Une part importante des 52.000 collaborateurs d'ING est devenue trop dépendante de la banque en raison de conditions de travail royales, de primes de départ élevées et du système de licenciement rigide dans des pays comme la Belgique et les Pays-Bas, a affirmé le directeur mondial du personnel, Hein Knaapen, au cours d'un entretien accordé au quotidien néerlandais Het Financieele Dagblad.

Selon ce dernier, les employés d'ING se sont reposés sur leurs lauriers ces dernières années et ont désormais besoin de reprendre leur carrière en main.

Le groupe bancaire néerlandais a récemment annoncé une restructuration qui conduira à la suppression de quelque 7.000 emplois, dont 3.500 en Belgique.

"En termes de banques et de sécurité sociale, les Belges sont encore plus conservateurs que les Néerlandais et je comprends qu'ils ne soient pas contents", a encore estimé Hein Knaapen en regrettant que le marché du travail soit tellement figé. "En Belgique comme aux Pays-Bas, les contrats fixes sont de plus en plus protégés. Et finalement, on obtient le contraire de ce que l'on voulait. Les jeunes et les minorités sont de moins en moins engagés car il faut d'abord essayer, dans le système actuel, de se débarrasser de quelqu'un."