Le plan social sans précédent pour l'ancien fleuron de la finance allemande porte sur un cinquième des effectifs. Il est considéré comme celui de la dernière chance pour l'entreprise, qui tente de sortir des difficultés dans lesquelles elle s'enfonce depuis plusieurs années. Deutsche Bank veut recentrer ses activités vers des métiers plus stables, la banque de détail et la banque dite transactionnelle pour les entreprises, en même temps qu'un recentrage géographique sur l'Europe et l'Allemagne. Jadis principal pourvoyeur de bénéfice et grande priorité du groupe, le secteur de la banque d'investissement est rangé peu ou prou aux oubliettes.

En Belgique, la filiale se concentre justement sur les particuliers et le conseil en investissement, fait remarquer son porte-parole Jean-Michel Segers. L'entité belge est d'ailleurs "en croissance et se porte bien", puisqu'elle s'inscrit dans cette stratégie. La banque compte d'ailleurs continuer à investir sur le marché belge, explique-t-il. Il n'y a donc pas d'impact de cette annonce sur les activités en Belgique, assure-t-on chez Deutsche Bank Belgique. Au niveau du reste du groupe par contre, le processus a déjà débuté dans les secteurs d'activités concernés, a indiqué lundi Christian Sewing, le patron de Deutsche Bank Group. Il n'a pas souhaité préciser dans quelle mesure les différents pays où la banque est présente seront touchés.