Cette baisse traduit le climat d'incertitudes après la décision des Britanniques, le 23 juin lors d'un référendum, de quitter l'Union Européenne, poussant à la prudence les entreprises, en particulier dans le secteur de la finance prédominant dans le centre des affaires de Londres.

Pour autant, la société de conseil estime qu'il s'agit d'un repli "modeste" compte tenu des enjeux liés au référendum, selon un communiqué.

"Les embauches ont ralenti alors que les institutions sont dans un flou post-Brexit, mais l'impact du référendum n'a pas été aussi fort qu'attendu", souligne dans le communiqué Hakan Enver, responsable des services financiers chez Morgan McKinley.

Il explique en outre qu'un déplacement massif d'emplois vers le continent semble peu réaliste à ce stade.

Le repli des postes à pourvoir atteint quant à lui 27% sur un an, ce qui correspond à un marché de l'emploi globalement peu dynamique durant le premier semestre.

L'étude montre également une baisse de 14% du nombre de personnes à la recherche d'un emploi en juillet. M. Enver évoque "des facteurs saisonniers au moment où les gens partent en vacances ce qui se traduit par une accalmie sur le marché".

L'expert note enfin que le marché de l'emploi à la City est très dépendant de celui des fusions-acquisitions, qui était au ralenti en juillet.