L’annonce de la taxe sur les plus-values commence déjà à influencer les choix d’investissement en Belgique. Ce déplacement des flux n’est pas neutre pour les petites entreprises cotées.
Selon le journal l’Echo, plusieurs établissements financiers constatent que des particuliers réduisent leur exposition aux actions en direct au profit de fonds et d’ETF, perçus comme plus simples à gérer. Une évolution qui inquiète Benoît van den Hove, CEO d’Euronext Bruxelles. Selon lui, ce déplacement des flux n’est pas neutre pour les petites entreprises cotées.
“Les fonds et les ETF se concentrent surtout sur les grandes capitalisations. Le risque, c’est que les PME perdent une part importante de la liquidité qui leur permet aujourd’hui de fonctionner correctement en Bourse.”
Si les investisseurs particuliers restent minoritaires à l’échelle du marché, leur poids est déterminant pour certaines sociétés. “Sur les grandes valeurs, leur rôle est marginal. Mais pour une PME, ils peuvent représenter jusqu’à 40, voire 50 % de la liquidité quotidienne.”
Une baisse de liquidité se traduirait par des valorisations sous pression, un financement plus coûteux et, à terme, une moindre attractivité des introductions en Bourse. Euronext plaide dès lors pour un traitement spécifique des PME, à l’image de ce qui existe déjà en France.