"Une indexation des salaires à l'inflation n'est ni souhaitable ni voulue", a expliqué Mme Lagarde dans un message adressé le 5 mai aux salariés de la banque centrale au lendemain d'une réunion de dialogue social et que l'AFP a consulté lundi.

Le syndicat de l'institut, IPSO, a réclamé un rattrapage des salaires, après une augmentation accordée en janvier au personnel mais qui est restée loin du compte.

Le refus d'un coup de pouce intervient alors que la BCE ne cesse de rappeler l'importance d'éviter des "effets de second tour", quand l'inflation entraîne de plus hautes revendications salariales qui tirent à leur tour les prix.

Poussée par les prix d'énergie sur fond de guerre en Ukraine et de pénuries sur de nombreux biens, l'inflation a atteint le taux record de 7,5% sur un an en avril, selon Eurostat. C'est bien au-delà de la valeur cible de 2% visée par la BCE.

Mme Lagarde dit comprendre la "préoccupation" sur l'inflation élevée exprimée "au sein de la BCE et par de nombreuses personnes en dehors" de l'institution, mais rappelle en même temps la primauté du mandat "sur la stabilité des prix" qui est de ramener à terme l'inflation à 2%.

"Notre perte de salaire réel est désormais de 6%" et "la direction de la BCE nous demande, ainsi qu'à tous les salariés européens, d'encaisser le coup dans l'intérêt du maintien de la stabilité des prix", commente auprès de l'AFP Carlos Bowles, vice-président du syndicat IPSO au sein de l'institution.

"Nous et d'autres travailleurs européens ne pouvons accepter" ce raisonnement, car "la stabilité des prix, c'est avant tout protéger le pouvoir d'achat des gens!", affirme-t-il.

Les quelques 3.700 salariés de la BCE ont eux reçu une augmentation de salaire de 1,48% en janvier.

"Le directoire et moi-même comprenons que ce chiffre a déçu nombre d'entre vous en raison de la forte inflation", explique Mme Lagarde dans ce mémo, rapporté en premier par l'agence Bloomberg.

Les hausses de salaires à la BCE sont calquées sur l'évolution des rémunérations au sein des dix-neuf banques centrales nationales de la zone euro et d'autres institutions dont la Commission européenne, rappelle ce document.

Pour faire face à l'inflation élevée, la BCE envisage de normaliser progressivement sa politique accommodante, ce qui pourrait passer par une hausse de ses taux d'intérêt au cours de l'été, qui serait la première depuis 2011.

"Une indexation des salaires à l'inflation n'est ni souhaitable ni voulue", a expliqué Mme Lagarde dans un message adressé le 5 mai aux salariés de la banque centrale au lendemain d'une réunion de dialogue social et que l'AFP a consulté lundi.Le syndicat de l'institut, IPSO, a réclamé un rattrapage des salaires, après une augmentation accordée en janvier au personnel mais qui est restée loin du compte.Le refus d'un coup de pouce intervient alors que la BCE ne cesse de rappeler l'importance d'éviter des "effets de second tour", quand l'inflation entraîne de plus hautes revendications salariales qui tirent à leur tour les prix. Poussée par les prix d'énergie sur fond de guerre en Ukraine et de pénuries sur de nombreux biens, l'inflation a atteint le taux record de 7,5% sur un an en avril, selon Eurostat. C'est bien au-delà de la valeur cible de 2% visée par la BCE.Mme Lagarde dit comprendre la "préoccupation" sur l'inflation élevée exprimée "au sein de la BCE et par de nombreuses personnes en dehors" de l'institution, mais rappelle en même temps la primauté du mandat "sur la stabilité des prix" qui est de ramener à terme l'inflation à 2%."Notre perte de salaire réel est désormais de 6%" et "la direction de la BCE nous demande, ainsi qu'à tous les salariés européens, d'encaisser le coup dans l'intérêt du maintien de la stabilité des prix", commente auprès de l'AFP Carlos Bowles, vice-président du syndicat IPSO au sein de l'institution."Nous et d'autres travailleurs européens ne pouvons accepter" ce raisonnement, car "la stabilité des prix, c'est avant tout protéger le pouvoir d'achat des gens!", affirme-t-il.Les quelques 3.700 salariés de la BCE ont eux reçu une augmentation de salaire de 1,48% en janvier."Le directoire et moi-même comprenons que ce chiffre a déçu nombre d'entre vous en raison de la forte inflation", explique Mme Lagarde dans ce mémo, rapporté en premier par l'agence Bloomberg.Les hausses de salaires à la BCE sont calquées sur l'évolution des rémunérations au sein des dix-neuf banques centrales nationales de la zone euro et d'autres institutions dont la Commission européenne, rappelle ce document.Pour faire face à l'inflation élevée, la BCE envisage de normaliser progressivement sa politique accommodante, ce qui pourrait passer par une hausse de ses taux d'intérêt au cours de l'été, qui serait la première depuis 2011.