Meta a créé la surprise lors de la publication de ses résultats financiers, nettement supérieurs aux attentes des investisseurs. Une annonce favorablement accueillie par les marchés, en dépit de l’ambition affichée du groupe d’investir toujours davantage de milliards de dollars dans l’intelligence artificielle.
Au quatrième trimestre, le géant américain a enregistré un chiffre d’affaires de 59,9 milliards de dollars et un bénéfice par action (BPA) de 8,88 dollars, contre 58,4 milliards et 8,16 dollars attendus par les analystes, selon Bloomberg. Des performances supérieures aux anticipations qui ont provoqué une envolée du titre de près de 10 %.
Le bénéfice net s’est établi à 22,8 milliards de dollars, en hausse de 9 % sur un an, là encore au-dessus des 21,0 milliards projetés par le consensus. Un signal fort pour les marchés, malgré les annonces d’investissements massifs à venir.
Meta prévoit en effet des dépenses d’investissement comprises entre 115 et 135 milliards de dollars en 2026, contre 72,22 milliards l’année précédente, principalement pour renforcer ses infrastructures et ses capacités en intelligence artificielle. Après la clôture de Wall Street, l’action est restée solidement orientée à la hausse, affichant encore un gain d’environ 6,6 %.
Un enthousiasme qui peut surprendre, tant ces perspectives d’investissements colossaux auraient pu inquiéter. Mais les investisseurs semblent, au contraire, saluer la stratégie de long terme du groupe.
Le métavers, toujours le talon d’Achille
La division Reality Labs, dédiée à la réalité virtuelle et augmentée, continue en revanche de peser sur les comptes. Elle a généré 955 millions de dollars de chiffre d’affaires, légèrement en dessous des 959 millions attendus, pour une perte de près de 6 milliards de dollars, conforme aux prévisions.
Mais Meta a récemment procédé à de nouveaux ajustements dans cette division, notamment par le biais de suppressions de postes et d’une réduction significative des budgets. Selon le New York Times, environ 1.000 emplois, soit près de 10 % des effectifs, ont été supprimés au sein de Reality Labs.
Ces décisions ont probablement rassuré des investisseurs historiquement sceptiques face au pari du métavers. À l’époque de cette stratégie très offensive, Meta avait connu l’une des plus fortes chutes boursières de son histoire, avec une perte de 69 % de sa valeur.
Enfin, l’annonce de nouveaux projets de monétisation, incluant des abonnements sur Facebook, Instagram et WhatsApp, ainsi que la possibilité de réduire la publicité sur le service de messagerie moyennant paiement, a certainement contribué à soutenir l’optimisme des marchés.