"Cent mille emplois perdus, c'est grave mais cela reste très limité par rapport à l'ampleur de la chute du produit intérieur brut", a commenté le gouverneur de la Banque nationale de Belgique, Pierre Wunsch. En 2020, le PIB belge est en effet attendu en chute de 6,7%, une baisse inédite depuis la Seconde guerre mondiale, les deux confinements décidés pour ralentir la progression du virus ayant paralysé en partie l'économie du Plat pays.

Le gouverneur souligne cependant l'efficacité des "très bonnes" mesures économiques, monétaires et prudentielles prises par les différentes autorités belges et européennes face à la crise sanitaire et qui ont permis d'amortir le choc. "Sans toutes ces mesures, on avait rendez-vous avec une crise qui aurait ressemblé aux années '30. Finalement, la crise actuelle ne sera pas pire que certaines fortes récessions comme la crise pétrolière ou la crise financière de 2008-2009", estime le gouverneur.

La BNB ne cache toutefois pas qu'en raison des vastes mesures de soutien adoptées ces derniers temps, une partie de l'économie belge se trouve "dans un état de coma artificiel". La grosse incertitude demeure sur ce que l'on trouvera, à terme, lorsqu'on "ouvrira le couvercle de la casserole", c'est-à-dire au moment où il sera mis progressivement un terme aux mesures de soutien.

"Cent mille emplois perdus, c'est grave mais cela reste très limité par rapport à l'ampleur de la chute du produit intérieur brut", a commenté le gouverneur de la Banque nationale de Belgique, Pierre Wunsch. En 2020, le PIB belge est en effet attendu en chute de 6,7%, une baisse inédite depuis la Seconde guerre mondiale, les deux confinements décidés pour ralentir la progression du virus ayant paralysé en partie l'économie du Plat pays. Le gouverneur souligne cependant l'efficacité des "très bonnes" mesures économiques, monétaires et prudentielles prises par les différentes autorités belges et européennes face à la crise sanitaire et qui ont permis d'amortir le choc. "Sans toutes ces mesures, on avait rendez-vous avec une crise qui aurait ressemblé aux années '30. Finalement, la crise actuelle ne sera pas pire que certaines fortes récessions comme la crise pétrolière ou la crise financière de 2008-2009", estime le gouverneur. La BNB ne cache toutefois pas qu'en raison des vastes mesures de soutien adoptées ces derniers temps, une partie de l'économie belge se trouve "dans un état de coma artificiel". La grosse incertitude demeure sur ce que l'on trouvera, à terme, lorsqu'on "ouvrira le couvercle de la casserole", c'est-à-dire au moment où il sera mis progressivement un terme aux mesures de soutien.