Le bénéfice net a augmenté de 6,9% à 4,8 milliards de dollars, ce qui s'est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, de 1,95 dollar contre 1,81 dollar attendu en moyenne par les analystes.

La troisième banque américaine en termes d'actifs, qui est la première grosse firme financière à publier ses résultats trimestriels, attribue ce bénéfice à une baisse de 2% des dépenses opérationnelles, un taux d'imposition inférieur à celui auquel elle a été taxée il y a un an et également à un gain exceptionnel de 350 millions de dollars issu de l'acquisition de Tradeweb, une plateforme de courtage électronique.

Dans l'ensemble, Citigroup se réjouit d'avoir enregistré une augmentation de son chiffre d'affaires de 1,6% à 18,76 milliards de dollars. Les analystes n'anticipaient que 18,49 milliards.

L'environnement actuel est défavorable aux banques: guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine qui rend les entreprises prudentes à tout investissement, craintes de ralentissement économique mondial, baisse des commissions des banquiers conseillant les entreprises dans différentes transactions notamment dans les opérations d'introduction en Bourse, difficultés continues du courtage et surtout l'imminente baisse des taux d'intérêt aux Etats-Unis qui pourrait affecter les marges des banques.

Citigroup, un des établissements financiers américains les plus exposés aux marchés internationaux, notamment à l'Asie et à l'Amérique latine, semble avoir quelque peu rassuré sur ces différents fronts.

Les recettes ont augmenté de 4,2% dans la région Asie, et de 3,3% en Amérique latine, qui comprend le Mexique. En Amérique du Nord, la hausse est de 1,4% principalement grâce à une hausse de 5% des dépôts des ménages, tandis que les crédits ont progressé de 3%. Dans la région Europe/Moyen-Orient, le chiffre d'affaires a baissé en revanche de 2,7%.

Autre écueil: le courtage reste en difficulté. Si les revenus générés par cette activité ont augmenté sur le papier de 4% sur un an, c'est principalement grâce à l'acquisition de Tradeweb.

Les recettes du courtage des produits financiers liés aux obligations, devises et matières premières (Fixed Income ou FICC), vache à lait des banques avant la crise financière, ont ainsi reculé de 4%.