18 milliards d'autres mesures, notamment envers les services publics ou les infrastructures, pour stimuler l'économie dans son ensemble.

Canada

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé un nouveau plan de 27 milliards de dollars canadiens (17 mds d'euros) d'aides directes aux travailleurs en situation de précarité et aux entreprises canadiennes en difficultés, et de 55 milliards de reports d'impôts.

Ces mesures s'ajoutent à une première enveloppe de 10 milliards de dollars canadiens débloquée vendredi dernier pour aider les entreprises du pays.

La Banque du Canada avait en outre annoncé le 4 mars une baisse de 0,5 point de pourcentage de son taux directeur, la première depuis 2015.

Japon

La Banque du Japon (BoJ) a nettement renforcé sa politique de rachats d'actifs. L'institution monétaire n'a pas modifié son taux sur les dépôts des banques auprès d'elle, rivé à un niveau négatif (-0,1%) depuis janvier 2016, mais a notamment doublé son plafond annuel de rachats de fonds négociés en Bourse (ETF).

Auparavant, le Japon avait débloqué une enveloppe de 13,4 milliards d'euros pour accorder des prêts sans intérêt aux petites et moyennes entreprises.

Australie, Chili, Pologne, FMI...

La Banque centrale d'Australie a réduit jeudi son principal taux directeur d'un quart de point, à 0,25%, soit son plus bas historique, annoncé des mesures de rachat de dette et de soutien au secteur bancaire ainsi qu'aux petites et moyennes entreprises.

La Banque centrale de Nouvelle-Zélande a abaissé lundi son principal taux directeur à 0,25%, alors qu'il se trouvait déjà au niveau le plus bas de son histoire, à 1%. Le lendemain, la Nouvelle-Zélande a annoncé un plan de relance de 12,1 milliards de dollars néo-zélandais (6,5 milliards d'euros).

La Banque centrale sud-coréenne a annoncé lundi qu'elle faisait tomber son taux d'intérêt à 0,75%, un plus bas historique. La Banque de Corée (BoK) a réduit son principal taux de 50 points de base.

La Banque centrale du Chili a réduit lundi son taux directeur de 75 points de base, le portant à 1%. Il s'agit de la plus forte baisse du taux directeur de ces 11 dernières années.

La Pologne a aligné 47 miliards d'euros pour soutenir son économie et la Turquie quelque 15 milliards d'euros qui iront notamment à des allègements fiscaux pour les entreprises.

Hong Kong va verser de l'argent directement à ses résidents.

Le FMI a dégagé 50 milliards d'euros pour venir en aide aux pays vulnérables.

Contrairement à sa grande homologue américaine, la Fed, la Banque centrale européenne (BCE) a jusqu'ici laissé ses taux inchangés, optant pour une autre voie en plusieurs étapes. Le 12 mars, les banques voient leurs exigences de fonds propres assouplies et sont incitées à continuer à prêter aux PME les plus fragiles, pour éviter une vague de faillites.Mardi, la BCE fournit plus de 100 milliards d'euros de liquidités aux banques, première de treize opérations de refinancement prévues d'ici mi-juin.Mercredi, enfin, le "bazooka" que réclamaient les marchés et les gouvernements européens: la BCE annonce, après une téléconférence exceptionnelle, un plan d'urgence de 750 milliards d'euros de rachats de dette publique et privée, à réaliser d'ici la fin de l'année, espérant soulager les banques et les inciter à maintenir ou relancer les prêts.La BCE veut en outre organiser ses emplettes sur le marché de "manière flexible", ce qui laisse penser qu'elle pourrait mettre l'accent sur certains titres souverains en grande difficulté pour calmer les tensions sur leur dette, comme ceux de l'Italie.La Banque centrale américaine, qui multiplie les annonces, propose de soutenir les prêts automobiles ou immobiliers et d'accorder des prêts aux entreprises. Ellea mis en place une nouvelle facilité de financement des créances de court terme ("commercial paper"), qui avait été utilisée pour la dernière fois pendant la crise financière de 2008.Dimanche, elle avait brutalement abaissé ses taux à zéro, un niveau plus atteint depuis décembre 2008.En outre, la Fed, la Banque centrale européenne et les Banques centrales du Japon, Royaume-Uni, Canada et de Suisse, ont assoupli les conditions auxquelles elles s'échangent des devises entre elles, afin de pouvoir garantir un approvisionnement suffisant des marchés en dollars.Côté gouvernement, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin négociait toujours mercredi un gigantesque plan de relance économique, au moment où les élus adoptaient un paquet de mesures sociales de 100 milliards.Ce plan comprend des mesures phares telles que l'envoi de deux chèques de 1.000 dollars chacun à de nombreux Américains ou encore l'octroi de 300 milliards de dollars pour les petites entreprises "pour assurer la continuité de l'emploi" et 150 milliards pour d'autres secteurs fragiles tels que le tourisme et l'hôtellerie, selon le Washington Post.La banque centrale chinoise, qui a débloqué fin février des extensions ou des renouvellements de prêts aux entreprises, a annoncé le 13 mars une baisse du ratio de réserve obligatoire des banques, libérant 550 milliards de yuans (70,6 milliards d'euros) pour soutenir l'économie.Ce ratio, qui oblige les banques à conserver des liquidités auprès de la banque centrale, a été abaissé dans une proportion d'un demi-point à un point de pourcentage. La dernière baisse remontait au 6 janvier. Pékin avait alors réduit le taux de réserve obligatoire d'un demi-point, injectant environ 100 milliards d'euros dans l'économie.L'Italie, le pays le plus touché jusqu'à présent par l'épidémie au sein de l'UE, a cassé sa tirelire et annoncé 25 milliards d'euros pour lutter contre l'épidémie. Le gouvernement espère que ses mesures permettront de générer 340 milliards d'euros de liquidités.Rome va utiliser son enveloppe pour aider les emprunteurs italiens, notamment à travers la suspension du paiement de certaines échéances de prêts immobiliers et bancaires. En France, le gouvernement a annoncé un allègement, report ou annulation, de charges à hauteur de 32 milliards d'euros sur le seul mois de mars. Ce qui constitue l'essentiel des 45 milliards d'euros de mobilisation "immédiate", annoncée mardi par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Il a aussi largement ouvert le dispositif de chômage partiel et mis en place un fonds de solidarité doté de 2 milliards d'euros environ. Les petites entreprises, les très petites entreprises (TPE) et les microentrepreneurs en difficulté bénéficieront d'une suspension du paiement de leurs factures d'eau, de gaz, d'électricité et de loyers, a annoncé lundi Emmanuel Macron. L'Etat va garantir à hauteur de 300 milliards d'euros les prêts accordés par les banques aux entreprises touchées par la crise du coronavirus, et n'a finalement pas exclu de soutenir directement certaines entreprises via une intervention à leur capital.L'Allemagne a annoncé le plus grand plan d'aide aux entreprises de son histoire d'après-guerre, avec des prêts "sans limite" d'une valeur d'au moins 550 milliards d'euros pour commencer.Dès le 9 mars, elle avait annoncé un paquet de mesures pour soutenir l'économie, comprenant pour les entreprises en difficulté le recours facilité au chômage partiel de leurs salariés, l'octroi de prêts en cas de difficultés de trésorerie et le déblocage d'une enveloppe supplémentaire de 12,8 milliards d'euros sur quatre ans pour les secteurs des transports, de la construction de logement et du secteur numérique notamment.Le gouvernement a aussi annoncé des mesures d'assouplissement fiscal, comme des règles d'amortissement plus favorables.L'Etat espagnol va garantir jusqu'à 100 milliards d'euros de prêts aux entreprises, a annoncé mardi le chef du gouvernement Pedro Sanchez.Parmi les autres mesures, l'Etat facilitera le recours aux plans de "suspension temporaire de l'emploi" (forme de chômage partiel qui permet à l'employé de réintégrer ensuite son entreprise). Les travailleurs indépendants auront plus facilement accès à des indemnités chômage.600 millions d'euros seront destinés au financement d'aides aux plus vulnérables: personnes âgées, familles ayant besoin d'aides pour les connexions internet... Au total, "nous allons mobiliser jusqu'à 200 milliards d'euros", a assuré le socialiste.Le gouvernement a par ailleurs renforcé "les règles sur les investissements étrangers pour éviter que des entreprises hors-UE puissent prendre le contrôle d'entreprises stratégiques espagnoles", a-t-il encore dit.Le gouvernement britannique a promis de soutenir l'économie "quoi qu'il en coûte", annonçant des garanties de l'Etat sur les prêts aux entreprises atteignant 330 milliards de livres et des aides atteignant 20 milliards de livres.Une semaine plus tôt, le Royaume-Uni avait annoncé un soutien budgétaire de 30 milliards de livres ainsi qu'une baisse conséquente (de 0,75% à 0,25%) et inattendue des taux de la Banque d'Angleterre.Dans le détail, 12 milliards de livres seront une réponse directe aux conséquences immédiates du coronavirus. Quelque 7 milliards aideront les travailleurs indépendants et les PME, qui sont les plus menacées, tandis que 5 milliards soutiendront le système de santé. Viennent s'ajouter par ailleurs 18 milliards d'autres mesures, notamment envers les services publics ou les infrastructures, pour stimuler l'économie dans son ensemble.Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé un nouveau plan de 27 milliards de dollars canadiens (17 mds d'euros) d'aides directes aux travailleurs en situation de précarité et aux entreprises canadiennes en difficultés, et de 55 milliards de reports d'impôts.Ces mesures s'ajoutent à une première enveloppe de 10 milliards de dollars canadiens débloquée vendredi dernier pour aider les entreprises du pays.La Banque du Canada avait en outre annoncé le 4 mars une baisse de 0,5 point de pourcentage de son taux directeur, la première depuis 2015.La Banque du Japon (BoJ) a nettement renforcé sa politique de rachats d'actifs. L'institution monétaire n'a pas modifié son taux sur les dépôts des banques auprès d'elle, rivé à un niveau négatif (-0,1%) depuis janvier 2016, mais a notamment doublé son plafond annuel de rachats de fonds négociés en Bourse (ETF).Auparavant, le Japon avait débloqué une enveloppe de 13,4 milliards d'euros pour accorder des prêts sans intérêt aux petites et moyennes entreprises. La Banque centrale d'Australie a réduit jeudi son principal taux directeur d'un quart de point, à 0,25%, soit son plus bas historique, annoncé des mesures de rachat de dette et de soutien au secteur bancaire ainsi qu'aux petites et moyennes entreprises.La Banque centrale de Nouvelle-Zélande a abaissé lundi son principal taux directeur à 0,25%, alors qu'il se trouvait déjà au niveau le plus bas de son histoire, à 1%. Le lendemain, la Nouvelle-Zélande a annoncé un plan de relance de 12,1 milliards de dollars néo-zélandais (6,5 milliards d'euros).La Banque centrale sud-coréenne a annoncé lundi qu'elle faisait tomber son taux d'intérêt à 0,75%, un plus bas historique. La Banque de Corée (BoK) a réduit son principal taux de 50 points de base.La Banque centrale du Chili a réduit lundi son taux directeur de 75 points de base, le portant à 1%. Il s'agit de la plus forte baisse du taux directeur de ces 11 dernières années. La Pologne a aligné 47 miliards d'euros pour soutenir son économie et la Turquie quelque 15 milliards d'euros qui iront notamment à des allègements fiscaux pour les entreprises.Hong Kong va verser de l'argent directement à ses résidents.Le FMI a dégagé 50 milliards d'euros pour venir en aide aux pays vulnérables.